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Volet D : Études de cas sur
la restauration des eaux souterraines et des sédiments
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| Technologie pour l’amélioration
des qualités des eaux de surface et des sédiments
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| plus |
Catherine N. Mulligan, Ph.D., Université Concordia,
Canada
Masaharu Fukue, Ph.D, Sciences et technologies
marines, Université Tokai,
Japon
En 2002, on a élaboré une cuve de filtration et
l’on a effectué une démonstration à grande échelle
de purification d’eau pendant trois mois dans une petite
baie du Japon. On a fabriqué le filtre, à l’aide
de certaines machines, avec deux couches de sable marin et de
scories. On a ainsi réussi à purifier 6 000 m3
d’eau de mer par jour. Le filtrage a permis de réduire
le niveau de matières en suspension (MS) dans l’eau
de 25 mg/L à moins de 2 mg/L. Le taux d’élimination
moyen était de plus de 80 %.
Dans plusieurs plans d’eau enfermés et partiellement
enfermés, l’accumulation de nutriments et de substances
dangereuses devient l’un des problèmes importants
en matière de durabilité de l’environnement, à cause
de l’eutrophication et bioaccumulation possibles. La
plupart des substances dangereuses, comme les dioxines, les
métaux
lourds, les composés organiques, les bactéries
et autres, évacuées dans le plan d’eau,
sont adsorbées ou absorbées sur les surfaces
des matières
en suspension et se déposent au fond. Des ouvrages récents
ont révélé que les substances dangereuses
sont généralement de la matière organique
et de la matière inorganique sous forme de particules
fines, comme de l’argile, en raison des interactions
actives de leurs surfaces. Ces sédiments sont cause
non seulement de danger pour la vie aquatique, mais également
de contamination des fruits de mer destinés à l’alimentation
humaine.
Afin de réduire l’énergie nécessaire
et le volume à traiter pour la restauration, on peut
proposer l’élimination des matières en
suspension et remises en suspension contaminées comme
technique efficace possible, impliquant les processus de
remise en suspension, ségrégation
et filtration. Dans le présent article, il sera question
de la contamination des sédiments et d’une technique
servant à améliorer la qualité des sédiments à l’aide
de ces processus.
La filtration est la technique la plus
fondamentale et la plus efficace pour améliorer
la qualité de l’eau.
La raison est que les principales impuretés dans
l’eau
sont les matières en suspension (MS), que la filtration
permet d’éliminer. Il est intéressant
de constater que la plupart des autres impuretés
peuvent être
adsorbées sur les MS et éliminées
avec ces dernières. Il est possible d’éliminer
les matières dissoutes dans l’eau en répétant
le processus de filtration, parce que le filtre physique
devient alors un filtre bactérien grâce aux
MS piégées.
Cela permet même d’éliminer les matières
dissoutes comme les ions et la demande chimique en oxygène
(DCO).
On peut améliorer les sédiments par
la double technique de la remise en suspension et de la
filtration. On élabore
cette technique pour les sites au Canada. On fera état
de ce travail.
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| Solidification et stabilisation
des sédiments contaminés aux étangs bitumineux
de Sydney, à Sydney, en Nouvelle-Écosse
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| plus |
Bruce Noble, P.Eng., AECOM
Le Projet de restauration des étangs bitumineux de Sydney
est le résultat de près de 100 ans de production
d’acier à Sydney, en Nouvelle-Écosse. Lorsque
la production s’est arrêtée en 2001, elle
laissait un héritage de sols, de sédiments et d’eaux
souterraines contaminés, contenant des contaminants comme
des HAP, des COV, des hydrocarbures pétroliers, des BPC
et des métaux lourds. Le mécanisme principal pour
l’assainissement est la solidification/stabilisation (S/S)
d’environ 700 000 tonnes de sédiments dans les étangs
bitumineux. La conception finale pour les étangs bitumineux
comprend un monolithe de S/S et un canal muni d’un revêtement
intérieur imperméable qui conduit les eaux de ruissellement
de surface et du recouvrement à travers le site, jusque
dans le port de Sydney.
L’étang bitumineux du Nord,
qui donne sur le port de Sydney, présente des concentrations élevées
d’HAP, alors que l’étang bitumineux du Sud
présente des concentrations élevées de
BPC. Compte tenu de l’écart dans la taille des
particules (qui sont beaucoup plus fines dans l’étang
bitumineux du Sud), il fallait concevoir la S/S pour chaque étang
séparément.
