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Volet A : Technologies d’évaluation
et de restauration novatrices
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| Enquête sur l’intrusion
des vapeurs du sol à un site dans le Nord du Manitoba
et les implications pour les directives de Santé Canada
sur l’évaluation de l’intrusion des vapeurs
aux sites contaminés
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| plus |
Lindsay Smith1, Dr Ian Hers2, Audrey Wagenaar2
1Santé Canada, 2Golder Associates
Les directives de Santé Canada sur l’intrusion
des vapeurs pour utilisation aux sites contaminés fédéraux
visent à mettre en application une approche axée
sur les facteurs d’atténuation afin de prévoir
les concentrations dans l’air intérieur à partir
des concentrations dans le sol, les eaux souterraines ou les
gaz souterrains. Toutefois, plusieurs sites fédéraux
sont situés dans les zones subarctique et arctique, où les
conditions peuvent se trouver à l’extérieur
des paramètres par défaut du modèle de Johnson
et Ettinger (J et E), qui a servi à élaborer ces
facteurs d’atténuation. On a choisi Brochet School,
dans le Nord du Manitoba, pour étudier l’intrusion
des vapeurs dans la zone subarctique.
La température du
sol sous l’école était
bien au-dessus du point de congélation (de 9oC à 18oC),
même à la mi-février, lorsque la température
de l’air variait de –5oC à –23oC et
la température du sol, mesurée dans un trou de
sonde à l’extérieur de l’école était
de –5oC. Une cause probable de la température élevée
du sol était une galerie chauffée. La présence
d’une poche de dégel de ce genre fait en sorte
que ni le pergélisol ni le gel en profondeur saisonnier
n’empêche
les vapeurs de migrer sous le bâtiment. Les concentrations
de vapeurs du sol sous le bâtiment variaient de 0,57
mg/m3 à 1
900 mg/m3 pour la fraction pétrolière F1 du CCME
et de 0,67 mg/m3 à 315 mg/m3 pour la fraction pétrolière
F2.
L’atténuation des vapeurs du sol à mesure
que la profondeur était moins grande, constatée à certains
emplacements de sondes à profondeurs multiples, et
des concentrations d’oxygène d’au moins
18 % révèlent
que la biodégradation aérobie des vapeurs d’hydrocarbures
a lieu. Les tâches en surface causées par les
fuites des tuyauteries à carburant et les sources
intérieures
de composés organiques volatiles (COV) ont brouillé le
calcul des facteurs d’atténuation propres au
site.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires
afin de déterminer dans quelle mesure on peut appliquer
les directives de Santé Canada aux sites dans les
zones arctique et subarctique, mais, selon cette première étude
détaillée, on peut s’en servir comme
outil de vérification.
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| Conception et construction
de couvertures en sol pour les installations de gestion des résidus
miniers dans les régions froides
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| plus |
Maritz Rykaart et Daryl Hockley, SRK Consulting (Canada) Inc.
Le présent article traite des phénomènes
qui peuvent avoir une incidence sur le rendement des couvertures
en sol construites sur les installations de gestion des résidus
miniers dans les régions froides. Il est question de l’état
des connaissances sur ces phénomènes et de leur
survenance dans les couvertures de résidus miniers existantes.
On utilise largement les couvertures en sol pour la gestion
des résidus miniers et des stériles. Toutefois,
les pratiques actuelles de conception et de construction des
couvertures
en sol sont fondées en grande partie sur l’expérience
dans les régions tempérées et sur la théorie
découlant de la physique des sols agricoles, qui est également
fondée en grande partie sur l’expérience
dans les régions tempérées. Par conséquent,
ces pratiques ne tiennent pas compte de plusieurs formes de
relief et processus potentiellement importants qui sont courants
dans
les régions froides.
On a identifié plusieurs
douzaines de formes de relief et processus qui ont une incidence
sur les sols dans les régions
froides. Les processus les plus répandus sont la congélation
du sol et la formation de glace de sol, le dégel du
sol et le tassement dû au dégel, et les cycles
de gel-dégel.
