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Volet B : Études de cas de
restauration
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Gérer l’incertitude
en faisant des plans en vue des impondérables connus et
des impondérables inconnus
Projet de restauration de la mine Giant
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| plus |
Mark Cronk, P.Eng, gestionnaire principal de projet, Projet
de restauration de la mine Giant, Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada
En 1999, les activités minières de la mine Giant,
dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, ont cessé après
56 ans d’exploitation aurifère, grâce auxquelles
cette mine est devenue le producteur d’or le plus important
des Territoires. Lorsqu’en 1999, l’ancien propriétaire,
Royal Oak Mines, a été mis sous séquestre,
le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien
(MAINC) a commencé à participer activement à l’entretien
de la mine afin de protéger la santé et la sécurité humaine
et l’environnement.
Le processus de grillage utilisé pour
extraire quelque sept millions d’onces d’or du
minerai réfractaire
de la mine Giant a produit presque 237 000 tonnes de poussière
de trioxyde de diarsenic en sous-produit, que l’on a
récupéré dans
un dépoussiéreur à sacs filtrants. Ce
volume important de poussière de trioxyde de diarsenic,
qui est une forme d’arsenic très soluble et très
toxique, est conservé dans 14 galeries ou fourneaux
souterrains. En surface, on trouve plusieurs dangers, y compris
quatre bassins
d’accumulation de résidus distincts, un bassin
de boue, un bassin de décantation et les barrages connexes.
La plupart des bâtiments sur le site sont en très
mauvais état et seront éventuellement démolis.
Les risques associés à un groupe de bâtiments
appelé complexe de grillage constituent une source particulière
de préoccupation, étant donné que ces
bâtiments
sont très contaminés par de la poussière
de trioxyde de diarsenic et de l’amiante fibreux libre.
Autour du site minier, l’arsenic et des sols contaminés
par des hydrocarbures présentent des risques supplémentaires,
ainsi que de nombreux puits et excavations souterraines partout
sur le site.
En 2004, le MAINC a retenu Travaux publics et
Services gouvernementaux Canada (TPSGC) à titre de
fournisseur de services, afin de superviser la gestion du
site de la mine
Giant. Ainsi, TPSGC
s’est retrouvé dans la situation difficile d’être
chargé d’assurer l’entretien de l’un
des sites contaminés les plus importants et les plus
complexes au Canada tour en ayant recours à une infrastructure
délabrée âgée
de 60 ans. En plus de l’infrastructure en surface,
la mine Giant présente la complexité supplémentaire
associée à la nécessité de gérer
son infrastructure souterraine (mine) pour permettre l’inspection,
la conformité environnementale et les activités
futures de restauration visant la poussière de trioxyde
de diarsenic stockée dans le sol.
C’était
un défi important pour TPSGC, le
MAINC et leur équipe d’experts de mettre en
place un mode de passation de marchés qui permettrait
de réagir
rapidement et efficacement à la large gamme d’impondérables
qu’ils s’attendaient à rencontrer au
cours des cinq à sept années d’entretien,
sans mentionner les impondérables inconnus. En fait,
le marché stipulait
ceci : [Traduction] « faites ce qu’il faut
pour garder le site conforme aux règlements »;
je vous laisse deviner ce que cela veut dire. Il fallait
donc
une approche novatrice
pour l’élaboration de marchés publics
qui soient assez flexible pour tenir compte de l’entretien
quotidien du site, de la protection de l’environnement
et de l’atténuation des risques émergents
associés à la gestion d’un site minier
abandonné de
60 ans. Cette approche novatrice a permis d’établir
un équilibre relativement aux risques contractuels,
entre le Canada et l’entrepreneur, pour l’entretien
continu de ce site contaminé, jusqu’à ce
que la restauration complète puisse commencer.
Le
présent exposé traitera des défis
liés à l’entretien
d’un site minier de 60 ans à l’aide
d’une
vieille infrastructure et de la manière dont on
a relevé ces
défis, et présentera des exemples des types
d’obstacles
qu’il faut surmonter couramment.
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|
| La désaffectation
de l’aciérie de Sydney et le réaménagement
du site de 180 hectares
|
| plus |
Gary Campbell, Nova Scotia Lands Inc.