Au cours des deux dernières
années, on a effectué des
essais pilotes et au banc à deux emplacements dans
les étangs
bitumineux pour appuyer la conception et satisfaire aux conditions
réglementaires de l’approbation de l’évaluation
environnementale. Récemment, on a signalé que
les essais pilotes avaient produit des résultats favorables;
cela est nécessaire afin d’obtenir l’approbation
réglementaire avant le traitement de S/S. Le rapport
sur les essais pilotes faisait état des résultats
d’essais
effectués sur six recettes de ciment et d’autres
réactifs dans chacun des étangs bitumineux
du Nord et du Sud. Le rapport portait également sur
les résultats
de la surveillance de la pollution de l’air, les procédures
de laboratoire et les facteurs d’extrapolation.
La conception
détaillée de la restauration des étangs
bitumineux est divisée en trois contrats distincts.
Le premier contrat comprend les travaux préparatoires,
dont la déviation des gains d’eaux de surface
dans les environs des zones de travaux où la S/S
aura lieu. Le deuxième contrat comprend le traitement
de S/S des sédiments
et la construction d’un canal artificiel muni d’un
revêtement intérieur imperméable pour
conduire les gains d’eaux de surface à travers
le site après
les travaux de construction. Le troisième contrat
comprend l’installation d’un recouvrement complexe
pour protéger
le monolithe de S/S et gérer les eaux de ruissellement
sur le site dans l’état final. Au printemps
de 2009, une fois la conception détaillée
terminée,
on a attribué le contrat de travaux préparatoires à la
S/S. Parallèlement, on faisait un appel d’offres
pour un contrat distinct de traitement de S/S. On prévoit
faire l’appel d’offres pour le contrat de recouvrement
de surface à l’automne 2009. On choisira le
moment du quatrième contrat, concernant la construction
d’un
pont sur le canal artificiel, de manière stratégique,
afin de permettre la construction du pont pendant l’exécution
des autres contrats.
Le présent exposé fournira
des renseignements détaillés
sur les essais pilotes et une mise à jour sur la
mise en œuvre complète du traitement de S/S.
Nous présenterons
des détails sur la surveillance de la pollution
de l’air,
les contrôles de l’environnement et la mise
en œuvre
des contrats. De plus, étant donné que l’on
exécute plusieurs contrats simultanément
sur le site, le présent exposé donnera un
aperçu
des défis et des stratégies liés à leur
mise en œuvre.
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| Évaluation de
l’impact de l’effluent industriel du grand réseau
hydrographique et des sols agricoles dans la ville de Hanoï,
au Vietnam
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Loretta Y. Li1, Nguyen Thi-Lan Huong2, Masami Ohtsubo2
1Département de génie
civil, University of British Columbia
2Département de bio-ressources et de science de l’environnement,
Faculté d’agriculture, Université Kyushu,
Japon
Le Vietnam est riche en terres agricoles fertiles pour la production
alimentaire. Toutefois, il est difficile de maintenir la qualité des
terres et d’appliquer les règlements relatifs à la
planification de l’utilisation des terres et à l’environnement,
compte tenu du développement économique et industriel
rapide. On a transformé partiellement plusieurs villages
en zones industrielles, et la pollution industrielle a eu un
impact néfaste sur la qualité des sols agricoles.
La présente étude a permis d’évaluer
l’impact environnemental de l’urbanisation d’Hanoï,
par l’examen du niveau des polluants métalliques,
comme le cuivre (Cu), le plomb (Pb), le zinc (Zn), le cadmium
(Cd), le chrome (Cr) et le nickel (Ni), dans les rivières
Tolich et Kimnguu, les deux principales sources d’eau de
la ville de Hanoï. Ces rivières sont les seules sources
d’eau pour l’irrigation des zones agricoles et la
pisciculture. On a prélevé des échantillons
d’eau, de sédiments et de sols et l’on en
a fait la caractérisation. Les résultats ont révélé que
l’eau de courant était d’extrêmement
mauvaise qualité, avec une demande biochimique d’oxygène
(DBO) extrêmement faible, un pH aussi élevé que
11 et des concentrations élevées de métaux
dépassant les normes limites vietnamiennes pour l’eau.
Les concentrations de métaux dans l’eau et les sédiments
sont liées directement aux décharges industrielles
le long des rivières et aux activités de transport
pour lesquelles on utilise toujours de l’essence au plomb.