La cryoturbation, la solifluxion, la gélifluxion et
le refroidissement par convection peuvent également
survenir dans certaines conditions limitées. Les combinaisons
de ces processus dans certaines conditions particulières
de sol ou hydrologiques peuvent donner lieu à des
formes de relief comme des coins de glace, des pingos, des
thermokarsts,
des sols géométriques, des champs de blocs,
des buttes ou des hummocks, et des marmites bouillonnantes,
ainsi
qu’à un certain nombre de formes de relief moins
courantes. La vitesse de ces processus peut être assez
lente pour qu’ils ne soient pas évidents à l’observation
actuelle des couvertures en sol, mais assez rapide pour qu’ils
aient des effets importants sur la durée de vie nominale
des couvertures.
De plus, les régions froides présentent
des phénomènes
hydrologiques distincts. L’effet des conditions de
gel sur l’infiltration est un exemple de l’importance
pour la conception et le rendement des couvertures. D’autres
effets moins évidents peuvent également être
importants dans certaines circonstances particulières.
On a relevé près de 100 exemples de couvertures
en sol soit proposées pour construction, soit
construites sur des résidus miniers dans les régions
froides. Des renseignements détaillés sont
rarement disponibles, mais il semble qu’un nombre
très restreint des couvertures
construites ou proposées ont fait l’objet
d’un
examen du point de vue des régions froides. On
a examiné les
cas, peu nombreux, où des considérations
relatives aux régions froides ont influé sur
la conception et le rendement des couvertures. À mesure
qu’une
quantité de plus en plus grande de données
sur le rendement des couvertures nordiques devient disponible,
les
spécialistes des couvertures sont de plus en plus
en mesure d’apprendre de l’expérience,
et le présent
article fait état de certaines constatations,
dont les suivantes : 1) la place de l’utilisation
des couvertures dans le cadre global de gestion des résidus
miniers; 2) les principes et les concepts de conception
des couvertures en
sol en général et les différences
pour la mise en application nordique; 3) la construction
des couvertures
en sol en général et les préoccupations
propres aux régions nordiques; et 4) la mise à l’essai,
la surveillance, la modélisation et l’évaluation
du succès des systèmes de couvertures en
sol.
Il est nécessaire de mener des recherches
supplémentaires
sur les phénomènes fondamentaux des régions
froides, afin d’élaborer des outils prédictifs
et de conception qui tiennent compte des phénomènes
des régions froides, et des lignes directrices établissant
des pratiques exemplaires. Il sera question de quelques-unes
de ces suggestions.
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| Utilisation d’une
technologie mobile d’assainissement des sols pour le traitement
des sols contaminés par des métaux à une
propriété de phare du MPO
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| plus |
Colin Morrell, CleanEarth Technologies Inc.
Tasha Andrews, ministère des Pêches et Océans
Canada
Le ministère des Pêches et Océans (MPO)
a plusieurs sites contaminés dans la région des
Maritimes, pour la plupart des phares côtiers, qui présentent
des sols contaminés par des métaux, en raison principalement
de l’utilisation, dans le passé, de peinture au
plomb sur l’extérieur des bâtiments, de l’utilisation
de piles et de bains de mercure. La restauration de ces sites
peut être difficile, étant donné qu’un
grand nombre sont situés dans des emplacements d’accès
difficile ou éloignés, de sorte que les options
traditionnelles de restauration ne sont pas possibles sur le
plan logistique et financier. Par conséquent, le MPO a
décidé d’utiliser des technologies novatrices
pour la restauration, aux sites, des sols contaminés par
des métaux. Le MPO a établi un partenariat avec
CleanEarth Technologies Inc. (CleanEarth) pour la restauration à l’aide
d’une technologie d’assainissement des sols du site
du phare Swallowtail, situé sur l’île Grand
Manan, au Nouveau-Brunswick. Les responsables des évaluations
environnementales des sites ont trouvé dans le sol du
plomb et du baryum dépassant les concentrations établies
dans les lignes directrices du CCME; on a signalé des
concentrations disponibles aussi élevées que 8
730 mg/kg pour le baryum et que 67 400 mg/kg pour le plomb.
