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Volet E : Évaluation et restauration
dans les environnements spéciaux
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| « Excavation » du
dépotoir du lobe B du site Fox-C sur le fjord Ekalugad
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| plus |
Mark Yetman, ministère des Affaires
indiennes et du Nord canadien
Le site intermédiaire FOX-C du réseau DEW a été construit
en 1957, puis abandonné en 1963. Il est situé sur la
côte nord-est de l’île Baffin, au Nunavut, sur
la rive sud du fjord Ekalugad. Il se trouve à environ 240
km au nord-ouest de Qikiqtarjuaq et à 260 km au sud de la
rivière Clyde.
À
la fin de la saison 2007, nous avons effectué un examen
approfondi sur les travaux restant et nous avons déterminé que,
si les conditions du site pour 2008 étaient les mêmes
que pour les années précédentes, la méthodologie
utilisée pour l’excavation du dépotoir du lobe
B ne permettrait pas d’achever les travaux en une autre année.
Afin d’améliorer nos chances d’achever les travaux
restant en 2008, il faudrait élaborer une nouvelle méthodologie.
Le plan original pour le dépotoir du lobe B était
d’effectuer
son excavation et sa ségrégation à l’aide
de matériel lourd. Nous devions réaliser ce plan
par étapes
en enlevant les matériaux en surface, en creusant jusqu’à la
partie gelée, en attendant son dégel, puis en répétant
le processus. Compte tenu des progrès réalisés
en 2007, nous prévoyions achever les travaux restant pour
le lobe B en environ 90 jours à l’aide de cette
méthodologie. Étant
donné qu’en général, la saison des
travaux au site FOX-C dure environ 60 jours, une autre méthodologie était
nécessaire pour accroître les probabilités
d’achèvement
du projet en 2008.
Au cours des réunions de la saison morte,
nous avons discuté d’un
certain nombre d’approches de rechange pour le lobe B.
Nous avons examiné et discuté de ces options
en tenant comte des caractéristiques du site et d’autres
facteurs (l’accès
restreint, le matériel disponible, le coût, les
permis, le calendrier). Au terme de l’examen, nous avons
conclu que l’utilisation d’explosifs pour désagréger
les matériaux nous donnerait la meilleure chance d’achever
le projet en 2008.
Le changement d’approche pour le lobe
B ne concernait que la méthodologie utilisée
pour l’excavation des matériaux.
Une fois les matériaux enlevés, leur ségrégation
et manutention devaient se dérouler selon l’approche
originale. Afin d’accélérer le processus
d’excavation,
nous avons engagé un entrepreneur en explosifs agréé pour
se rendre au site et disposer stratégiquement les
charges explosives afin de désagréger les matériaux.
Cela nous a permis d’effectuer l’excavation des
matériaux
désagrégés et de les transporter à la
zone de traitement inférieure du site, où il était
possible de les faire dégeler rapidement et de les
ségréguer
et les manutentionner adéquatement.
Grâce à la
nouvelle méthodologie, nous avons
réussi à désagréger les matériaux.
Ainsi, nous avons pu les excaver, puis les transporter soit à la
décharge pour déchets non dangereux (débris),
soit à la zone de traitement de matériaux,
où nous
les avons placés par piles et échantillonnés.
L’échantillonnage de confirmation du lobe B
a révélé que
nous avions bien assaini cette zone. L’utilisation
d’explosifs
pour désagréger un dépotoir gelé s’est
avérée une méthodologie efficace.
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| Contrôle, atténuation, évaluation
et restauration pour un déversement d’hydrocarbures
important dans un environnement de pergélisol discontinu très
incliné, BAF-3, île Brevoort, Nunavut
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| plus |
François Lauzon1, Robert McCullough1, David Wilson1,
Scott Charland2, Kim Kalen3
1Stantec
2The Nasittuq Corporation
3Bureau du Système d’alerte du Nord, ministère
de la Défense nationale
En mars 2007, la Nasittuq Corporation a retenu les services de Stantec
pour aider à l’intervention d’urgence, à l’évaluation
et au nettoyage, à la suite d’un déversement
de carburant d’avion à réaction A-1 de 150 000 L,
qui est survenu au sommet d’un site de radar à longue
portée (BAF-3) du ministère de la Défense nationale
(MDN); une partie du Système d’alerte du Nord (NWS),
sur l’île Brevoort, au Nunavut. Ce projet à plusieurs
volets comprenait une approche par étapes pour l’évaluation
et la restauration, qui tenait compte des défis environnementaux
et logistiques présentés par la température,
la topographie, l’isolement et le pergélisol discontinu.