Les sols agricoles présentent également des concentrations élevées
de métaux qui dépassent la norme pour les sols.
De plus, on a constaté la biomobilisation des métaux
lourds par la végétation comestible dans les champs.
On peut estimer l’impact sur la santé humaine de
la consommation de cette végétation selon la valeur
obtenue.
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| Stratégie de gestion
des eaux pour la solidification/stabilisation des sédiments
contaminés dans le cadre du Projet de restauration des étangs
bitumineux de Sydney
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| plus |
Stephen Pinto, AECOM
Le Projet de restauration des étangs bitumineux de Sydney
est le résultat de près de 100 ans de production
d’acier à Sydney, en Nouvelle-Écosse. À un
certain moment, la Nouvelle-Écosse produisait presque
50 % de l’acier du Canada. Lorsque la production s’est
arrêtée en 2001, elle laissait un héritage
de sols, de sédiments et d’eaux souterraines contaminés,
contenant des contaminants comme des HAP, des COV, des hydrocarbures
pétroliers, des BPC et des métaux lourds. Aujourd’hui,
il reste un million de tonnes de sols et de sédiments
contaminés répartis sur deux sites principaux, à savoir
les étangs bitumineux du Nord et du Sud et l’ancien
site des fours à coke, soit une superficie de 168 acres.
Le mécanisme principal pour l’assainissement est
la solidification/stabilisation (S/S) d’environ 700 000
tonnes de sédiments dans les étangs bitumineux.
La conception finale pour les étangs bitumineux comprend
un monolithe de S/S et un canal muni d’un revêtement
intérieur imperméable qui conduit les eaux de ruissellement
de surface et du recouvrement à travers le site, jusque
dans le port de Sydney.
On a commencé la conception détaillée
de ce projet de restauration en octobre 2006, et la date d’achèvement
prévue est en 2014. AECOM a réalisé la
conception préliminaire et l’étude de conception
détaillée
pour le projet de restauration et assure la supervision des
travaux, y compris la surveillance, l’inspection et la
gestion des contrats pour la construction. Récemment,
on a fait des appels d’offres pour des contrats de déviation
des eaux de surface (travaux préparatoires pour la S/S)
et de S/S des sédiments des étangs bitumineux.
On prévoit faire des appels d’offres pour deux
autres contrats vers la fin de 2009; ce sera pour la construction
d’un
recouvrement de protection au-dessus des matériaux de
S/S et d’un pont sur le canal achevé.
Comme c’est
le cas pour plusieurs projets de terrassement, l’eau
pose un problème important pour la construction,
avec des impacts sur l’efficacité du traitement
de S/S, la dispersion des contaminants et le coût des
investissements. Les sources d’eau pour le projet comprennent
les eaux de marée à l’intérieur
des étangs
bitumineux, les eaux de surface provenant de deux ruisseaux
avec une zone de captage urbanisée (le ruisseau du
site des fours à coke et le ruisseau Wash), les eaux
souterraines et les précipitations; ce sont toutes
là des
sources d’eau dont il faut tenir compte pour l’approche
de gestion des eaux au cours de la restauration. Durant le
processus
de restauration, l’objectif est d’empêcher
l’écoulement d’eaux contaminées
d’atteindre
le port de Sydney, afin d’atténuer les impacts
sur la vie aquatique, une ressource locale du cap Breton.
La stratégie
de gestion des eaux du projet comprend des murs parafouilles
verticaux, des systèmes de pompage de contournement,
des fossés de dérivation, le traitement des
eaux, le contrôle de la sédimentation, des structures
de dissipation des eaux et une surveillance à grande échelle,
afin d’atténuer les impacts susmentionnés.
Le présent exposé fournira une description
et une mise à jour sur la stratégie et les
défis
de gestion des eaux du plus important projet de restauration
au Canada. Plus particulièrement, l’exposé présentera
des renseignements détaillés sur la stratégie
et sa mise en œuvre dans le cadre de quatre contrats
distincts à l’intérieur
des limites du site.
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| Bien comprendre le ruissellement
souterrain et la migration des hydrocarbures pétroliers
dans un environnement de substrat rocheux fissuré de pergélisol
complexe à la mine Colomac, T.N.-O.