De plus, le résultat signalé pour le lixiviat dans
les zones de plus haute concentration de plomb étaient
de 653 mg/L, ce qui indique que le sol est considéré comme à lixiviat
toxique. Dans le cadre d’une évaluation du risque à la
santé humaine, on a calculé des niveaux cibles
propres au site de 870 mg/kg pour le plomb et de 900 mg/kg pour
le baryum, et les exigences pour la restauration. Le processus
d’assainissement des sols de CleanEarth utilise des modules
de séparation physique pour concentrer les métaux
sous forme de particules et les retirer de la matrice du sol
brut et, au besoin, la lixiviation et l’extraction pour
retirer les particules fines de métaux restantes et les
espèces ioniques / moléculaires qui peuvent rester
liées au sol suivant le traitement physique. Pour le phare
Swallowtail, CleanEarth a conçu un modèle réduit
de son unité mobile d’assainissement des sols, qu’il
est possible de transporter par air au site. Le projet est actuellement
en cours et implique le traitement d’environ 1 000 à 1 200
tonnes de sol contaminé. On a réussi à transporter
par air le prototype de circuit d’assainissement des sols
au phare Swallowtail, au cours d’une journée, en
pièces pesant chacune moins de 1 100 kg. On a commencé les
activités initiales de traitement vers la fin de l’automne
2008 et on les a poursuivies jusqu’à ce que le temps
de gel oblige à interrompre le traitement. On a repris
les activités de traitement en mai 2009, et jusqu’à présent
les résultats sont positifs. Avec environ 600 tonnes de
sol traitées, on a signalé des niveaux de plomb
dans le sol traité à des concentrations allant
de la non-détectabilité à 400 mg/kg, et
une concentration de plomb moyenne de 158 mg/kg. On a tiré de
nombreuses leçons en ce qui a trait à la mobilisation
et au traitement des sols contaminés sur les propriétés
de phares éloignées, grâce à ce projet
pilote. Suivant l’achèvement de ce projet, on concevra
un circuit d’assainissement des sols de seconde génération
afin d’intégrer les leçons tirées
et d’accroître le taux et le rendement du traitement.
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| Une nouvelle technologie
catalytique pour la restauration de sols contaminés par
des composés organophosphorés
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| plus |
Geneviève Thouin1, Wenxing Kuang1, Robert Focht1,
Dario Velicogna1, Konstantin Volchek2, Vladimir Blinov2,
R. Stanley Brown3, Alexeï Neverov3, Tamer Andrea3
1Science Applications International Corporation (SAIC Canada),
2Environnement Canada, 3Université Queen’s
Les composés organophosphorés (OP) forment une
importante famille de produits chimiques organiques avec une
grande variété d’applications y compris dans
les domaines de la lutte contre les animaux nuisibles, de la
pharmacologie et de la construction. La plupart des composés
OP sont facilement adsorbés par les particules du sol
et peuvent avoir un impact sur les eaux souterraines pendant
de longues périodes. Les produits de l’hydrolyse
des composés OP sont généralement non toxiques.
Cependant, la dégradation des composés OP par réduction,
oxydation, ou par voie thermique peut former des produits dangereux,
certains étant beaucoup plus toxiques que les produits
de départ.
L’objectif principal de cette étude
est de développer
et d’évaluer une méthode catalytique rapide
et écologique qui permette d’enlever et de dégrader
les composés OP présents dans les sols. Ce travail
se base sur un procédé innovateur mis au point à l’université Queen’s,
procédé dans lequel des ions métalliques
catalysent la dégradation de composés OP par
des alcools légers. Les complexes métal-ligand
de La3+, Zn2+ et Cu2+ accélèrent de plus de neuf
ordres de grandeur la méthanolyse de composés
OP, en particulier des agents de guerre chimique et des pesticides.