Avant de lancer une « évaluation environnementale
du site (EES), phase II », Stantec (anciennement sous
la bannière
de Jacques Whitford) a effectué une étude préliminaire
(visuelle et olfactive) pour délimiter les impacts des hydrocarbures
pétroliers (HCP) sur la neige et la glace de surface (le
déversement
d’HCP était compliqué par une rupture de conduite
d’eau de 40 000 L au-dessus du panache d’HCP). Cette évaluation,
achevée à la fin de mars 2007, a permis d’élaborer
une stratégie de contrôle et d’atténuation,
sur demande du MAINC. Le plan devait aborder les impacts liés
au possible écoulement non contrôlé d’HCP,
temporairement arrêté en raison de l’hiver,
tout au long de la crue printanière, afin d’atténuer
le possible déversement de produits libres dans l’océan
Arctique. Le plan a donné lieu à la construction
de structures de contrôle (barrages de sous-verse) et à l’installation
d’un système de traitement de l’eau pour traiter
environ un million de litres d’eau contaminée par
les HCP au cours de la première année. Dans le cadre
de l’EES, phases II/III, achevée en septembre 2007,
on a recueilli des données afin d’effectuer une évaluation
des risques pour la santé humaine et l’écologie
(ERSHE). On a prélevé 281 échantillons au
cours de l’EES, phases II/III. À la suite de la sélection
en fonction des concentrations des vapeurs du sol, des observations
sur le terrain et de la trousse d’analyse PetroFLAG™,
on a soumis 86 échantillons de sol pour analyse de laboratoire
du benzène, du toluène, de l’éthylbenzène,
des xylènes (BTEX) et des hydrocarbures pétroliers
contaminants (SP HCP – Fractions F1 à F4). On a également
soumis des échantillons de sol à l’Institut
de recherche en biotechnologie (IRB) du Conseil national de recherches
du Canada (CNRC), afin d’optimiser l’approche des nutriments
microbiens pour la biorestauration soutenue sur le site. L’EES
et l’ERSHE, ainsi que les résultats de l’étude
sur les microcosmes de l’IRB du CNRC, ont permis d’élaborer
une analyse par cote numérique des options de restauration
afin de sélectionner l’approche de séquence
de traitement qui convenait le mieux pour tenir compte des multiples
milieux : les eaux contaminées, les sols contaminés
et les matériaux adsorbants de déchets (barrage flottant
et tampons). Le plan d’action de restauration (PAR) résultant
comprend l’excavation de restauration et la biodégradation
par épandage des sols (sur le site, avec un permis de l’Office
des eaux du Nunavut), le curage du sol à l’eau pour
mobiliser les HCP qui sont inaccessibles en raison de l’infrastructure
et des services publics, l’exploitation continue d’un
système de traitement de l’eau et des efforts de contrôle
et d’atténuation continus (2008, 2009 et 2010) pour
s’occuper de la migration sporadique des HCP de subsurface
(produits libres), sous l’influence du pergélisol
discontinu. On prévoit achever la restauration du site d’ici
la fin de la saison des travaux 2010 et poursuivre la biodégradation
par épandage et la surveillance du site jusqu’en 2012.
Le présent article donnera un aperçu de l’approche
stratégique par étape sur le terrain élaborée
pour ce site complexe et fera état des résultats
immédiats
de la biostimulation dans l’installation de biodégradation
par épandage et du curage du sol à l’eau
réalisé dans
le cadre du projet. De plus, il sera question des défis
logistiques présentés par la nature sur le site
(les contraintes relatives au calendrier aggravées par
les conditions météorologiques
extrêmes (brouillard et vents violents), les contraintes
sur le plan de la logistique et du matériel découlant
du fait qu’il faut exécuter les travaux dans un
emplacement éloigné,
faire l’évaluation d’un terrain accidenté et à forte
pente et composer avec la surveillance minutieuse des intervenants),
et des impacts du dégel rapide du pergélisol discontinu,
compte tenu du changement climatique « constaté ».
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| Atteindre les sites Cam-F,
Cam-5 et Fox-3 du réseau DEW : Défis et leçons
tirées
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| plus |
Jean Pierre Pelletier1, Sylvain Laberge1, Jared Buchko2,
Kailapi Alorut3, Michel Pouliot1
1Biogénie
S.R.D.C. Inc.
2Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3Sila Remediation Inc.
Le réseau avancé de pré-alerte (DEW) comporte
63 stations radar (dont 42 au Canada) et a été construit
au milieu des années 1950, alors que la guerre froide était à son
apogée. Les États-Unis ont eu besoin de trois ans de
travaux intensifs pour construire ce système dans l’Arctique.
