|
Volet C : Avantages sociaux et économiques
liés à la restauration de site
|
| Téléchargez
volet C | PDF
| Retour
au sommaire des volets
|
|
| Projet de revitalisation
de la rivière Lairet au parc Cartier-Brébeuf –
la gestion environnementale
|
| plus |
Benoît Roberge, Agence Parcs Canada
Créé en 1972, le lieu historique national du Canada
de Cartier-Brébeuf (LHNCCB) commémore le premier
hivernage de Jacques-Cartier. Ce parc de 6,8 h, situé à Québec,
comprend un centre d’interprétation, un vaste espace
vert et un plan d’eau évoquant la confluence de
la rivière Lairet, canalisée vers la rivière
Saint-Charles.
Avant sa création, le LHNCCB et les rives
de la rivière
Lairet qui le traversait ont été utilisés
comme zone de remblayage et comme dépotoir. Les sols
présentaient
des concentrations en hydrocarbures, en HAP, en métaux
et en soufre liées aux usages antérieurs. De
plus, une conduite d’acier (250 m de long et 4 m de diam.),
installée
par la Ville de Québec vers 1970 pour canaliser la rivière
Lairet, devait être maintenant remplacée en raison
des dangers pour les visiteurs et des risques d’inondations
dans le secteur.
En 2007, Parcs Canada a donc initié un
projet de revitalisation de la rivière Lairet pour
remplacer cette conduite, en choississant de rejeter les
eaux de canalisation à l’extérieure
de celle-ci et en recréant l’ancien parcours
historique de la rivière Lairet. Ce projet intégré a
pour but de restaurer et de rehausser le caractère
naturel du site, mais aussi d’augmenter l’intégrité commémorative
et d’améliorer l’expérience des
visiteurs.
D’importants travaux (Phase I, II) ont ainsi été menés
en 2007 et 2008 afin de reconfigurer les lieux à l’époque
de Jacques-Cartier suite à une étude de faisabilité,
de caractériser et de retirer les sols contaminés
grâce au fonds du Plan d’action pour les sites
contaminés
fédéraux. Parcs Canada a aussi fait produire
une analyse de risques écologiques et sur la santé humaine
ainsi que des évaluations environnementales. En 2008
et 2009, un plan de gestion a été produit et
l’on
a procédé à l’assainissement du
site en excavant et en disposant près de 3 000 m3
de sols contaminés
vers des sites autorisés.
À
l’été 2009, on prévoit réaliser
un programme de renaturalisation des rives de la rivière
Lairet et du site (Phase III), comprenant la plantation
d’arbres,
d’arbustes, de plantes aquatiques, ce qui contribuera à l’intégrité naturelle
du site. De plus, l’on procédera au réaménagement
de sentiers piétonniers, d’une piste cyclable,
de mobiliers urbains et d’un nouveau pavillon.
Le
projet de revitalisation de la rivière Lairet
offrira un site sécuritaire et mieux aménagé pour
les visiteurs, il préviendra la dégradation
du site et la contamination possible des eaux environnantes
de la
rivière Lairet et de la rivière Saint-Charles.
|
|
| Évaluer les effets
possibles du changement climatique afin d’appuyer la gestion
adaptative des sites contaminés au Canada
|
| plus |
Kathy Kitagawa1, Jean-Rene Michaud1, Julian Hayward2,
Ed McBean2
1Division
des sites contaminés, Environnement Canada
2Conestoga-Rovers and Associates
Le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux
(PASCF) est un programme à frais partagés qui permet
aux gardiens fédéraux des sites contaminés
d’assurer la restauration ou la gestion des risques pour
les sites contaminés admissibles dont ils sont responsables.
La gérance des biens immobiliers fédéraux,
y compris la responsabilité et la responsabilisation relatives à la
gestion des sites contaminés, relève des gardiens.
Le PASCF a pour but de compléter et d’appuyer les
activités des gardiens liées aux sites contaminés,
en accordant la priorité aux sites où le potentiel
de danger des contaminants et le risque d’exposition à ces
contaminants présente le risque le plus élevé pour
la santé humaine et l’environnement.