Jadis, Sydney Steel (Sysco) était responsable de 50 %
de toute la production d’acier au Canada. Des pertes financières
prolongées ont entraîné la fermeture de l’aciérie
en 2000. Le gouvernement provincial a établi un fonds
de 317 millions de dollars pour la désaffecter, réaménager
le site et fournir la part de la province dans le nettoyage des étangs
bitumineux de Sydney. Il a fallu démolir plus de 50 bâtiments
importants et autres structures, et assurer la restauration de
zones étendues de contamination. Une zone du site a nécessité la
réalisation d’un projet de solidification ex situ
de 150 000 tonnes, à l’aide d’un malaxeur à hélice
construit spécialement pour cela.
La désaffectation
de l’aciérie est essentiellement
terminée, et des travaux d’envergure sont en cours
pour réaménager le site en installation d’important
parc commercial. De plus, on réaménagé certaines
zones du site pour soutenir les activités de restauration
des étangs bitumineux et de l’ancien site des
fours à coke
de Sydney avoisinants. Des renseignements supplémentaires
sont disponibles sur les sites Web www.nslands.ca et www.tarpondscleanup.ca.
Le
présent exposé traitera de l’historique
du site de l’aciérie et du programme de désaffectation
et de restauration pour son réaménagement.
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|
| La stratégie de
gestion des projets environnementaux à long terme pour
les sites des radars à courte portée du Système
d’alerte du Nord dans l’Arctique
|
| plus |
Dr Ken Reimer1,
Dr Daniela Loock1,
Darren White1,
Kendra Leek1,
Marten Devries1, Kim Kalen2, Al Cameron2
1Groupe
des sciences de l’environnement, Collège
militaire royal du Canada
2Bureau du Système d’alerte du Nord, ministère
de la Défense nationale
Le Système d’alerte du Nord (NWS) est le fruit
d’une collaboration entre le Canada et les États-Unis
qui permet d’assurer la surveillance aérospatiale
au-dessus de l’Arctique nord-américain. Entre 1986
et 1992, on a construit 47 stations de radars à courte
et longue portée sans personnel en sol canadien. En 1996,
le Bureau du Système d’alerte du Nord (NWSO) a lancé un
programme de gestion à long terme pour la documentation
des conditions environnementales de ses stations de radars à courte
portée (SRR). Ce programme comprend des évaluations
environnementales de sites, phase II, pour évaluer les
pratiques opérationnelles à ce jour. Étant
donné que les Critères d’assainissement du
Réseau avancé de pré-alerte (RAPA) pour
les éléments inorganiques et les diphényles
polychlorés (BPC) sont toujours pertinents en matière
d’environnements arctiques, on les utilise comme normes
pour cerner les secteurs de préoccupation potentiels.
On évalue les hydrocarbures pétroliers selon le
Protocole du ministère des Affaires indiennes et du Nord
canadien (MAINC) pour la restauration des sites militaires abandonnés.
On évalue les autres contaminants qui sont source de préoccupation
selon les lignes directrices du Conseil canadien des ministres
de l’environnement (CCME). Ces évaluations permettront
d’établir les conditions environnementales de base
de chaque site. À la fin de 2008, le Groupe des sciences
de l’environnement (ESG) du Collège militaire royal
du Canada avait terminé neuf évaluations de sites.
On ajoute les renseignements des enquêtes et des évaluations
réalisées au Système d’information
géographique (SIG) actif du NWSO. Le SIG réunit
toutes les données spatiales et aspatiales concernant
les sites. Les données comprenaient les données
analytiques recueillies dans le cadre des activités d’évaluation
ou de restauration, les plans des sites, les enquêtes,
les photographies et d’autres renseignements produits dans
le cadre de l’exploitation des sites. La gestion de ces
données dans un dépôt central facilite l’identification
et la gestion des questions courantes liées à chaque
emplacement réservé, et permet de réduire
les activités de collecte de données liées à la
désaffectation des sites à exécuter dans
l’avenir.
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|
| Le Projet de restauration
de la mine Giant : Une approche de planification progressive
|
| plus |
Martin Gavin, P.Eng, gestionnaire, Projet
de restauration de la mine Giant, ministère des Affaires
indiennes et du Nord canadien
En 1999, les activités minières de la mine Giant,
dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, ont cessé après
56 ans d’exploitation aurifère, grâce auxquelles
cette mine est devenue le producteur d’or le plus important
des Territoires. Lorsqu’en 1999, l’ancien propriétaire,
Royal Oak Mines, a été mis sous séquestre,
le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien
(MAINC) a commencé à participer activement à l’entretien
de la mine afin de protéger la santé et la sécurité humaine
et l’environnement.
