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Repris avec permission, extrait du journal
The Hill Times, hebdomadaire
d’informations de la politique et du gouvernement canadiens, édition
du lundi 11 mai 2009.
Opinion
Le temps est venu
de saluer le gouvernement,
plus grand
propriétaire immobilier
La façon dont le
gouvernement gère ses
biens immobiliers prend
plus d’importance
aujourd’hui.
Par Jean-Pierre St-Amand
et Gordon K. McIvor
Le Canada est le deuxième pays au
monde pour sa superficie terrestre.
En effet, il couvre un territoire de
10 millions de kilomètres carrés.
Toutes les terres publiques, qu’elles
soient d’appartenance fédérale ou
provinciale, sont désignées comme
terres de la Couronne et appartiennent à
l’État. Bien que la majorité des terres de la Couronne relèvent
des compétences provinciales, le
gouvernement fédéral demeure le
propriétaire foncier individuel le
plus important au pays.
La façon dont le gouvernement fédéral
gère ses biens immobiliers prend plus
d’importance aujourd’hui. Cet article présente
trois points importants que les
Canadiens et Canadiennes doivent garder à
l’esprit lorsque l’on pense à la façon
dont
le gouvernement fédéral gère ses biens
immobiliers.
Essentiellement, le système fédéral
a subi une décentralisation pour que ce soit
les ministères qui administrent les biens
immobiliers. Le Conseil du Trésor (CT),
l’un des cinq comités du Cabinet du
Conseil privé de la Reine pour le Canada
et son organe administratif, le secrétariat,
veille à une gestion conforme et à l’application
de la politique fédérale au régime
des biens immobiliers. Mis à part les fonctions
de coordination de la gestion et de la
politique exercées par le CT, bien d’autres
organismes fédéraux jouent un rôle dans la
gestion des biens immobiliers fédéraux,
dont le ministère de la Justice, relativement
au droit immobilier; Travaux publics et
Services gouvernementaux Canada, lequel
intervient en matière de construction, de
biens immobiliers, de gestion des biens
immobiliers et d’autres services pour les
activités gouvernementales; le ministère
du Patrimoine canadien; Environnement
Canada; Ressources humaines et Développement
des compétences Canada; ainsi
que plusieurs sociétés d’État, comme
la Société immobilière du Canada (SIC), qui
s’occupe de la vente des biens immobiliers
stratégiques qui ne servent plus à la prestation
des programmes gouvernementaux.
La SIC achète des propriétés à juste
valeur
marchande pour ensuite les conserver,
les gérer, ou bien les réaménager, et les
revendre, en vue d’optimiser leur valeur
financière et communautaire. Il y a eu toutefois
un changement de cadre stratégique,
particulièrement depuis 1993, selon lequel
la décentralisation de la fonction des biens
immobiliers a transféré les pouvoirs aux
gestionnaires de programme au niveau ministériel
et a créé de nouvelles autorités
hiérarchiques, modifiant ainsi le rôle du
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
du régime des biens immobiliers, à une
vue d’ensemble d’un groupe d’élaboration
de politiques qui était jusqu’à maintenant
un système hautement décentralisé.
Un exemple précis de changement
peut être constaté dans le budget de 2009,
qui accorde aux ministères et organismes
fédéraux 250 millions de dollars sur une
période de deux ans, dans le cadre d’un
processus du SCT, pour entreprendre un
programme d’investissement accéléré pour
intervenir dans l’entretien différé des laboratoires
fédéraux.
On dénombre environ 200 laboratoires
fédéraux et installations scientifiques
au Canada, dont les activités s’étendent de
la recherche de base à des applications
hautement spécifiques, dans le but de soutenir
les responsabilités de base du gouvernement
dans la protection de la santé et
de la sécurité de la population canadienne.
Les projets doivent se terminer au plus tard
le 31 mars 2011 et se concentreront sur les
laboratoires qui contribuent aux responsabilités
de base à vocation de réglementation,
telles que la salubrité des aliments.
La propriété prudente des immobilisations,
pour faciliter les activités et les recherches
des laboratoires, fait appel à un
investissement cyclique des fonds d’immobilisations
pour la recapitalisation et
l’amélioration des composantes de biens
ou d’installations. Dans le contexte actuel
d’une initiative d’investissement accéléré dans l’infrastructure, bon nombre de ministères
gardiens investissent dans des
biens immobiliers modernisés ou neufs
pour s’assurer une prestation optimale de
leur programme autorisé.
Pour reprendre l’exemple spécifique
des laboratoires scientifiques, le gouvernement
fédéral investit annuellement 10 milliards
de dollars dans les activités liées à la
science et à la recherche dans le cadre des
programmes approuvés de plus de 20 ministères
et organismes. La distribution des
laboratoires parmi les ministères et organismes,
ainsi que parmi le vaste territoire
géographique de notre pays, n’est qu’un
exemple de l’énormité de l’investissement
immobilier du gouvernement canadien.
Le Gouvernement du Canada s’oriente
de plus en plus à reconnaître pleinement
l’importance du rôle exercé par les bureaucrates,
les organismes et les représentants
des sociétés d’État qui procurent au
gouvernement
canadien le vaste réseau de
biens immobiliers dont il a besoin pour assurer
la prestation de l’ensemble des exigences
de ses programmes. Ces femmes et
ces hommes détiennent également une
association cadre qui fait la promotion de
la profession liée à l’immobilier et fournit
une formation de perfectionnement professionnel
selon les besoins. Connu sous
l’appellation d’IBIC, l’Institut des biens immobiliers
du Canada (www.rpic-ibic.ca),
cet organisme s’est toujours préoccupé des
lacunes en matière de communication et
de profil dans la communauté fédérale des
biens immobiliers.
Heureusement, il est de plus en plus é
vident que les biens immobiliers fédéraux
représentent l’un des investissements les
plus importants auxquels prend part le
gouvernement canadien, et qui exercent un
rôle majeur dans les nouvelles mesures de
stimulation économique du gouvernement.
De fait, un nombre accru de directeurs
principaux au sein du gouvernement
commencent à reconnaître la nécessité d’accorder
plus d’attention dans ce domaine.
L’un des rôles joués par l’IBIC, en plus
de donner de la formation aux professionnels
de l’immobilier du système fédéral,
est
de s’efforcer à souligner l’importance de ces
enjeux. C’est pour cette raison que l’IBIC
a créé la « Semaine fédérale
des biens
immobiliers » qui coïncidera avec l’Atelier
national de novembre, qui se dérouleraà Ottawa.
En terminant, nous croyons que le
temps est venu de faire progresser la question
des biens immobiliers fédéraux dans
le programme d’action du gouvernement
pour que le Canada puisse continuer à fournir
au monde entier un exemple d’avant-garde sur la façon
de mener une gestion efficace dans un domaine qui présente
tant une richesse sur le plan du rendement é
conomique aux contribuables,
que sur le plan des avantages de type social
et sociétal aux collectivités.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement
canadien devrait, en collaboration
avec l’IBIC, reconnaître la semaine du
16 au 20 novembre 2009 comme la « Semaine
fédérale des biens immobiliers ».
Jean-Pierre St-Amand est président
de l’Institut
des biens immobiliers du Canada. Gordon K.
McIvor est vice-président de la Société immobilière
du Canada et « Sous-ministre adjoint
Champion » de l’Institut des biens immobiliers
du Canada.
news@hilltimes.com
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