Les experts
du climat prévoient que le changement climatique
entraînera de nombreux impacts environnementaux qui pourraient éventuellement
avoir une incidence sur la gestion des sites contaminés.
Par conséquent, la Division des sites contaminés
d’Environnement Canada a entamé un exercice initial
d’établissement de la portée des incidences
dans les trois buts suivants : déterminer si les gardiens
devraient tenir compte du changement climatique dans leur choix
de stratégies de restauration et de gestion des risques;
déterminer l’importance du changement climatique, étant
donné que les diverses régions du Canada ne seraient
pas toutes touchées de la même manière;
et dans quelle mesure on devrait tenir compte du changement
climatique.
Pour les gestionnaires des sites contaminés
fédéraux,
ces études sont essentielles. Les résultats
des études
sur le changement climatique indiquent que le réchauffement
de la planète a déjà des effets mesurables
sur la plupart du Canada et que ses impacts sur les écosystèmes
canadiens pourraient s’accélérer à mesure
que les concentrations de gaz à effet de serre dans
l’atmosphère
continuent d’augmenter. On prévoit que les taux
et les impacts relatifs du réchauffement climatique
seront plus grands dans les régions des latitudes
septentrionales de la planète. Les impacts liés
aux changements de température ambiante, au dégel
du pergélisol
et aux changements de caractéristiques pluviométriques,
entre autres, pourraient avoir des effets réels sur
les stratégies de restauration et de gestion des risques
et, par conséquent, influer sur l’efficacité à long
terme des mesures prises à l’égard des
sites contaminés dans diverses régions du Canada.
Le
présent exposé relate les principaux éléments
dont les gardiens fédéraux devraient tenir
compte dans la sélection et la conception d’approches
pour la gestion des sites contaminés au Canada,
et propose un ensemble de critères qui aideront
les gardiens à déterminer
la gravité des effets possibles du changement climatique
sur les diverses options de restauration et de gestion
des risques qui peuvent être envisagées pour
le traitement des sites contaminés.
Pour chaque
impact possible, les critères dont il faut
tenir compte comprennent des facteurs comme l’emplacement
du site, les types de contaminants, et leur évolution
dans l’environnement, leur mobilité, leur
toxicité et
leur volatilité, entre autres, qui influent sur
le modèle
source-voie d’exposition-récepteur du lien
de pollution. D’autres critères importants
dont il faut tenir compte comprennent le calendrier de
chaque stratégie de
restauration et de gestion des risques.
En dernier lieu,
le présent exposé décrira
les recommandations au niveau du programme et les stratégies
de réduction, d’atténuation et d’adaptation
aux impacts que les gardiens fédéraux pourraient
adopter à court, moyen et long terme pour la gestion
des sites, selon les plus récents renseignements
disponibles relatifs aux sciences, aux techniques, aux
politiques et aux
pratiques exemplaires.
|
|
| Les déchets de
l’un… : Intégration des ressources culturelles à la
gestion des risques pour un site contaminé au lieu historique
national du Ranch-Bar U
|
| plus |
John Snell1, Rod Heitzman1, Mikailou Sy2, Jim Jorawsky3
1Centre
de services de l’Ouest et du Nord, Agence Parcs
Canada
2Direction de
l’intégrité écologique,
Direction générale des parcs nationaux, Agence
Parcs Canada
3Lieu historique national du Ranch-Bar U, Agence Parcs Canada
Le Ranch-Bar U est un lieu historique national situé au
pied des montagnes Rocheuses, près du village de Longview,
en Alberta. Ce site commémoratif donne aux visiteurs l’occasion
unique de faire l’expérience de l’élevage
de bétail traditionnel dans l’Ouest canadien. Conformément
au mandat de l’Agence Parcs Canada, on s’efforce
de faire vivre une expérience historique aux Canadiens,
tout en protégeant les valeurs environnementales et culturelles
/ historiques du site. En 2003, une vérification environnementale
a permis de détecter la possibilité que des pratiques
traditionnelles d’élimination de déchets,
sous la forme de deux zones de rejet ou fosses à lisier,
aient eu des impacts sur les travailleurs, les visiteurs et l’environnement.