Le processus de grillage utilisé pour
extraire quelque sept millions d’onces d’or du
minerai réfractaire
de la mine Giant a produit presque 237 000 tonnes de poussière
de trioxyde de diarsenic en sous-produit, que l’on a
récupéré dans
un dépoussiéreur à sacs filtrants. Ce
volume important de poussière de trioxyde de diarsenic,
qui est une forme d’arsenic très soluble et très
toxique, est conservé dans 14 galeries ou fourneaux
souterrains. En surface, on trouve plusieurs dangers, y compris
quatre bassins
d’accumulation de résidus distincts, un bassin
de boue, un bassin de décantation et les barrages connexes.
La plupart des bâtiments sur le site sont en très
mauvais état et seront éventuellement démolis.
Les risques associés à un groupe de bâtiments
appelé complexe de grillage constituent une source particulière
de préoccupation, étant donné que ces
bâtiments
sont très contaminés par de la poussière
de trioxyde de diarsenic et de l’amiante fibreux libre.
Autour du site minier, de l’arsenic et des sols contaminés
par des hydrocarbures présentent des risques supplémentaires,
ainsi que de nombreux puits et excavations souterraines partout
sur le site.
Avec l’aide d’un conseiller technique,
le MAINC a élaboré un
plan de restauration pour le site. Alors que l’on faisait
une demande pour obtenir un permis pour l'eau, on a présenté le
plan de restauration à l’Office d'examen des
répercussions
environnementales de la vallée du Mackenzie (MVEIRB)
aux fins d’évaluation environnementale (ÉE).
Pendant que l’ÉE avance, la planification de
la mise en œuvre du projet se poursuit, tout comme l’entretien
du site.
Le présent exposé décrira l’approche
de planification progressive sur le cycle de vie d’un
grand projet de restauration, qui est continue du début à la
clôture. Il sera question des défis en matière
de planification liés au traitement des questions
d’approvisionnement,
juridiques et d’exécution, et des stratégies élaborées à cet égard.
Le présent exposé traitera également
des étapes
précises et dynamiques des grands projets de restauration,
comme la planification pré-projet, la conception,
les approbations réglementaires, les nombreuses étapes
de la mise en œuvre, la clôture et la surveillance
ainsi que l’entretien à long terme. Il sera
question de l’élaboration des structures d’exécution
du projet pour chaque étape.
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| La fermeture du site
d’un champ de tir dans un bassin hydrographique municipal
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| plus |
Lisa Poier et Holly Herald, Gendarmerie royale du Canada
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a loué une propriété relevant
du District de l’agglomération de Vancouver (anciennement
connu sous le nom de District régional de Vancouver),
afin d’exploiter une installation de champ de tir de formation
(champ de tir) de 1989 à 2006. Étant donné que
le site se trouvait à l’intérieur du périmètre
du bassin hydrographique de Coquitlam, en C.-B., près
et en amont du confluent de la crique Ore et de la rivière
Coquitlam, la protection environnementale était primordiale
tout au long de l’utilisation et de la fermeture du site.
Le Groupe du développement durable de la GRC a conçu
et mis en œuvre une approche pour l’entretien continu
du site tout au long de l’exploitation du champ de tir,
afin de gérer l’accumulation des munitions tirées
dans les buttes de tir derrière les cibles et de réduire
la sédimentation et l’érosion.
En 2004, la
GRC a retenu les services de Keystone Environment Ltd. pour élaborer
une stratégie de fermeture du
site du champ de tir, dont l’exploitation a pris fin
par la suite en avril 2006. La fermeture du site impliquait
une série
d’enquêtes détaillées sur le site,
d’évaluations de l’habitat et par des arboristes,
et des communications avec le propriétaire. On a déterminé qu’une
stratégie mixte de restauration physique et d’évaluation
et de gestion des risques serait la solution qui conviendrait
le mieux au traitement de la contamination par métaux
des sols et sédiments du site dans les buttes de tir,
les zones atteintes par les munitions tirées au-delà des
buttes, les allées du champ de tir où les utilisateurs
se tenaient pendant la formation et les fossés et les
cours d’eau éphémères traversant
le site.
