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Présentations par affiches : Zéro déchet et durabilité
  • Caractérisation des matières résiduelles non dangereuses sur la Base de soutien Valcartier
Caractérisation des matières résiduelles non dangereuses sur la Base de soutien Valcartier

Jennifer Loschiavo, Virginie Loucheur, Martin Beaudoin
Arcadis Canada inc.

L'objectif de cette présentation est de partager les données relatives aux matières résiduelles non dangereuses générées sur la Base de soutien Valcartier en mettant une emphase sur les matières organiques générées quotidiennement par les occupants de la Base, soit les militaires et les civils.

Abstract

Arcadis Canada inc. a été mandaté par Construction Défense Canada (CDC) pour le compte du Ministère de la Défense Nationale (MDN) pour effectuer une caractérisation des matières résiduelles non dangereuses à la Base de soutien Valcartier. L’objectif principal de cette étude était de quantifier les matières résiduelles non dangereuses, avec une emphase sur les matières organiques, générées quotidiennement par les occupants de la Base, soit les militaires et les civils. Les 30 bâtiments visés par l’étude représentaient environ 50% des occupants de la Base à cette période ci de l’année. Les matières résiduelles ont été séparées par bâtiments ainsi que par zones, prédéterminés par le MDN et identifiés ainsi : toilettes, cafétérias, aires à bureaux et résidences.

L’équipe d’entretien ménager de la Base a collaboré avec les équipes d’Arcadis et le MDN/CDC pour cueillir les sacs à ordures et de recyclage dans les bâtiments visés. Les sacs étaient amenés dans une aire de tri aménagée pour les travaux afin que les matières résiduelles recueillies soient triées et pesées. Au total, 16 catégories de matières résiduelles ont été établies par le MDN, soit le papier, le carton, les boîtes de carton, le plastique recyclable, le verre, le métal, les pellicules plastiques, les contenants multicouches, les contenants en styromousse, les assiettes de plastique rigide, les autres plastiques non recyclables, les matières organiques, le papier essuie-mains, les verres en carton, les capsules de café et les déchets ultimes. Toutes autres matières qui ne pouvaient pas être incluses dans ces catégories n’étaient notées, mais pas pesées. Les matières résiduelles triées en fonction de ces 16 catégories étaient pesées et classées par bâtiment et par zone. Cette méthode de travail a permis, pour chaque matière triée, de faire une évaluation des quantités par bâtiment, par zone ou globalement pour l’ensemble des bâtiments visés.

Pour assurer un contrôle qualité des données recueillies, des traceurs ont été introduits aléatoirement par le MDN/CDC dans certains sacs à ordures afin de vérifier si le contenu des sacs correspondait à l’étiquette placée par l’équipe d’entretien ménager identifiant le numéro du bâtiment et la zone de provenance du sac (toilettes, cafétérias, aires à bureaux et résidences).

Une fois les données brutes de tri et de pesée des matières résiduelles récoltées, un traitement statistique sera entrepris afin d’obtenir les quantités de matières résiduelles générées annuellement pour chacun des bâtiments visés par l’étude. Par la suite, une extrapolation sera effectuée afin d’établir ces données sur l’ensemble du territoire de la Base Valcartier. Ces quantités seront aussi utilisées pour estimer les coûts d’une meilleure gestion des matières résiduelles.

Selon les résultats obtenus, des recommandations et des suggestions d’améliorations des opérations actuelles seront proposées au MDN/CDC. Les résultats obtenus lors de l’étude seront également comparés aux objectifs de la Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles 2011-2015.

Jennifer Loschiavo, chargée de projets, Arcadis Canada inc.

Jennifer Loschiavo fait partie de l’équipe d’Arcadis Canada inc. au bureau de Longueuil, Québec. Elle occupe un poste d’assistante chargée de projets depuis 2 ans. Mme Loschiavo a un baccalauréat en sciences environnementales de l’université Concordia. La gestion des matières résiduelles est parmi ses principaux intérêts dans le domaine de l’environnement. Elle a occupé plusieurs postes en gestion des matières résiduelles, soit au tri des matières, à la pesée des données et à la caractérisation visuelle des matières résiduelles. Étant donné l’intérêt de Mme Loschiavo pour la gestion des matières résiduelles, cette dernière a manifesté son intérêt à relever ce défi.