Une évaluation ultérieure a confirmé cette
possibilité, en permettant de déceler des voies
d’exposition des personnes, du bétail et de la faune
aux contaminants. Dans le cadre de reconnaissances archéologiques
antérieures, on avait déterminé que les
fosses à lisier comportaient des ressources culturelles
méritant d’être protégées. Le
présent article décrira le processus multidisciplinaire,
et ses résultats, par lequel on a tenu compte et composé avec
ces ressources culturelles afin de gérer les risques pour
les personnes et l’environnement.
|
|
| L’évaluation
des avantages économiques de la restauration des sources
de liquides non aqueux denses
|
| plus |
Grant R. Carey, Porewater Solutions
Dr Edward A. McBean, Université de
Guelph
Les avantages économiques liés à la restauration
agressive des sources de liquides non aqueux denses solvants
chlorés ne sont pas toujours évidents. À certains
sites, on peut consacrer un temps et des fonds considérables
pour mettre en œuvre la restauration de sources de liquides
non aqueux denses pour n’obtenir que des avantages limités.
La présente étude compare les avantages économiques
liés à trois mesures possibles de restauration
de sources de liquides non aqueux denses, à savoir :
1) la restauration des aquifères améliorée
par surfactants (SEAR); 2) la biorestauration in situ améliorée
(EISB); et 3) le confinement hydraulique de la région
source sans traitement actif de la source. On utilise un site
hypothétique avec un degré moyen d’hétérogénéité géologique
et une architecture de source de liquides non aqueux denses
qui comprend la distribution dans des foyers emprisonnés
(phase résiduelle) et dans des bassins en phase libre.
On utilise un modèle analytique avec tableur basé sur
le concept du tube d’écoulement de la zone source
pour déterminer l’influence relative de ces options
de restauration sur les concentrations chimiques et le gradient
vertical du flux de masse de la zone source. On utilise les
résultats
du modèle pour chiffrer les coûts de cycle de
vie pour chaque option de restauration, selon la restauration
complète
et partielle de la source. On compare les avantages économiques
relatifs de chacune des trois options, y compris une évaluation
de la relation entre les avantages économiques et la
durée
du traitement actif de la source. On décrit les avantages
possibles liés au traitement partiel de la source, y
compris les changements à des technologies de traitement
en surface moins coûteuses et/ou l’adoption accélérée
de l’assainissement naturel surveillé (ANS) pour
le traitement du gradient vertical du panache.
|
|
| L’amélioration
du rendement en matière de durabilité des projets
de restauration des sites miniers désaffectés par
la réduction de la consommation d’énergie
et des émissions de gaz à effet de serre
|
| plus |
Tracy Ma2, Stefan Reinecke1, Michael Nahir2
1Stratos Inc.
2Ministère
des Affaires indiennes et du Nord canadien
Les responsables du Programme des sites contaminés du
Nord (PSC) sont chargés d’assurer la gestion d’un
certain nombre de propriétés contaminées
qui sont le résultat d’activités minières
du secteur privé, d’explorations pétrolières
et gazières, et d’activités militaires du
gouvernement. Les responsables du PSC s’efforcent de maximiser
la durabilité écologique de leurs activités
de restauration, en se concentrant sur la consommation d’énergie
et les émissions de gaz à effet de serre connexes.
On a retenu les services de Stratos Inc. pour effectuer une évaluation
des gaz à effet de serre et de l’énergie
pour deux grands projets de restauration qu’entreprend
le Programme des sites contaminés du Nord. Ces projets,
le Projet de restauration de la mine Giant (mine Giant) et
le Projet de fermeture de la mine de Faro (mine de Faro), sont
deux
des plus importants projets visant des sites contaminés
au Canada et sont susceptibles de présenter un certain
nombre de possibilités de réduction des émissions
de gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie.