On a terminé les travaux de restauration physique à l’automne
2007, et l’on a effectué une évaluation
des risques pour la santé humaine et l’écologie,
y compris une évaluation supplémentaire de
l’habitat
afin de s’assurer qu’aucune espèce en
voie de disparition ne se trouvait sur le site, ni n’utilisait
les environs du site comme habitat. Les résultats
ont confirmé que la restauration physique avait été efficace
et que les risques potentiels restant sur le site sont suffisamment
faibles pour atteindre les objectifs de gestion du site.
En utilisant ce site comme objet d’une étude
de cas, la GRC a élaboré d’autres moyens
d’offrir
la formation au tir obligatoire et exploite actuellement
un champ de tir partiellement fermé muni d’un
système
de récupération des balles caoutchouté qui
permet d’améliorer la protection de l’environnement,
la capture et le recyclage des munitions tirées. De
plus, on a commencé des plans visant à construire
une installation moderne de salle de tir, qui permettra d’atténuer
les risques potentiels pour l’environnement dans les
années à venir.
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| Une approche coopérative
et intégrative pour l’évaluation et la restauration
de l’arrière port de Kingston et ses propriétés
connexes
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| plus |
Kenneth J. Reimer, Viviane Paquin, Astrid Michels, Tamsin
Laing
Groupe des sciences de l’environnement, Collège
militaire royal du Canada
Les activités industrielles traditionnelles ont laissé un
héritage de sédiments contaminés dans la
section sud-ouest de l’arrière port de Kingston.
Le Groupe des sciences de l’environnement (ESG) du Collège
militaire royal du Canada (CMR) mène des études
dans l’arrière port de Kingston afin de déterminer
l’incidence écologique de ces contaminants hérités.
Le Cataraqui River Stakeholder Group (CRSG) oriente cette recherche
et a pour tâche principale d’établir une stratégie
de gestion de l’environnement pour les sédiments
contaminés. Les membres du CRSG sont Parcs Canada, Transports
Canada, Environnement Canada, Pêches et Océans Canada,
le ministère de l’Environnement de l’Ontario,
Rideau Renewal Inc., la ville de Kingston, la Base des Forces
canadiennes Kingston et l’ESG. Le CRSG a adopté le
Cadre décisionnel Canada-Ontario pour l’évaluation
des sédiments contaminés des Grands Lacs afin d’orienter
les décisions de gestion des sédiments pour l’arrière
port de Kingston. Étant donné que le programme
de recherche élaboré par l’ESG aborde toutes
les questions scientifiques examinées dans le cadre, on
peut prendre une décision de gestion définitive.
On a effectué une délimitation préliminaire
de la zone dans laquelle la contamination a des incidences écologiques
nuisibles et où des mesures de gestion seront probablement
nécessaires. Le groupe doit maintenant arriver à un
consensus sur la conception d’une approche de restauration
et les études complémentaires nécessaires,
s’il en est, afin de délimiter avec plus de précision
la zone nécessitant des mesures de gestion. Le présent
exposé décrira le rôle de l’ESG dans
la facilitation d’une approche coopérative pour
le processus d’évaluation et de restauration, et
les avantages d’une telle collaboration dans les cas où plusieurs
intervenants partagent la responsabilité d’un site
et où il faut intégrer l’assainissement des
propriétés avoisinantes et l’enquête
sur ces propriétés à l’approche globale
d’évaluation et de restauration.
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| La gestion des sites
contaminés contribue au maintien et à l’amélioration
de l’intégrité écologique dans les
parcs nationaux du Canada
|
| plus |
Mikaïlou Sy, Kathie Adare, Jean-Claude Prévost
Agence Parcs Canada
En ce qui concerne la gestion des zones protégées,
l’intégrité écologique désigne
une condition propre à la région naturelle correspondante,
qui se retrouve vraisemblablement dans ses composantes biotiques
et abiotiques et dans leurs interactions, ainsi que dans sa fonctionnalité globale,
y compris les processus écologiques et le rythme des changements.