Il a été conçu pour détecter tout aéronef
s’approchant à partir du pôle Nord. Le ministère
de la Défense nationale du Canada et l’Armée
de l’air américaine en assuraient le fonctionnement
conjointement. Le réseau DEW était composé de
six sites principaux, 26 sites auxiliaires et 31 sites intermédiaires.
En 1963, on a fermé l’un des sites intermédiaires,
CAM-F, et, en 1976, on l’a transféré au MAINC,
ainsi que 20 autres stations. Au début des années
1990, on a fermé les sites auxiliaires CAM-5 et FOX-3. Les
stations comprenaient l’infrastructure suivante : des trains
modulaires, des garages, des entrepôts, des hangars, des
tours de transmission, des réservoirs de carburant, des
installations d’entreposage
et ainsi de suite. Les déchets et les contaminants présents
sur le site comprenaient les suivants : des BPC (dans le sol, le
pétrole et les matériaux peints), des hydrocarbures
(dans les sols), des métaux dans les sols et de l’amiante,
entre autres.
Les sites CAM-F et CAM-5 sont tous deux situés
sur la presqu’île
Melville. Les collectivités les plus proches sont Hall
Beach et Igloolik, situées à environ 100 km de
CAM-F et à 225
km de CAM-5. Le site FOX-3 se trouve sur l’île Baffin, à environ
200 km à l’ouest de Clyde River. Les trois sites
sont tous accessibles seulement par avion ou hélicoptère
l’été et par motoneige l’hiver.
Biogénie
s’est vu attribuer le contrat du Projet d’assainissement
de CAM-F en 2005, celui de CAM-5 en 2006 et celui de FOX-3
en 2007. Tous les projets nécessitaient du matériel
lourd et l’établissement d’un baraquement
de chantier sur le site afin d’exécuter les travaux
de restauration. L’hiver, le transport à travers
la toundra est une expédition
difficile nécessitant une logistique adaptée
et une connaissance de la région.
Le présent
article relatera certains défis et problèmes
rencontrés au cours de l’installation sur chaque
site. Il sera question de sujets comme les conditions hivernales
variables,
le permis spécial et les exigences relatives à la
teneur autochtone.
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| Approche d’évaluation
et de restauration rapide : La contamination par le mercure aux stations
hydrométriques en Colombie-Britannique
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| plus |
David Kettlewell1, Rae-Ann Sharp2, Curt Naumann2, Meredith
Guest3
1SNC-Lavalin Environment Inc.
2Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
3Environnement Canada
La Division des relevés hydrologiques du Canada (DRHC) d’Environnement
Canada (EC) exploite un réseau de jusqu’à 3 000
stations hydrométriques à l’échelle du
pays, afin de recueillir des données sur le niveau d’eau
et les débits fluviaux. En général, ces stations
consistent en un petit abri de plein pied contenant du matériel
de surveillance et de communication. Entre le début des années
1970 et le milieu des années 1990, on se servait de servo-manomètres à mercure
avec des enregistreurs pour recueillir et enregistrer les données.
Au cours de cette période, à l’échelle
du pays, des déversements de mercure provenant des servo-manomètres
sont survenus à jusqu’à 1 300 emplacements, en
raison du débordement et de l’écoulement de mercure
suivant le gel des tuyaux de système, du renversement au cours
de l’entretien périodique du matériel et du vandalisme.
Depuis 1999, on exécute un programme national pour l’évaluation
et la restauration relatives à la contamination par le mercure.
En Colombie-Britannique, chaque année, on a fait l’évaluation
de plus de 70 stations à divers emplacements urbains et éloignés
aux quatre coins de la province. Les défis de gestion de
projet que l’on a surmontés comprennent l’obtention
des accords d’accès aux sites appropriés des
propriétaires
des propriétés pour chaque site (y compris les propriétaires
des Premières nations, fédéraux et provinciaux),
l’accès aux sites éloignés par hélicoptères
ou véhicules tous terrains, et l’établissement
de lignes directrices adéquates en matière de santé et
de sécurité et de protocoles de communication adéquats
avec l’équipe sur le terrain à l’emplacement éloigné travaillant
des heures prolongées (y compris l’utilisation d’un
répéteur de satellite SPOT pour suivre la position
de l’équipe tout au long de la journée et l’élaboration
de procédures d’intervention d’urgence en cas
d’envoi d’un message d’urgence ou d’appel
raté).