L’évaluation avait les objectifs suivants : 1)
cerner les possibilités d’amélioration
de la durabilité écologique
de ces deux projets en réduisant la consommation d’énergie
et les émissions de gaz à effet de serre, et
2) identifier des technologies durables, comme des technologies
d’énergies renouvelables, que l’on pourrait
intégrer aux projets et réussir à mettre
en œuvre dans les climats nordiques.
On a cerné des
possibilités à court terme
pour ce qui est de réduire la consommation d’énergie
et les émissions de gaz à effet de serre
pour le matériel, l’infrastructure et les
pratiques actuels. On a cerné des possibilités à moyen
et long terme pour les activités et les systèmes
prévus,
concernant l’infrastructure et le matériel
actuels et nouveaux. Les meilleures possibilités
d’intégrer
des ressources d’énergies renouvelables sur
le site pour les deux projets concernent le chauffage des
locaux dans
les bâtiments, le petit matériel à faibles
besoins énergétiques (c.-à-d. les
stations de surveillance) et les systèmes de traitement
et de collection d’eau à long terme.
Le présent
exposé donnera un aperçu de haut
niveau de l’approche et de la méthodologie
pour l’évaluation des gaz à effet de
serre et de l’énergie, résumera les
résultats
de l’évaluation, traitera des considérations
liées à la maximisation de l’utilisation
de sources d’énergie et autres technologies
adaptées,
et présentera les approches de gestion et techniques
pour l’intégration de la réduction
des gaz à effet
de serre et de la consommation d’énergie aux
grands projets de restauration dans les régions éloignées.
|
|
| L’élaboration
d’un outil d’aide à la décision en
matière de durabilité pour la restauration de sites
|
| plus |
Robert Noël-de-Tilly1, Sylvain Hains1, Benoit Bourque1,
Jean-René Michaud2, Sébastien Yelle3, Valérie
Morin3
1Golder Associates Ltd.
2Environnement Canada
3Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Golder Associates Ltd. (Golder) a élaboré un outil
d’aide à la décision afin d’intégrer
les principes de développement durable aux projets de
restauration. Au départ, on avait élaboré cet
outil en 2007 pour une compagnie de chemin de fer nord-américaine
afin d’améliorer la gestion des sites contaminés à l’échelle
de ses opérations. Depuis, l’outil (appelé GoldSET)
a servi en Europe, en Australie, aux É.-U. et au Canada,
aux fins de la restauration de sites et de la gestion de déchets.
Il comprend un cadre qui permet d’effectuer une évaluation
du « triple résultat », en tenant compte de
considérations techniques, économiques, environnementales
et sociales. L’outil comprend également un cadre
exécutable pour aider à la prise de décision
pragmatique, tout en tenant compte de ces questions. Il sera
question d’une adaptation récente de l’outil.
On a retenu les services de Golder afin d’adapter son
outil de sélection en matière de durabilité pour
soutenir la planification de projets de restauration pour un
organisme gouvernemental canadien. Dans le cadre de ce projet,
on a sélectionné des indicateurs de durabilité en
fonction des exigences et des caractéristiques des sites
contaminés fédéraux, des stratégies
de durabilité gouvernementales, des lignes directrices
internationales et de documents de référence
scientifiques. À l’aide
de ces indicateurs, on a élaboré l’Outil
fédéral d’évaluation de la durabilité afin
d’aider les gestionnaires à déterminer
quelles options de restauration sont les plus durables en faisant
l'évaluation
des impacts environnementaux, sociaux et économiques.
L’outil comprend des indicateurs qualitatifs et quantitatifs.
On peut entrer les indicateurs quantitatifs directement dans
l’outil ou les estimer au moyen de modules d’analyse
du cycle de vie (LCA) simplifiés, conçus expressément
pour les technologies de restauration. Les technologies actuellement
comprises sont les suivantes : 1) l’excavation et l’élimination
de terre; 2) les systèmes d’extraction à phases
multiples; 3) la biorestauration in situ; 4) l’oxydation
chimique; et 5) les systèmes de pompage et de traitement.