Les zones protégées, comme les parcs nationaux,
dont on maintient et améliore l’intégrité écologique,
présentent souvent une forte résistance au stress
et une forte résilience à la suite de perturbations,
et, par conséquent, sont des outils de gestion utiles
pour la conservation des ressources. Toutefois, les perturbations
comme la contamination, qui provient plus souvent qu’autrement
d’établissements préalables aux parcs, peuvent
bouleverser l’équilibre de l’intégrité écologique
et présenter des risques à long termes pour l’environnement
et la santé humaine, si l’on ne les gère
pas bien. En plus de la bonne gérance de l’environnement,
l’évaluation et la restauration ou la gestion des
risques à l’égard des sites contaminés
dans les parcs nationaux peuvent ainsi contribuer à maintenir
ou à rétablir des écosystèmes plus
sains. Le présent article résumera les principaux
risques environnementaux présentés par 20 sites
contaminés dans 20 parcs nationaux sur l’ensemble
du réseau de Parcs Canada, en faisant ressortir les voies
d’exposition et les récepteurs à risque,
ainsi que les mesures d’atténuation des risques
en place. De plus, le présent exposé montrera comment
les activités continues d’évaluation, de
restauration et de gestion des risques contribuent à maintenir
et améliorer l’intégrité écologique
dans les parcs nationaux du Canada, et à assurer une expérience
de qualité pour les visiteurs, tout en promouvant une
bonne gérance de l’environnement.
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| L’Initiative de
la région de Port Hope : Application des outils de gestion
de projets aux projets de restauration des sites contaminés
|
| plus |
Tim Palmeter, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Marcia Blanchette, Ressources naturelles Canada
Glenn Case, Énergie atomique du Canada limitée
Le présent exposé a pour but de montrer l’importance
d’appliquer les outils et processus de gestion de projets
aux projets de restauration des sites contaminés.
La gestion
de projets joue un rôle essentiel pour ce qui
est d’optimiser les ressources et de faire preuve de
bonne gérance dans l’exécution de programme.
Une approche globale pour la gestion de projets, intégrée à l’échelle
du ministère et convenant au niveau de risque et de
complexité,
accroitra les probabilités de produire les résultats
escomptés des projets.
L’Initiative de la région
de Port Hope (IRPH) est un programme communautaire ayant
pour but l’élaboration
et la mise en œuvre d’une solution de gestion
sécuritaire,
locale et à long terme concernant environ deux millions
de mètres cubes de déchets radioactifs de faible
activité (DRFA) issus des activités traditionnelles
dans la région de Port Hope, en Ontario. Depuis 2001,
dans le cadre de l’IRPH, on a effectué, à grande échelle,
des consultations publiques, des évaluations environnementales
et l’examen de la demande de permis à l’égard
des solutions proposées pour la gestion sécuritaire
et à long terme des DRFA dans la région de
Port Hope. L’IRPH amorce maintenant une phase de transition,
avec le principal objectif d’établir un cadre
de gérance et d’approvisionnement convenant à l’exécution
du projet.
Le projet de l’IRPH comprend ce qui suit
:
- la restauration de quelque 17 sites importants et environ 400
sites secondaires, pour un volume total de sol contaminé de
575 000 mètres cubes;
- la restauration de deux installations de gestion de déchets
radioactifs existantes, dont le volume total de sol contaminé est
de 950 000 mètres cubes;
- la restauration de cinq sites industriels, dont le volume total
de sol contaminé est de 50 000 mètres
cubes;
- la construction de deux installations en surface pour
la gestion des déchets à long terme, ayant
une capacité totale
de 2,5 millions de mètres cubes.
Ressources naturelles
Canada (RNCan), Énergie atomique
du Canada limitée (EACL) et Travaux publics
et Services gouvernementaux du Canada (TPSGC) se
sont engagés à exécuter
ce projet conformément au cadre de responsabilisation
fédéral et aux meilleures pratiques
de l’industrie,
et en tenant compte des considérations convenables
en ce qui concerne la gestion du projet, la gestion
des risques
et l’assurance de la qualité.
RNCan, à titre
de promoteur du projet, a l’entière
responsabilité de tous les aspects de l’IRPH.
EACL, à titre
de promoteur délégué du projet
et titulaire du permis, est chargé de la
direction globale du projet. TPSGC, en tant que
principale instance responsable de la passation
de marchés du gouvernement du Canada, est
chargé de
gérer les principaux marchés et les
principales activités d’acquisition
liés au projet.
L’utilisation d’outils
et de processus de gestion de projets (GP), comme
des mandats de projets et des structures
de répartition des tâches, est un élément
essentiel de la gestion de projets complexes et à intervenants
multiples, comme l’IRPH. La mise en œuvre
stratégique
des outils de GP aide les membres de l’équipe
de projet à prendre conscience du contexte
global du projet et permet une meilleure intégration
des objectifs et stratégies
propres au projet.