On a élaboré des techniques d’évaluation
et de restauration rapides afin de permettre l’identification
rapide des zones à risque de contamination, l’évaluation
des matériaux contaminés sur le site à l’aide
de matériel portatif d’analyse du mercure (les concentrations
de vapeur de mercure à l’intérieur des abris
des stations hydrométriques et les concentrations de mercure
dans le sol), la restauration des zones contaminées et l’élimination
des matériaux contaminés hors site, et l’échantillonnage
de confirmation, généralement, en une seule journée.
On a élaboré des procédures d’AQ/CQ
par étapes
multiples pour confirmer la corrélation entre les résultats
analytiques obtenus au moyen du matériel portatif utilisé sur
le terrain et les résultats obtenus dans les laboratoires
hors site. On a modifié les procédures d’évaluation à mesure
que le projet avançait afin de tenir compte des observations
sur les sites et des caractéristiques propres à chaque
site, comme l’échantillonnage et l’analyse des
sols à forte teneur en matières organiques et très
humides, et l’évaluation et la restauration des sols
contaminés dans les plaines d’inondation. On a rarement
observé de contamination par le mercure à plus de
15 cm de profondeur, même dans les cas où la contamination
datait de plus de 20 ans dans un environnement à grains
grossiers et à fortes précipitations. Le mercure
semblait se lier fortement aux particules du sol, ce qui avait
pour effet de
réduire au minimum sa migration verticale dans la subsurface,
malgré son état de métal « liquide ».
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| Évaluation et restauration
de l’écosystème d’une zone humide côtière
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| plus |
G. Michael Charles, Stantec Consulting
Bill Kelly, Forces maritimes de l’Atlantique (FMAR(A)), ministère
de la Défense nationale
En 1999, le ministère de la Défense nationale a effectué une étude
de sol de surface et a décelé une contamination par
des hydrocarbures pétroliers dans la zone humide et le long
de la zone de la plage côtière du Centre d'entrainement à la
lutte contre les incendies de la DOS, près de Halifax, en
Nouvelle-Écosse. La zone humide se trouve au centre du site
du Centre d’entraînement de la DOS, au sud-est de l’ancienne
aire d’exercices d’incendie. En 2002, on a réalisé un
programme initial de restauration impliquant l’application
in situ de matériaux libérateurs d’oxygène,
afin d’assurer la restauration des sols et des sédiments
contaminés de la zone humide. Toutefois, après plusieurs
années de surveillance des résidus d’hydrocarbures
dans les sols et les sédiments, on a jugé que cette
méthode de traitement était inefficace et que des méthodes
de restauration de rechange étaient nécessaires.
Le
présent article comprend un résumé des conditions
particulières du site lié à cette zone humide
contaminée, de la gestion et l’évaluation des
questions complexes relatives à la zone humide et à la
région côtière, et des exigences particulières
pour la restauration, après l’assainissement, à un
habitat humide entièrement fonctionnel.
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| Projet de restauration de
la mine Giant : Évaluation environnementale et processus de
réglementation
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| plus |
Lisa Dyer, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Tricia McFaull, ministère des Affaires
indiennes et du Nord canadien
La mine Giant est située à Yellowknife, dans les Territoires
du Nord-Ouest, et a produit de l’or de 1948 à 1999.
L’or dans le minerai de la mine Giant est associé à un
minéral composé d’arsenic appelé arsénopyrite.
Le processus de grillage utilisé pour libérer l’or
de l’arsénopyrite a entraîné la production
de poussière de trioxyde de diarsenic. Environ 237 000 tonnes
sont stockées dans les aires d’entreposage souterraines étanches
sur le site de la mine Giant. La poussière de trioxyde de
diarsenic est dangereuse pour les êtres humains et l’environnement.
Après que le propriétaire de la mine a été mis
sous séquestre en 1999, la mine a été transférée
au ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien
(MAINC) du Canada. Le MAINC et son conseiller technique ont élaboré un
plan de restauration pour la mine Giant. Ce plan décrit
l’assainissement
de l’ensemble du site minier, y compris la gestion, le confinement
et le stockage à long terme de la poussière de trioxyde
de diarsenic. En octobre 2007, on a présenté le plan
de restauration à l’Office des terres et des eaux
de la vallée du Mackenzie aux fins d’approbation réglementaire.
En février 2008, l’Office des terres et des eaux de
la vallée du Mackenzie a annoncé sa décision
de ne pas soumettre le Plan de restauration de la mine Giant
pour évaluation
environnementale en vertu de la Loi sur la gestion des ressources
de la vallée du Mackenzie, mais de passer directement
au processus d’émission de permis nécessaire
au projet. Toutefois, en mars 2008, en vertu de la Loi sur la
gestion
des ressources de
la vallée du Mackenzie, la ville de Yellowknife a soumis
le Plan de restauration pour évaluation environnementale.