Des catalyseurs
métal-ligand attachés à des polymères
disponibles sur le marché sont aussi développés
afin de créer des systèmes catalytiques solides.
Deux
procédés sont testés pour la restauration
des sols. Le premier comprend l’extraction des contaminants
OP du sol par des alcools. Les contaminants extraits sont dégradés
par le système catalytique dans l’alcool qui peut être
réutilisé pour des extractions subséquentes.
Le catalyseur peut soit être ajouté sous forme
liquide à la
solution postextraction, soit la solution post-extraction peut être
passée sur un lit de catalyseur solide. Le deuxième
procédé de traitement catalytique utilise des
billes de polymère pour extraire les agents OP du sol.
L’extraction
en phase solide peut plus sélective envers des composés
précis. Elle empêche aussi l’extraction
de l’eau qui inhibe le procédé catalytique.
Après extraction, les composés OP sont dégradés
soit en submergeant les billes de polymère dans la solution
catalytique soit en passant la solution catalytique sur un
lit de billes de polymère. Après le traitement,
les billes peuvent être réutilisées pour
extraire plus de contaminants du sol et la solution catalytique
peut être
recyclée pour traiter plus de billes. Cette communication
présente les résultats des essais en laboratoire
menés sur des pesticides organophosphorés. Les
paramètres d’opération sont évalués
et optimisés pour les deux procédés afin
de préparer les démonstrations à l’échelle
préindustrielle.
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| La bioaugmentation :
Une technologie de restauration novatrice pour la restauration
des sites contaminés par l’éthylène
chloré
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| plus |
Sandra Dworatzek et Phil Dennis, SiREM
La culture KB-1® est une culture microbienne non pathogène
naturelle qui contient des Dehalococcoides (Dhc), le seul groupe
de microorganismes documenté qui provoque la déchloration
complète des éthylènes chlorés en éthylène
non toxique. Bien que les Dhc soient présents dans la
nature, les recherches indiquent que ces microorganismes ne sont
pas ubiquistes, et pas tous les Dhc peuvent provoquer la déchloration
complète des éthylènes chlorés. Aux
sites où les Dehalococcoides sont absents, la déchloration
du perchloréthylène (PCE) et du trichloréthylène
(TCE) s’arrête généralement au cis-1,2-dichloroéthylène
(cDCE), malgré la grande disponibilité de donneurs
d’électrons. On utilise la culture KB-1® pour
faire ce qui suit : établir la déchloration complète
aux sites qui ne contiennent pas de Dhc (ou les bons Dhc) et
accélérer les taux de déchloration afin
d’atteindre les butes de traitement. La bioaugmentation
des systèmes aquifères à l’aide de
la culture KB-1® produit une communauté microbienne
active capable de déchloration réductive complète,
ce qui permet de s’assurer que le PCE, le TCE et le cDCE
sont complètement déchlorés en éthylène,
sans période d’acclimatation indue et à des
taux qui conviennent à l’atteinte des buts de restauration.
On exécute la bioaugmentation par cultures microbiennes
de Dehalococcoides pour la restauration des sites contaminés
par l’éthylène chloré à l’aide
de cultures produites commercialement aux É.-U. et en
Europe depuis plus de huit ans. Toutefois, l’utilisation
de cette technologie novatrice n’était pas possible
au Canada jusqu’à l’obtention des approbations
fédérale et provinciales de la production et
de la vente de ces produits. Santé Canada et Environnement
Canada ont examiné la culture KB-1® dans le cadre
du Programme des substances nouvelles, et l’on a ajouté cette
culture à la Liste intérieure des substances
en août 2008, pour utilisation au Canada.