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|
| Les défis présentés
par la construction de parois et la restauration du site dans
le port d’Esquimalt : Restauration du chantier naval Yarrows,
BFC Esquimalt
|
| plus |
Jeff Nyman, SLR Consulting
Duane Freeman, BFC Esquimalt, ministère de la Défense
nationale
Andrew Smith, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Pour la restauration de l’ancien chantier naval Yarrows,
une propriété acquise par le ministère de
la Défense nationale (MDN) en 1996, on a utilisé des
technologies novatrices de restauration. La restauration était
difficile sur le plan technique en raison des conditions du site
et de l’emplacement : un port militaire-industriel en service,
avec des éléments importants liés aux Premières
nations, aux loisirs et à l’économie.
En
septembre 2008, le MDN a entrepris la restauration de l’ancien
chantier naval Yarrows, une propriété acquise
par le MDN en 1996 en guise et remplecement d’impôts
et de passifs environnementaux connus. L’acquisition
de la propriété, avec des passifs environnementaux
estimatifs (sol) de 1 à 2 millions de dollars (estimé de
1995), représentait une occasion unique de joindre Naden,
la zone administrative de la BFC Esquimalt, avec l’arsenal
CSM, le centre des opérations de la Flotte navale du
Pacifique du Canada, et de mettre la main sur des terres riveraines
précieuses
avec accès aux eaux profondes, tout en réduisant
le temps de déplacement et les frais de sécurité entre
les deux zones.
Le site a une histoire longue et variée,
qui comprend une présence militaire et industrielle
antérieure à la
confédération du Canada de 1867 et une présence
des Premières nations remontant vraisemblablement à l’époque
avant Jésus-Christ. Au cours des années 1890,
les activités de construction navale et de réparation
des navires ont pris de l’importance. En 1924, on a
rempli une zone étendue de Lang Cove pour établir
les limites du site. Le choix de matériaux de remblai
comprenait des blocs rocheux, du béton, des briques,
du mâchefer,
des scories, des copeaux de plomb, de la tôle, des
tuyaux et des billots créosotés.
Lorsque le
MDN a acquis le site, la plupart de l’infrastructure
avait été enlevée ou enterrée
et le site avait été recouvert de gravier
pour faire une aire de dépôt. En 2000, le
MDN a enlevé les
sols de surface contaminés connus et les a mis dans
une cellule de stockage de déchets aménagée,
puis, par la suite, les a évacués du site
en les transportant à des décharges autorisées.
On a installé des puits de surveillance et l’on
a surveillé le site dans le cadre de la stratégie
de gestion des risques.
En 2005, on a détecté des
produits en phase libre dans deux puits de surveillance
situés aux extrémités
opposées du site. On a réexaminé la
stratégie
de gestion des risques, on a entrepris des enquêtes
supplémentaires,
et Pêches et Océans Canada et Santé Canada
ont offert le soutien d’experts dans le cadre du
Plan d’action
pour les sites contaminés fédéraux,
afin de déterminer la meilleure approche pour
la gestion du site. Ce travail a débouché sur
la désignation
du site comme site contaminé de classe I, nécessitant
une restauration.
En 2007, on a élaboré un
plan de restauration, mais compte tenu du remblai hétérogène
du site, le MDN, en collaboration avec Travaux publics
et Services
gouvernementaux Canada, ne voulait pas prescrire la
méthode à utiliser
afin de permettre la réalisation d’une
excavation profonde dans la zone riveraine, seulement
les objectifs à atteindre.
Le but était de réduire au minimum la
responsabilité du
MDN et maximiser l’innovation et la compétitivité de
l’entrepreneur.
La restauration, amorcée
en septembre 2008, impliquait l’installation
de 3 200 m2 de
parois, composées
de boue bentonitique et de caissons percés, à une
profondeur de –14 m, et ancrées dans
3 pi d’argile
locale ou reposant sur le substrat rocheux. Cela
a permis de réaliser une excavation en vrac
jusqu’au
substrat rocheux de 60 000 m3 de
sol contaminé, à moins
de deux mètres du port d’Esquimalt.
L’installation
présentait des défis importants et
a permis de tirer plusieurs leçons, tout comme
l’excavation
en soi dans le sol contaminé. On a trouvé, à de
grandes profondeurs, de nombreux réservoirs
de stockage souterrains qui contenaient des produits
en phase libre, ce qui
augmentait considérablement l’étendue
et l’importance de la contamination du sol
découverte
sur le site.
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