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| plus |
David Wilson1, Sonny Sundaram1, Robert McCullough1,
Andrew Richardson2
1Stantec
2Ministère
des Affaires indiennes et du Nord canadien
L’ancienne mine d’or à ciel ouvert Colomac
est située à environ 220 km au nord de Yellowknife,
dans les Territoires du Nord-Ouest. L’exploitation de la
mine a duré de 1989 à 1997, et, tout au long de
cette période, des rejets incontrôlés de
produits d’essence et de diesel documentés sont
survenus. Le ministère des Affaires indiennes et du Nord
canadien (MAINC) entreprend, sur le site, la restauration relative
aux impacts environnementaux et l’évaluation des
risques pour l’écologie et la santé humaine.
Les travaux antérieurs réalisés sur le site
minier comprenaient la collecte d’une quantité importante
de renseignements sur la structure souterraine et ont permis
de révéler que le comportement des eaux souterraines était
hautement variable et qu’il dépendait grandement
des changements, précipitations et cycles de dégel
saisonniers et du pergélisol irrégulier. Toutefois,
on n’a pas élaboré de modèle conceptuel
et fondé sur l’observation cohérent du ruissellement
souterrain et de la migration des produits à l’intérieur
du substrat rocheux fissuré complexe.
Afin d’améliorer
cette situation, on entreprend, en 2009, une étude hydrogéologique
complémentaire.
La première étape de l’amélioration
de l’évaluation hydrogéologique du site
consiste à produire
un modèle 3D de la subsurface de la zone d’intérêt,
en réunissant tous les résultats de forage historiques
dans un seul ensemble de données, grâce auquel
on prépare une image composite du substrat rocheux actuel.
On se sert du modèle 3D de la subsurface pour planifier
une enquête matérielle visant à faire la
caractérisation du mouvement des eaux souterraines,
par l’exécution d’un programme de test de
colorant (traceur). Ce programme a pour objectif de déterminer
la connexion ou la communication hydraulique entre les puits
dans des conditions passives et sans pompage. Le programme
de test de colorant par traceurs implique l’injection
de plusieurs produits chimiques traceurs persistants (chlorure
de sodium,
fluorescéine de sodium, bromure de sodium) à certains
points désignés en amont, suivi de la surveillance
régulière des puits en aval pour la collecte
d’échantillons
d’eaux souterraines à des niveaux multiples. Les
produits chimiques traceurs colorants choisis sont ceux qui
sont le moins susceptibles d’interaction chimique (c.-à-d.
qu’ils sont persistants), tout en satisfaisant à l’exigence
pratique de permettre l’analyse sur le terrain à des
concentrations suffisamment faibles pour donner des résultats
précis.
Le présent article donne un aperçu
de la planification, de l’exécution et des résultats
de l’étude
hydrogéologique complémentaire, et, plus particulièrement,
de la façon dont la production du modèle 3D de
la subsurface et le programme de test de colorant par traceurs
ont contribué à améliorer la compréhension
du ruissellement souterrain et de la migration des hydrocarbures
pétroliers sur ce site avec un substrat rocheux fissuré de
pergélisol complexe.
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| Ligne directrices fédérales
provisoires sur la qualité des eaux souterraines
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| plus |
Ian Mitchell, Meridian Environmental Inc.
Marie-Louise Geadah, Environnement Canada
On peut observer la contamination des eaux souterraines sur
plusieurs sites contaminés fédéraux, particulièrement
ceux qui présentent des contaminants relativement solubles
et une contamination des sols s’étendant jusqu’à la
nappe phréatique ou près de cette dernière.
Bien que la collecte d’échantillons d’eaux
souterraines et les analyses sur les possibles contaminants préoccupants
soient pratiques standards sur les sites contaminés, dans
le passé, on n’avait pas de lignes directrices fédérales
sur la qualité des eaux souterraines auxquelles comparer
les résultats des analyses des eaux souterraines. Par
conséquent, on a employé diverses approches à l’égard
des eaux souterraines sur les sites contaminés fédéraux,
y compris l’utilisation des lignes directrices sur les
eaux de surface, des lignes directrices sur l’eau potable
et des lignes directrices provinciales.
Afin de promouvoir la
gestion uniforme de la contamination des eaux souterraines
sur les sites contaminés fédéraux,
on a élaboré les Lignes directrices fédérales
provisoires sur la qualité des eaux souterraines. On les
a élaborées en se fondant sur l’examen des
approches utilisées actuellement au Canada et à l’échelle
internationale. Les lignes directrices provisoires ont pour principales
caractéristiques un cadre à plusieurs niveaux et
la protection d’une large gamme de récepteurs et
de voies d’expositions. Le présent article fournit
la justification et le fondement des lignes directrices provisoires
et traite de leur application prévue aux sites contaminés
fédéraux.