Le présent
exposé décrit les conditions
clés pré-bioaugmentation, y compris l’état
des Dehalococcoides (Dhc), les concentrations d’éthylène
chloré, la température de l’eau souterraine,
le pH, le potentiel d’oxydation-réduction et la
présence de co-contaminants inhibiteurs. Les paramètres
post-bioaugmentation à évaluer comprennent également
les taux de croissance des Dhc, l’étendue de dispersion
et les concentrations maximales de donneurs d’électrons
atteintes par les Dhc, les taux de dégradation des contaminants
et la formation de produits fils découlant de la dégradation.
On présentera également une étude de cas.
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| Développement
durable et novateur d’une colonne à bulles à suspensions
pour le traitement de l’exhaure de formations rocheuses
acides
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| plus |
Loretta Y. Li, Wanjing Xu et John R. Grace, Université de
la Colombie-Britannique
Le présent article résume le développement
d’un processus novateur intégrant un processus chimique
et un minéral du sol (la clinoptilolite) dans une colonne à bulles à suspensions
pour retirer les métaux de l’exhaure de formations
rocheuses acides. Ce processus implique l’adsorption cyclique
des métaux dans l’exhaure de formations rocheuses
acides enrichie de clinoptilolite et la régénération
du sorbant par désorption des métaux. Les résultats
expérimentaux indiquent que la clinoptilolite est un bon
sorbant pour le Zn et le Cu dans l’exhaure de formations
rocheuses acides; comme l’ont montré la diffraction
des rayons X, le MEB et le MET, la structure originale du sorbant
a retenu plus de 27 cycles multiples d’adsorption /
désorption et à des pH ≥ 2,5. L’efficacité de
retrait du Zn est beaucoup plus élevée pour les
colonnes à bulles à suspensions que pour les lits
fixes et les colonnes rotatives, qui nécessitaient seulement
20 minutes, plutôt que 24 heures. L’essai de la colonne à bulles à suspensions
a révélé que les particules à granulométrie
fine (de 300 à 500 µm) de clinoptilolite adsorbaient
30 % plus de Zn à un instant donné que les particules
grossières (de 850 à 1 400 µm). Les résultats
semblent indiquer que cette technique prometteuse pour le traitement
du lixiviat d’exhaure de formations rocheuses acides. Les
recherches en cours comprennent l’optimisation des conditions
d’utilisation et la modélisation prédictive.T
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| La contamination aux
hydrocarbures du substrat rocheux fissuré : analyse des
options de restauration, ancienne usine de traitement des eaux
usées huileuses, BFC Esquimalt, C.-B.
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| plus |
David Kettlewell, Robert Griffiths, Douglas Kroeker,
Jeff J. Lainsbury, Todd White
SNC Lavalin Environment Inc.
L’ancienne usine de traitement des eaux usées huileuses
(UTEUH) située à la BFC Esquimalt, en C.-B., a
servi d’installation de stockage de carburants en vrac
et d’épuration des eaux usées d’environ
1940 à 2005. L’ancienne UTEUH comprenait huit réservoirs
de stockage de carburant en surface, qui, avant les années
1970, servaient au stockage en vrac de combustible de soute C.
Depuis, on a désaffecté ces installations de stockage
de carburant. Depuis les années 1970, on utilisait cette
zone pour le traitement des eaux huileuses des navires de guerre
et des huiles usées du matériel et des véhicules
du ministère de la Défense nationale (MDN). On
transportait les eaux huileuses et les huiles usées à l’UTEUH
par camion-citerne et cylindres métalliques ou en les
pompant à partir d’une barge par une jetée
avoisinante.
Depuis 1994, on a effectué de multiples enquêtes à l’ancienne
UTEUH. Compte tenu de l’utilisation antérieure du
site, on a trouvé une contamination importante aux hydrocarbures
et l’accumulation de produits hydrocarbonés dans
les joints, les fissures et les intrusions de la roche calcaire
de fond, dans le sol sus-jacent et dans les eaux souterraines.