Le MAINC participe actuellement à l’évaluation
environnementale pour le Projet de restauration de la mine Giant, à titre
de promoteur du projet.
Le présent exposé donnera
un aperçu du processus
d’évaluation environnementale pour un grand projet
de restauration. Il sera question des mesures prises par le MAINC
et
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) pour
participer efficacement à l’évaluation environnementale,
tout en réalisant simultanément les activités
d’entretien sur le site. Il sera question également
des défis et des leçons tirées par le MAINC
et TPSGC.
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| Projet de restauration du
complexe minier de Faro : Options et prise de décision pour
la fermeture
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| plus |
Michael Nahir, Programme des sites contaminés, ministère
des Affaires indiennes et du Nord canadien
Stephen Mead, Programme des mines abandonnées,
gouvernement du Yukon
Daryl Hockley, SRK Consulting
Le complexe minier de Faro est une mine de plomb et de zinc abandonnée
de très grande taille dans le Territoire du Yukon, au Canada.
En 1998, au complexe minier de Faro, toutes les opérations
minières se sont arrêtées après que le
dernier propriétaire, l’Anvil Range Mining Corporation,
a été mis sous séquestre. Compte tenu de la
nature et de l’importance de la contamination, aucune solution
facile ne permettra d’assurer la restauration du site. Les
risques d’exhaure de formations rocheuses acides sont étendus
dans les haldes de stériles et le bassin d’accumulation
de résidus. À défaut de contrôle, un impact
important touchera les rivières poissonneuses en aval du site.
Les gouvernements provincial et fédéral ont conclu
une entente conjointe avec les Premières nations locales pour
collaborer à l’élaboration d’un plan de
fermeture pour le complexe minier de Faro. Afin d’assurer l’appui
de l’option de fermeture privilégiée, il était
nécessaire d’obtenir la participation d’un large éventail
d’intervenants et de parties intéressées à l’évaluation.
Le présent article décrira les objectifs et les problèmes
liés à la fermeture du site, et les options de restauration
pour réduire la responsabilité à l’égard
du site et les risques pour la santé humaine et l’environnement.
Les autres objectifs sont de réduire l’impact sur l’utilisation
traditionnelle des terres et d’appuyer les activités
socioéconomiques pour les Premières nations et les
Yukonnais. On a élaboré une analyse multi-attributs
et on l’a utilisée avec les représentants des
intervenants pour évaluer les options de fermeture en fonction
des objectifs. On s’est servi des résultats pour effectuer
une analyse coûts-avantages.
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| Projet de restauration de
la mine Colomac : Aperçu du projet
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| plus |
Ron Breadmore, région de Tlicho, Direction des polluants
et de l'assainissement, ministère des Affaires indiennes et
du Nord canadien
Histoire du site Colomac et contexte du projet
La mine Colomac est située à 220 km au nord de Yellowknife
et l’accès au site est possible par aérotransport
et route praticable l’hiver. Le site se trouve en amont du
bassin hydrographique du lac Indin, sur les terres traditionnelles
du peuple tlicho. La harde de caribous de Bathurst, qui migre tous
les ans à travers la région, est essentielle au peuple
tlicho non seulement comme source de nourriture primaire, mais également
comme partie intégrante de son identité spirituelle
et culturelle.
L’exploration minérale dans la région
a débuté dans
les années 1930 et l’exploitation de la mine a eu
lieu d’environ 1990 jusqu’à la fin de 1997.
En avril 1999, Royal Oak Mines Inc. a abandonné le site,
en laissant des résidus contaminés, les impacts d’hydrocarbures,
des carrières et des fosses à ciel ouvert, des terrils
de stériles, des matières dangereuses et l’infrastructure
de la mine. La question la plus urgente consistait en la gestion
des eaux contaminées, et, à la fin de 1998, le lac
Tailings menaçait de se déverser au-dessus du barrage
1. Une modification d’urgence autorisée en vertu de
l’article 39 de la Loi sur les eaux des Territoires du Nord-Ouest
a permis le transfert et l’entreposage sécuritaire
des eaux résiduelles dans la fosse de la zone 2.0.