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| Trousse à outils
d’estimation de la responsabilité relative aux sédiments
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| plus |
Andrew Mylly, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Le Canada détient 20 % des ressources d’eau douce
de la planète et le plus long littoral de tous les pays
au monde. Traditionnellement, les établissements humains
se sont toujours regroupés sur les côtes et les
rivières. La contamination des sédiments est maintenant
un problème environnemental répandu et important.
Plusieurs sites appartenant au gouvernement fédéral
ou relevant de la compétence fédérale présentent
des sédiments marins ou en eau douce, et l’on prévoit
que le nombre de projets de restauration de sédiments
augmentera considérablement au cours des prochaines années,
alors que se poursuivra la mise en œuvre du Plan d’action
pour les sites contaminés fédéraux (PASCF).
La gestion et la budgétisation des projets nécessitent
des estimations des coûts initiales; cependant les estimations
des coûts des projets relatifs aux sédiments sont
reconnues pour être inexactes et grandement variables.
En réunissant les conseils d’experts, le logiciel
Excel™ de Microsoft, la programmation Visual Basic et
le programme de simulation de série Crystal Ball™ de
Monte Carlo, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
(TPSGC) a prouvé qu’il est possible d’élaborer
des progiciels conviviaux pour l’estimation initiale
de la responsabilité relative aux sédiments,
qui n’exigent
aucune expérience préalable des méthodes
de Monte Carlo ou de la programmation. On a assemblé un
exemple de boîte à outils en utilisant trois niveaux
de chiffriers Excel qui, ensemble, permettent de produire des
estimations de responsabilité systématiques,
reproductibles et documentés, où le dragage demeure
la stratégie
de restauration par défaut ou de base. La programmation
Visual Basic sert à guider l’utilisateur à travers
une estimation du type D ou indicative, y compris un écran
de faisabilité préliminaire et un aperçu
de l’état de la conception et des principaux éléments
de la conception qu’il reste à terminer. Visual
Basic sert également à prétraiter les
données
pour le programme Crystal Ball et à déclencher
une simulation Crystal Ball.
En général, les estimateurs
remplissent les éléments
d’une estimation en se servant de leur compréhension
du projet et des prix courants du marché. Toutefois,
ils savent que chaque valeur est sujette à variance.
Par conséquent,
plusieurs estimateurs calculent et recalculent leur ventilation
en utilisant des valeurs de « meilleur cas» (bas),
de « pire cas » (élevé)
et « de
cas le plus probable » (critères non définis)
et en présentant souvent les résultats aux
décideurs
sous forme d’analyse de sensibilité.
La trousse à outils
d’estimation de la responsabilité relative
aux sédiments a la capacité de réaliser
la tâche de calculer et de recalculer le modèle,
et de le faire des milliers de fois en se servant de la
probabilité pour
faire varier les valeurs d’entrée. Si la probabilité qu’un
paramètre donné équivaille à la
valeur « X » est
de 15 %, dans les multiples calculs, le logiciel utilisera
cette valeur pour ce paramètre dans environ 15 %
des passages.
Des milliers de coûts totaux calculés,
la plupart se regroupent autour du « coût
le plus probable ».
Le logiciel fournit le coût le plus probable et
des mesures de la variance du coût total, selon
le degré d’incertitude
entré (risque) pour chaque élément.
L’utilisation de la trousse à outils d’estimation
de la responsabilité relative aux sédiments
pour les projets types indique ce qui suit : a) un
nombre relativement
réduit d’éléments de projet,
notamment ceux qui sont liés à la manutention
et à l’élimination
des matériaux, sont à l’origine
d’une
partie de loin la plus importante de la variabilité du
coût de projet et b) en raison de l’effet
cumulatif des scénarios de « pire
cas »,
la fonction de la répartition des coûts
est désaxée
vers la droite (vers les valeurs plus élevées).
L’utilisation de l’outil comme aide à la
planification, à l’estimation
des coûts et à la communication pour les
projets de restauration permet de se concentrer sur
les aspects qui ont
la plus grande influence sur le coût total. De
plus, l’outil
permet de chiffrer le degré d’incertitude
et d’intégrer
la reproductivité à l’établissement
des coûts, afin de réduire au minimum
les sous-estimations initiales.