On a commencé les activités de restauration en
2005 et on les a poursuivies jusqu’en mars 2008. Ces travaux
comprenaient la fouille du sol ajouté contaminé par
des métaux et du sol contaminé par des hydrocarbures,
l’abattage à l’explosif du substrat rocheux
contaminé par des hydrocarbures, et le pompage et le traitement
des eaux souterraines contaminées.
À
la suite des travaux de restauration réalisés en
2008, on a constaté que la contamination aux hydrocarbures
persistait dans le terrain sus-jacent, le substrat rocheux et
les eaux souterraines du site. Construction de Défense
Canada et le MDN ont demandé à SNC-Lavalin Environment
Inc. d’évaluer les options de restauration pour
la contamination restante. Cela impliquait d’évaluer
l’atténuation naturelle contrôlée,
le pompage et le traitement, l’oxydation chimique sur le
site et la fouille. Le processus de sélection des options
de restauration impliquait l’évaluation des variables,
y compris la faisabilité technique, le calendrier, l’exploitation
et l’entretien de tout matériel nécessaire,
les probabilités de réussite, et le coût.
Compte tenu du résultat de la sélection des options,
on a choisi de mettre en œuvre la reprise du retrait de
la source dans le substrat rocheux contaminé par des hydrocarbures
au cours de l’exercice 2009-2010.
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| Démonstration à l’échelle
pilote d’un procédé innovateur et économique
d’extraction simultanée des HAP et des métaux
d’un site de la Garnison de Montréal de l’Armée
Canadienne
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| plus |
G. Mercier1, J.F. Blais1, V. Taillard1, M. Chartier1,
P. Dufresne2, S. Delisle3, J. Bournival4
1INRS-ETE, 2TECOSOL, 3Institut de Recherche en Biotechnologie,
4Ministère de la Défense Nationalet
Cette démonstration à l’échelle pilote
porte sur le procédé ex-situ « Organometox » qui
pourrait être opéré commercialement sur le
site ou hors du site. Il fait suite au développement du
procédé lors de la thèse de doctorat de
Mme Julia Mouton ainsi que la réalisation de deux études
antérieures qui ont été effectuées
sous contrat pour l’IRB et le CEMRS. L’option sur
le site est en général préférable
si la quantité à traiter est suffisante. L’excavation
et la remise en place du sol traité compose généralement
de 5 à 10% du coût unitaire de traitement lorsque
fait dans un cadre raisonnable. La contamination mixte, soit
la pollution combinée des sols par le plomb (Pb) et les
HAP est fréquente et problématique. Dans les procédés éprouvés
et appliqués dans des réussites commerciales, ce
genre de contamination mixte nécessite le traitement par
des procédés qui sont appliqués les uns
après les autres dans une chaîne de procédés.
Ainsi, les HAP sont enlevés dans un premier procédé,
par exemple un système de lavage de sol à l’aide
de surfactant, puis les métaux sont solubilisés
par un deuxième procédé, tel une étape
de lixiviation chimique ou des procédés miniers.
Cet agencement de procédés est souvent coûteux
par rapport à une contamination avec un seul type de contaminant.
Les technologies pour traiter ces deux types de polluants séparément
sont relativement nombreuses, quoique la décontamination
pour les HAP à 4, 5 ou 6 noyaux aromatiques soit loin
d’être aisée. Dans le cadre de ce projet,
nous avons démontré à l’échelle
pilote la combinaison, dans un même réacteur et
en même temps (simultané), de l’extraction
des métaux (principalement le Pb) par lixiviation chimique
et des HAP par un nouveau surfactant non-toxique et biodégradable.