Par la
caractérisation et l’évaluation complètes
des risques, le ministère des Affaires indiennes et du
Nord canadien (MAINC) a collaboré étroitement avec
les aînés
et les dirigeants du peuple tlicho et a élaboré,
en mars 2004, le Plan de restauration de Colomac, approuvé ensuite
par l’Office des terres et des eaux de la vallée
du Mackenzie. Depuis ce temps, le site Colomac est en cours de
restauration
complète.
Risques associés au site et mesures d’atténuation
Gestion des résidus et des eaux résiduelles
La gestion des eaux (le programme de fossé de dérivation),
le traitement de l’eau (le programme d’élimination
naturelle améliorée au moyen d’engrais) et la
construction du barrage 1B, du recouvrement des résidus et
des déversoirs dans l’aire de confinement des résidus
ont permis d’atténuer efficacement ces risques.
Élimination des hydrocarbures
La restauration à grande échelle pour l’élimination
des hydrocarbures a débuté en 2004 par la
désaffectation
de l’ancien parc de stockage, le traitement des sols
et la récupération des produits libres. La
récupération
améliorée des produits libres, la restauration
du rivage du lac Steeves, l’évaluation des
risques pour la santé humaine
et l’écologie, et la planification du confinement
postérieur à la
fermeture sont en cours et constitueront le Plan d’action
final d’élimination des hydrocarbures.
Grands
travaux de démolition
On a retiré certains éléments particuliers
du matériel de l’usine de concentration
aux fins de réutilisation
dans le cadre d’autres projets d’exploitation
aurifère
et de décontamination de l’usine de concentration.
Les travaux de démolition se poursuivront par
le retrait des résidus
et la démolition des installations de l’usine
de concentration, de l’atelier d’entretien
et du complexe du campement. On acheminera tous les abatis à la
décharge de déchets
non dangereux et l’on envisagera des options de
récupération
dans la mesure du possible.
Remise en état du
site
Il faudra remettre en état un certain nombre
de traverses de ruisseaux partout sur le site et reconstruire
une passe à poissons
entre le lac Truck et le lac Steeves.
Assainissement
du site et regroupement des déchets non dangereux
À
ce jour, on a versé presque 10 000 tonnes
de ferraille d’acier,
de pneus et de canalisations de résidus propres
dans la décharge
de déchets non dangereux (située dans
la fosse de la zone 2.5). Alors qu’il s’occupait
des risques pour la sécurité (les roches
détachées et les
charges explosives non explosées restantes),
l’exploitant
du site, Tlicho Logistics, a fait tomber suffisamment
de roches pour fournir un recouvrement d’un
mètre.
Colomac et la collectivité tlicho
Projet de clôture
L’étude du sol et de la végétation de
l’aire de confinement des résidus
de 2008 a confirmé que
les niveaux de contaminants dans le sol et la
végétation
avaient grandement diminué depuis l’étude
de 2003 et qu’ils étaient redevenus
sans danger pour les caribous. Depuis, on a défait
la clôture à caribous.
Emploi des
jeunes et programme d’apprentissage
On a engagé l’un des participants
tlicho au 2007 Youth Science Workshop à titre
de technicien adjoint en environnement pour l’étude
de l’aire de confinement des résidus
de 2008. Tlicho Logistics a réussi à établir
et maintenir des priorités de formation
pour les membres de la collectivité tlicho,
grâce au Colomac Apprenticeship
Program, et un grand nombre des apprentis se
sont servi de leurs compétences pour l’exploitation
de mines.
Soutien par les aînés
Les aînés tlicho ont identifié le site minier
Colomac comme source de préoccupation
importante aux stades précoces du processus
de négociation de la revendication
territoriale du peuple tlicho et ont joué un
rôle utile
dans l’élaboration du Plan de
restauration de Colomac. Les aînés
participent toujours très activement
aux efforts déployés sur le site
Colomac et font la visite du site deux fois
tous les ans pour surveiller les questions
relatives à la faune et l’état
d’avancement
de la restauration.
Démobilisation finale
et post-fermeture
La démobilisation finale est prévue pour mars 2012
et l’on a commencé la planification de la clôture
du projet.
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| Évaluation et restauration
relatives aux hydrocarbures pétroliers dans le substrat rocheux
fissuré à la mine Colomac
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| plus |
Kevin Biggar, Andrew Richardson et Olu Iwakun
BGC Engineering Inc.
Actuellement, la mine Colomac fait l’objet d’importants
travaux de restauration sous la supervision du ministère des
Affaires indiennes et du Nord canadien. Dans le cadre de ces efforts,
on a démonté les réservoirs à carburant
et l’on excavé les morts-terrains contaminés
de l’aire du parc de stockage aux fins de traitement dans une
biopile. Une contamination résiduelle est présente
dans le substrat rocheux sous-jacent. L’élimination
des hydrocarbures pétroliers dans le substrat rocheux fissuré présente
un défi de taille en climat tempéré, et est
compliquée encore davantage par le pergélisol et le
gel et le dégel saisonniers en profondeur.