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| Étude de cas sur
le site d’une raffinerie où a lieu la restauration
améliorée par surfactants d’eaux souterraines
et de sols contaminés par des liquides non aqueux denses
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| plus |
George A. Ivey, B.Sc., CEC, CES, CESA, Ivey International Inc.
Martin Beaudoin, Sanexen Environmental Services Inc.
Le présent article portera sur l’application in
situ d’une technologie faisant appel à des surfactants
au site d’une raffinerie en exploitation près de
Montréal, au Canada. On a appliqué les surfactants
afin d’améliorer le rétablissement en masse
des contaminants chlorés découlant d’un déversement
de liquides non aqueux denses qui, dans le passé, avait
contaminé les eaux souterraines et les sols locaux. Le
client avait essayé sans succès et à des
coûts importants plusieurs technologies de restauration
avant de tenter de restaurer le site avec des surfactants. En
résumé, the surfactants ont permis d’augmenter
de plus de 800 % à 1 200 % le taux de rétablissement
en masse des contaminants de la contamination des sols et des
eaux souterraines désignées par les panaches de
liquides non aqueux denses, qui présentaient un risque
important pour l’aquifère d’eaux souterraines
municipal avoisinant.
L’étude de cas donne un aperçu
des conditions, des sources et de l’étendue des
panaches contaminants sur le site, de la conception et de l’installation
du système
de surfactants in situ, des données détaillées
sur le rétablissement en masse, et de la conception
du processus d’application à l’origine d’économies
importantes de temps et de coûts pour le client.
De plus,
le présent article présente un bref aperçu
de la technologie des surfactants et plusieurs schémas
sur l’injection des surfactants et le rétablissement
des contaminants, en indiquant le rétablissement en
masse correspondant pour chaque composé chloré.
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| Utilisation du ciment
dans le remblayage des mines souterraines : généralités, évolutions
des pratiques et utilisation de sous-produits industriels comme
complément cimentaire
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| plus |
Olivier Peyronnard, Mostafa Benzaazoua
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Le remblayage des mines souterraines notamment à l’aide
de rejets miniers (roches stériles, rejets de concentrateur)
est aujourd’hui devenu une pratique largement répandue à travers
le monde. À partir des années 60, l’ajout
de ciment au matériau de remblayage a permis, en conférant
au remblai des résistances mécaniques accrues,
de développer de nouvelles techniques de minages. Trois
principaux types de remblais existent : remblai rocheux, remblai
hydraulique et remblai en pâte cimentée (RMPC).
Ce dernier (mélange de résidu de concentrateur,
d’eau de mélange et de ciment) est apparu au début
des années 90 et est rapidement devenu une pratique incontournable
dans la plupart des mines modernes.
Outre un rôle de support de terrain permettant une exploitation
accrue du minerai, le RMPC offre une alternative au stockage
en surface pour les résidus miniers (jusqu’à 60%
peut être retournée sous terre). La réactivité des
sulfures étant fortement amoindrie par l’incorporation
des résidus miniers dans une matrice cimentaire demeurant
saturée en eau, le RMPC permet de réduire fortement
les risques de pollution de l’environnement liés à la
génération de drainage minier acide.
Bien que présentant des avantages incontestables, le coût
du ciment (pouvant représenter jusqu’à 80
% du coût de l’opération de remblayage), peut,
dans certains cas, se révéler un frein à l’utilisation
du RMPC. Dans un contexte technico-économique défavorable,
les coûts de remblayage pourraient être réduits
en substituant une fraction des ciments classiquement utilisés
(Portland GU et HS et laitiers de haut-fourneaux) par des sous-produits
industriels présentant des propriétés pouzzolaniques
ou hydrauliques : verre post-consommation, scories de fusion
du cuivre, cendres biomasses, CAlSiFrit, fluorgypsum. Hormis,
l’attrait économique, une telle valorisation de
sous-produits industriels présente des intérêts
environnementaux indéniables : réduction de la
consommation de ressources naturelles (matière première
du ciment et énergie fossile), réduction de l’émission
de gaz à effet de serre (combustion d’énergie
fossile et décarbonatation du calcaire) et réduction
des surfaces dédiées au stockage des résidus
valorisés. Les résultats obtenus montrent que de
bonnes performances peuvent être obtenues pour des taux
de substitution des liants dispendieux (Portland et laitiers)
allant jusqu’à 50 %. En perspectives, ces liants
alternatifs pourraient également être utilisés
pour la mitigation des rejets de concentrateur entreposés
en surface.
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