On a élaboré les modules de LCA simplifiés
pour permettre une comparaison quantitative de premier ordre
des impacts environnementaux du cycle de vie des diverses
technologies de restauration applicables à un site
contaminé,
aux fins de la sélection d’une technologie de
restauration. On a élaboré les modules de LCA
simplifiés
conformément aux normes internationales actuelles
ISO 14040:2006 et ISO 14044:2006. Les catégories d’impacts
actuellement comprises dans les modules LCA simplifiés
sont les émissions de gaz à effet de serre,
la consommation d’énergie, l’utilisation
d’eau
et les déchets.

Figure 1 : Schéma de processus pour l’excavation
et l’élimination de terre
On a établi les frontières de système pour
les technologies de restauration comprises dans ce projet par
des consultations auprès de spécialistes en restauration,
afin d’illustrer tous les processus nécessaires à un
projet de restauration et d’assurer la conformité avec
les schémas fournis par l’étude intitulée Life
Cycle Framework for Contaminated Site Remediation Options exécutée sur demande du ministère de l’Environnement
et de l’Énergie de l’Ontario (1998). La Figure
1 présente un exemple de schéma de processus.
Figure 2 : Résultats de l’évaluation en matière
de développement durable pour les deux options
On illustrera les résultats de l’évaluation
fédérale de la durabilité par une représentation
ternaire (Figure 2), où l’option la plus durable
est représentée par le triangle le plus grand et
le plus équilibré par rapport aux trois axes du
graphique (le rendement, environnemental, social et économique
de l’option envisagée).
|
|
| Assainissement amélioré :
Le cadre décisionnel de l’ITRC pour la transition
de l’assainissement actif à l’assainissement
naturel
|
| plus |
Grant R. Carey et le Dr Edward
A. McBean, Porewater Solutions
L’assainissement amélioré (EA) est défini
comme l’utilisation de technologies durables à faibles
besoins énergétiques dans le but de réduire
le flux de masse d’une zone source ou d’augmenter
la capacité d’assainissement d’un aquifère.
Un remède d’EA a pour but de faciliter la transition
des mesures de restauration agressives vers l’assainissement
naturel surveillé (ANS). Lorsqu’on évalue
l’efficacité d’un remède d’EA,
il faut répondre à la question suivante (ITRC,
2008) : [Traduction] « Est-il possible, par des améliorations,
de stimuler les processus d’assainissement naturels pour
qu’ils fonctionnent plus efficacement et durent d’eux-mêmes
sans autre intervention? » L’Interstate Technology
and Regulatory Council (ITRC) a récemment élaboré un
guide afin d’orienter les autorités de réglementation
et les spécialistes dans la mise en œuvre des remèdes
d’assainissement amélioré (EA). [Remarque
: l’auteur-ressource était membre de l’Enhanced
Attenuation: Chlorinated Organics Team de l’ITRC qui a élaboré ce
guide.]
Le présent exposé décrit ce qui
suit : 1) l’importance de déterminer l’équilibre
entre la charge provenant de la source et la capacité d’assainissement
de l’aquifère; 2) le cadre décisionnel de
l’EA qui peut servir à prendre des décisions à l’égard
de la restauration des sites; et 3) la boîte à outils
de technologies d’EA recommandée par l’ITRC
que l’on peut envisager pour des options de restauration
de sites. Il sera question des critères utilisés
pour assurer l’adoption de technologies durables à faibles
besoins énergétiques dans le cadre d’un remède
d’EA. Un exemple conceptuel servira à illustrer
un calendrier de restauration pour assurer la transition entre
la restauration agressive à la source et l’EA/ANS.
Nous donnerons un aperçu des avantages et des limites
possibles des remèdes d’EA, par un examen des études
de cas disponibles dans la documentation. De plus, nous résumerons
la stratégie employée pour intégrer l’EA à divers
programmes réglementaires aux États-Unis.
|
|
| Construire un pont pour
la collectivité : Le projet de restauration du cap Christian,
au Nunavut
|
| plus |
Philippe Simon, Qikitaaluk Environmental Inc.