Ancien dépotoir Sambault - Gestion environnementale d’une friche industrielle contaminée
Morgan Le Garrec, Services Public et Approvisionnement Canada
L'objectif de cette présentation est de mettra en lumière les approches préconisées par les services environnementaux de SPAC pour assurer la gestion efficace et optimale des enjeux environnementaux identifiés pour ce site.  
Abstract

Depuis 2010, le gouvernement du Canada est devenu propriétaire de plusieurs friches industrielles présentant des problématiques environnementales importantes, dont Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) s’est retrouvé gestionnaire en tant que Ministère gardien en vertu de la Loi canadienne sur les sociétés par actions (LCSA). Parmi elles, le site de l’ancien dépotoir Sambault. Situé sur la rive sud de Montréal (Montérégie) à Saint-Isidore-La-Prairie, le site d’environ 150 000 m² de superficie a connu des activités illégales d'enfouissement de déchets divers entre 1965 et 1986.

Comme le site était alors réputé contaminé et qu’il pouvait potentiellement présenter des risques, les services environnementaux (SE) de SPAC ont rapidement pris des mesures pour s’assurer que la santé et la sécurité du public ne soient pas compromises et que des mesures de diligence soient prises à l’égard de ce site. Depuis 2011, plusieurs études environnementales (ÉES Phases I, II et III), des suivis de la qualité de l’eau souterraine et de l’eau de surface, ainsi qu’une analyse de risques toxicologiques et écotoxicologiques ont été réalisés. Ces études ont révélé que la qualité environnementale de plusieurs médias dépassait les critères/recommandations applicables sur la propriété et ont motivé l’urgence de prendre action pour éviter la contamination de la ressource en eau de la population locale par des solvants chlorés.

Pour la réalisation de cette analyse environnementale approfondie, SPAC a fait preuve d’une approche contractuelle innovante afin de s’adjoindre les services d’une firme spécialisée en environnement (Consultant) en octroyant par appel d’offres public un mandat incluant l’ensemble des étapes anticipées pour le projet, dont entre autres les caractérisations environnementales, l’élaboration des scénarios d’assainissement du site, la préparation des plans et la surveillance des travaux d’assainissement. Par la suite, afin de mettre en place les solutions d’assainissement élaborées par la firme spécialisée en collaboration avec les SE, SPAC a également dû adopter une approche contractuelle non conventionnelle. En effet, les travaux d’assainissement comportaient une portion Construction (partiellement prescriptive et partiellement par objectif) pour la mise en place des mesures de mitigation environnementale ainsi qu’une portion Opération/Entretien du système de pompage et traitement. Ce contrat a été octroyé par appel d’offres public à une firme d’entrepreneur spécialisée.

Cette présentation mettra en lumière les approches préconisées par les SE de SPAC pour assurer la gestion efficace et optimale des enjeux environnementaux identifiés pour ce site.

Morgan Le Garrec, spécialiste principal en environnement, équipe des services environnementaux, Services Public et Approvisionnement Canada
Ingénieur géologue avec spécialisation en hydrogéologie et en environnement Morgan Le Garrec possède plus de 16 années d’expérience en gestion de projets d'envergure dans le domaine de l’environnement. Après 12 années en consultation - Génie-conseil en environnement dans le secteur privé, M. Le Garrec s'est joint en 2015 à l'équipe des services environnementaux de Services Public et Approvisionnement Canada (SPAC), où il exerce actuellement le rôle de spécialiste principal en environnement.