Afin de mieux comprendre
le champ de courant et la géochimie
des eaux souterraines, on a effectué, depuis 2005, un échantillonnage
et des essais détaillés, y compris ce qui suit :
-
des mesures du niveau de l’eau dans environ 35 puits
de surveillance;
-
des échantillons d’eau pour mesurer les concentrations
de produits chimiques inorganiques et organiques à mesure
que la couche active dégelait et que la profondeur de l’eau
changeait;
-
des essais de puits périodiques pour déterminer la
récupération des produits libres dans les puits désignés;
-
des essais de compactage effectués sur des intervalles pour
mesurer la conductivité hydraulique par rapport
aux profils de profondeur;
-
l’installation de câbles thermistances et d’enregistreurs
de données dans un certain nombre de trous de forage afin
de déterminer le régime thermique sur le
site.
De plus, on a réalisé des activités de restauration,
y compris l’élimination des produits libres dans
les puits de surveillance existants, le creusage d’une
grande tranchée
dans l’une des zones les plus contaminées pour
la collecte des produits libres et la mise sous vide de certains
puits pour accélérer
la récupération des produits.
La profondeur de
la couche active dans les puits de surveillance variait
beaucoup, alors que l’on a mesuré des profondeurs
de dégel de plus de 20 m dans certains puits.
De plus, il existe un talik en-dessous d’un entrepôt
chauffé.
La conductivité hydraulique dans le substrat rocheux
variait de 3 x 10–5 m/s à une étanchéité trop
grande pour être mesurée à des profondeurs
de plus d’environ 4.5 m dans certains puits, mais
non dans d’autres.
La valeur médiane était d’environ
4x10–6 m/s.
Les matières dissoutes totales dans les eaux
souterraines variaient de 100 à 1 200 mg/L,
pour une valeur moyenne de 600 mg/L. Les eaux souterraines
contiennent
principalement du calcium,
du sulfate et du bicarbonate, de faibles quantités
de sodium, de potassium, de fer et de manganèse,
et de petites quantités
de chlorure. Le fer et le manganèse ont été obtenus
d’échantillons filtrés et acidifiés
sur le terrain, et indiquent un milieu réducteur
même
en amont de la contamination, ce qui est étonnant
compte tenu de la faible profondeur du site. On a trouvé des
hydrocarbures dissouts dans tous les puits, sauf un.
Toutefois, plusieurs puits
avaient contenu des produits libres, donc les concentrations
obtenues dans ces puits sont discutables. Dans les
puits qui n’avaient
pas contenu de produits libres en 2005, les fractions
F1 du CCME (de n–C6 à n–C10) variaient
de 30 ug/L à environ
3 500 ug/L, pour une valeur médiane d’environ
400 ug/L. Ces indicateurs géochimiques indiquent
que la biorestauration intrinsèque est en cours.
La récupération des produits libres dans
le substrat rocheux fissuré était très
difficile. Malgré une épaisseur,
dans certains puits, de plusieurs mètres de produits
libres, l’hiver, lorsque la nappe phréatique était à son
plus bas, la récupération des produits libres
après
l’élimination initiale de produits était
très
lente. Une grande tranchée réalisée
par l’utilisation
d’explosifs et l’excavation dans le substrat
rocheux dans la zone la plus contaminée a été plus
efficace, mais très coûteuse. La mise sous
vide des puits de surveillance pour accélérer
la récupération des produits
libres a été d’une efficacité limitée.
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| Projet de restauration de
la 5e Escadre Goose Bay
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| plus |
Craig Wells et Susan Drover
Ministère de la Défense nationale
Actuellement, le ministère de la Défense nationale
(MDN) gère plus de 100 zones dont la contamination est soupçonnée
ou confirmée à la 5e Escadre Goose Bay (située
au centre du Labrador) et élabore un plan de restauration
complète qui permettra de réduire ou d’éliminer
les risques possibles présentés par la contamination.
La contamination de l’environnement à la 5e Escadre
est attribuable à plusieurs sources. Les importants panaches
d’hydrocarbures sont attribuables aux réservoirs de
stockage souterrains et en surface, aux canalisations qui fuient
et rompues, et aux pratiques traditionnelles de gestion et de confinement.