La Garde côtière américaine a construit
le cap Christian et on l’a exploité de 1954 à 1975
dans le cadre du réseau de communication élaboré dans
l’Arctique au cours de la guerre froide. En avril 2007,
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada a émis
un appel d’offres pour la restauration de ce site contaminé fédéral
et l’on a attribué le contrat à Qikiqtaaluk
Logistics. Le présent exposé n’a pas pour
but de décrire les travaux de restauration, mais plutôt
de relater la manière dont l’un des défis
donnera lieu à des efforts de développement durable
qui seront très bénéfiques pour la collectivité avoisinante
et l’environnement en général.
Le site du
cap Christian est situé à environ 16
km de la collectivité de Clyde River, sur la rive du
détroit
de Davis, au Nunavut. Le site est accessible par aéronef
léger, au moyen de la vieille piste d’atterrissage
de la plage, qui est très molle et nécessiterait
d’importantes améliorations si l’on voulait
l’utiliser aux fins des activités de restauration.
Dans le passé, on utilisait une route, mais, actuellement,
elle n’est praticable que pour les véhicules tous
terrains, à cause d’importants dommages aux nombreuses
traverses de ruisseaux et de l’absence d’un pont
sur la Clyde River. Au cours du processus d’appel d’offres,
l’entreprise Qikiqtaaluk a tenu des consultations auprès
des représentants de la collectivité de Clyde
River, qui ont mentionné souhaiter depuis longtemps
avoir une traverse permanente, y compris un pont, pour pouvoir
accéder
directement au détroit de Davis et ainsi réduire
la consommation de carburant par les bateaux utilisés
pour la chasse. L’entreprise Qikiqtaaluk a décidé de
mener ce projet à ses propres frais, sans imputer de
dépenses
au contrat de restauration.
Le présent article expliquera
toutes les étapes,
y compris les études sur les poissons, les plans compensatoires
de l’habitat, la conception et la construction du pont
et l’installation des ponceaux, qui étaient nécessaires
pour établir une route permettant de soutenir les activités
de restauration, dont l’achèvement est prévu
pour 2010. Une fois le projet achevé, on laissera à la
collectivité une structure permanente, qui lui donnera
un accès plus direct à ses ressources, et l’on
aura assuré l’assainissement de l’habitat
des poissons, endommagé par la circulation. Ce sont
là des
considérations de durabilité dont on a tenu compte
dans le projet de restauration du cap Christian au Nunavut.
|
|
| Bilans environnementaux
des travaux de réhabilitation et de construction : Un
outil de réflexion
|
| plus |
Tony Hawke, géo. Terrapex Environnement
Ltée.
Comme professionnels de l’environnement, nous avons tous
des choix à faire lorsque vient le temps de gérer
un projet de réhabilitation. Ces choix concernent entre-autre
la technologie que l’ont veut utiliser, la machinerie et
l’équipement nécessaires, la disposition
du matériel contaminé, etc. Mais ces choix, qui
sont importants et que l’on fait tous les jours, observent-ils
les principes du développement durable ?
L’essence de cette présentation est de susciter
une réflexion par rapport aux choix que nous effectuons
lors de la gestion de projets à caractère environnemental.
Rappelons-nous que le développement durable est un état
harmonieux entre l’environnement, l’économie
et l’aspect social de notre société…

Le temps et l’argent sont les deux paramètres les
plus considérés, et avec raison, mais l’on
oublie très souvent des éléments tels que
les dépenses énergétiques engendrées
par les travaux de terrain et les impacts que ces derniers peuvent
avoir sur la faune, la flore et l’aspect visuel d’un
site. Sommes-nous vraiment conscients que dans certains cas,
le bilan environnemental est négatif, c’est-à-dire
que les effets négatifs de la contamination en place peuvent être
moindres que les torts causés à l’environnement
par les travaux de réhabilitation? Il serait alors intéressant
de développer un outil facile et rapide d’utilisation,
pour aider les professionnels de l’environnement à effectuer
de meilleurs choix… des choix qui respectent les fondements
du développement durable.
|
|
|