Les principaux paramètres sont le choix du surfactant,
le choix des acides et des complexants, la teneur en solides
dans le réacteur, la température, les temps de
réaction, le nombre de lavages, le mode de récupération
des micelles HAP-surfactant et les divers types de sols en terme
de granulométrie et de composition (pH, granulométrie,
granulochimie, etc.). Le développement d’un procédé simultané à faible
coût a l’avantage de pouvoir traiter des contaminations
mixtes qui sont beaucoup trop coûteuses à traiter
actuellement en plus d’avoir l’avantage de pouvoir
s’appliquer à des cas où la contamination
est simple (métaux ou HAP). Cette opportunité élargie
considérablement le marché potentiel d’une
telle technologie. Les concentrés de HAP sont gérés
comme matière résiduelle dangereuse mais leur revalorisation énergétique
est à l’étude. Le concentré de métaux
est pour l’instant géré comme matière
résiduelle dangereuse mais son recyclage est envisageable
dans certains cas.
Six sacs de sol d’une tonne chacun ont été excavé sur
la base de la Garnison de Montréal. Les sols ont été acheminés
au laboratoire préindustriel de développement des
technologies environnementales de l’INRS-ETE à Québec.
Des essais d’une durée de huit mois ont permis de
tester toutes les étapes du procédé et d’obtenir
les critères de design pour une première installation
commerciale du procédé. Un enlèvement des
métaux entre 65 et 95 % et des HAP (surtout lourds) entre
80 et 99% a permis l’atteinte des critères permettant
la réutilisation du sol. Les résultats seront présentés
lors de la présentation.
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| Intégration de
la chaleur dans les processus biologiques, chimiques et physiques
pour la restauration des sols et des eaux souterraines
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| plus |
Mark Kluger, Dajak, LLC
Le principal mécanisme de retrait de masse du chauffage
avec résistance électrique (CRE) est l’extraction
des vapeurs du sol suivant la conversion des contaminants volatiles
dans la phase liquide vers la phase gazeuse. Aux sites où l’on
a mis en œuvre le CRE, on a constaté le fait imprévu
que des processus chimiques, biologiques et physiques accélérés
par chaleur produisent une quantité considérable
d’activité de restauration.
L’hydrolyse, qui
est très lente aux températures
normales des eaux souterraines (la demi-vie de la réaction
est généralement mesurée en décennies),
devient très rapide (moins d’une journée) à des
températures qu’il est facile d’atteindre à l’aide
du CRE. On utilise l’hydrolyse accélérée
par chaleur pour restaurer les alcanes halogénés
dans les sols et les eaux souterraines à divers sites,
y compris des sites en Géorgie et dans le Maryland.
De plus, le CRE permet d’obtenir des conditions qui conviennent à une
activité biologique accélérée pour
le traitement de contaminants dans la phase dissoute. Le CRE
accroît le contenu de carbone organique dissout de plus
d’un ordre de grandeur, ce qui produit des donneurs d’électrons
terminaux pour la biodégradation des solvants chlorés.
On a démontré que la bioactivité augmentait
au cours du CRE et à sa suite.
Pour ce qui est du traitement
des résidus d’hydrocarbures
et de goudron produits par les usines à gaz manufacturé,
on utilise un processus appelé flottation de bulles
de vapeur pour déplacer physiquement les hydrocarbures à longue
chaîne au haut de la nappe. On utilise un matériel
classique d’extraction multi-phase pour retirer les
contaminants. Le processus de flottation de bulles de vapeur
accéléré par
CRE peut réduire considérablement (une réduction
de concentration de plus de 85 %) les constituants du charbon
et du goudron dont le point d’ébullition est
de moins de 300°C. Ce processus ne laisse que les fractions
de pétrole et de goudron immobiles, insolubles et
non volatiles, de sorte que la contamination des eaux souterraines
devient négligeable et le risque associé à l’intrusion
de vapeurs se trouve grandement réduit.
Ainsi, les
processus chimiques, biologiques et physiques accroissent
l’applicabilité du CRE aux projets de restauration
environnementale, et permettent de traiter un plus grand
nombre de composés qu’on le croyait auparavant.
De plus, ces mécanismes permettent de réduire
les coûts énergétiques.
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