Solution novatrice d’atténuation des intrusions de vapeurs au moyen d’un pare-vapeurs à pellicule métallisée
Ryan Miller, REGENESIS, inc.
L'objectif de cette présentation est de discuter de la toute première application de MonoShield, un système de pare-vapeurs résistant aux produits chimiques, employé sur une friche industrielle située au-dessus d’un site d’enfouissement instable qui a eu des impacts sur l’environnement en raison de déchets post-incinération.  
Abstract

Contexte

Situé dans l’est du Michigan, Liberty Park est une friche industrielle sise au-dessus d’un site d’enfouissement instable qui a des impacts sur l’environnement causés par les déchets post-incinération qui ont causé de nombreux problèmes pour l’environnement, entre autres des suites d’intrusions de vapeurs. Devant une demande croissante de locaux à bureaux haut de gamme et d’entrepôts industriels, Ashley Capital, une importante société immobilière spécialisée dans le commercial, a fait l’acquisition de Liberty Park dans la perspective de projets de réaménagement. L’entreprise a reconnu que l’aménagement de ce bien foncier nécessiterait une fondation unique pour compenser l’instabilité géologique sous-jacente et une solution efficace d’atténuation des intrusions de vapeurs (AIV) afin de protéger les occupants des risques que poseraient ces vapeurs pour leur santé.

Approche et activités
Après avoir étudié plusieurs options d’AIV, Ashley Capital a décidé de privilégier la solution MonoShield, un système d’atténuation des intrusions de vapeurs conforme à la réglementation qui consiste à poser une géomembrane à couche unique de 30 min dont les joints ont été pulvérisés au moyen d’un pare-vapeurs. MonoShield est constitué d’une pellicule métallisée novatrice résistante aux produits chimiques et d’un latex bitumineux à base de nitriles qui assure un scellé efficace contre les vapeurs nocives. La base en nitriles est utilisée pour vaporiser les joints, les pénétrations et le contour de la géomembrane. Pour l’installer, il faut entre 20 et 30 % moins de temps que dans le cas d’autres systèmes de membranes de plastique ou de polyéthylène haute densité (PEHD), est doté d’une forte constructibilité et est beaucoup moins onéreux. Il annule également les risques de fuites et de déchirures par la pulvérisation d’une base de nitriles, par une couche de base résistante à la perforation et par l’exécution d’essais d’assurance et de contrôle de la qualité (essais d’étanchéité aux fumées) pendant la pose, ce qui n’est généralement pas le cas des systèmes conventionnels de pose de rubans et d’un enduit.

Compte tenu de la dimension du bâtiment (570 000 pi2), il a fallu recourir à une solution permettant d’abaisser le coût du pompage du béton sur de longues distances. Le site a été préparé avec une couche de cailloux d’une épaisseur de 8 pouces par-dessus le MonoShield, puis recouvert de dalles de construction. La durabilité de MonoShield permise pour cette séquence de construction reste à préciser. Ce profil unique offrait une zone tampon pour les services publics et un élément structural permettant de déverser le béton directement à partir d’un camion à l’intérieur du bâtiment.

Résultats
Il s’agissait de la toute première application de MonoShield, qui a été examinée et approuvée par le ministère de l’Environnement, des Grands Lacs et de l’Énergie (EGLE) du Michigan, en raison de la réussite de son installation; Liberty Park est maintenant protégée de façon préventive contre les intrusions de vapeurs nocives grâce à une technologie qui s’est avérée à la fois rapide et rentable.

Ryan Miller, directeur de la région de l’Est, division Land Science®, REGENESIS, inc.
Ryan Miller est directeur de la région de l’Est de la division Land Science® de REGENESIS, inc., et ses bureaux se trouvent dans le nord du New Jersey. Ses fonctions consistent notamment à assurer un soutien technique à la conception et à l’installation de systèmes d’atténuation des intrusions de vapeurs TerraShield, Nitra-Seal, MonoShield, Geo-Seal et Retro-Coat et à informer la communauté de l’environnement des progrès de la technologie des pare-vapeurs contre les intrusions, de la mise en œuvre et du contrôle de la qualité des pare-vapeurs, et ce, en donnant des présentations auprès d’entreprises environnementales, d’organismes de réglementation et à de promoteurs immobiliers. M. Miller a une vaste expérience acquise auprès de l’industrie des services-conseils en environnement; plus récemment en qualité de professionnel de l’assainissement des sites agréé au New Jersey, il travaille à des projets de réaménagement de friches industrielles et se spécialise dans l’atténuation des intrusions de vapeurs. M. Miller détient un MBA de l’Université d’État de Montclair et un baccalauréat ès sciences en études environnementales du Siena College.

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