La contamination par les métaux lourds et les autres produits
chimiques (c.-à-d. les BPC et les COV) a été causée
par les pratiques traditionnelles d’élimination des
déchets et la présence de nombreux dépotoirs.
La 5e Escadre Goose
Bay est considérée comme un site éloigné,
compte tenu du nombre limité de façons de se rendre à la
région. La 5e Escadre
en soi couvre plus de 5 400 hectares, dont la plus grande
partie est libre d’accès et
environ 20 % constitue une zone humide. Cela représente
un habitat considérable pour les récepteurs aquatiques
et terrestres. Mentionnons également les récepteurs
humains, à savoir
les personnes qui travaillent à l’Escadre et celles
qui utilisent les terres à des fins de loisir.
Le défi
consistera à planifier et réaliser le
projet de restauration de manière à réduire
au minimum la perturbation des diverses zones contaminées,
tout en assurant la restauration et la gestion des risques à l’égard
de la contamination conformément aux politiques du gouvernement
du Canada relatives à la gestion des sites contaminés.
Le MDN utilise une approche de gestion holistique pour l’élaboration
et la mise en œuvre d’un plan d’action de
restauration complet et à étapes multiples
pour l’Escadre.
Plutôt que d’évaluer séparément
chaque site contaminé, le MDN examine tous les sites
collectivement, afin de réaliser des économies
d’échelle,
d’aborder les effets cumulatifs (favorables et néfastes)
et d’optimiser les considérations logistiques.
La date d’achèvement de ce projet de restauration
est prévue
en 2020.
Le présent article fera état des défis
auxquels fait face le MDN dans la gestion, la planification
et la réalisation
d’un grand projet de restauration dans une région éloignée.
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| Essais de faisabilité et
surveillance du rendement de la biorestauration des sites contaminés
dans l’Arctique canadien
|
| plus |
Charles W. Greer1, Danielle Beaumier1, Sylvie Sanschagrin1,
David Juck1, Serge Delisle1, Drew Craig2,
Don Kovanen2
1Conseil national de recherches du Canada, Institut de recherche
en biotechnologie
2Ministère de la Défense
nationale, BFC Trenton
En général, les sols polaires sont caractérisés
comme pauvres en éléments nutritifs et contenant peu
d’eau disponible. Dans l’Arctique canadien, la biorestauration
des sols contaminés par les hydrocarbures est compliquée
encore davantage par la basse température, qui a un impact
sur la biodisponibilité du substrat des hydrocarbures aux
bactéries et l’activité des bactéries
provoquant la dégradation dans le sol. La présente étude
décrit les essais initiaux de faisabilité de la biorestauration
et le traitement et la surveillance ultérieurs sur le site
des sols contaminés par le carburant diesel provenant de plusieurs
déversements à la Station des Forces canadiennes (SFC)
Alert.
Une étude initiale de biotraitabilité en laboratoire
a permis d’évaluer la présence de populations
bactériennes viables provoquant la dégradation des
hydrocarbures, le potentiel génétique des bactéries
indigènes du sol à l’égard de la dégradation
des hydrocarbures pétroliers et l’activité de
dégradation et de minéralisation des sols avec et
sans fertilisation. Les résultats ont révélé une
bonne activité de dégradation des hydrocarbures par
la flore microbienne indigène à la suite de l’amendement
nutritif, et cette activité était soutenue à 4ûC.
L’analyse chimique du sol traité après trois
mois d’incubation a révélé une réduction
des hydrocarbures résiduels de 90 % et de 30 %, à 22ûC
et à 4ûC, respectivement. Au cours des mois de printemps,
on a construit une biopile sur le site, dans la zone remblayée à la
station, puis on a mélangé le sol contaminé avec
de l’engrais et on l’a labouré pour former des
plages de 1 à 2 m de hauteur. À la suite d’une
période de deux mois de traitement sur le site, les échantillons
de sol de la zone traitée présentaient une augmentation
considérable de la flore microbienne indigène et
de l’activité de dégradation des hydrocarbures,
pour une réduction de plus de 60 % des hydrocarbures résiduels.
Les échantillons de sol prélevés après
un peu plus d’un an de traitement sur le site présentaient
une réduction de plus de 70 % des hydrocarbures résiduels
et une augmentation importante du nombre de gènes bactériens
clés participant à la dégradation des hydrocarbures.
Ces résultats ont démontré qu’une simple
conception de traitement impliquant la fertilisation et le labourage
du sol contrôlés pouvait donner lieu à un traitement
efficace pour les sols contaminés par les hydrocarbures
pétroliers
dans les conditions climatiques ambiantes à la SFC Alert.
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