Présentations par affiches
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| Interventions contre les déversements
de biodiésel et assainissement des sols
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| plus |
Robert Focht1, David
Cooper1, Dario
Velicogna1,
Monique Punt1,
et Carl E Brown2
1Science
Applications
International
Corporation
(SAIC Canada)
2Environnement
Canada, Bureau
des Technologies
du Génie
des Urgences
Les carburants biologiques offrent plusieurs avantages par rapport
aux carburants à base de pétrole : la réduction
du cycle de vie des gaz à effet de serre, l’amélioration
de la qualité de vie et la renouvelabilité de l’approvisionnement énergétique.
Afin d’en promouvoir l’utilisation, on a établi
des objectifs pour l’ajout de biocarburants comme le biodiésel
aux carburants à base de pétrole traditionnels. Une conséquence
malheureuse mais inévitable de ceci est que les déversements
de biocarburants, purs ou mélangés, augmenteront avec
leur utilisation. Il est donc essentiel de disposer de méthodes
poussées d’intervention contre les déversements
et d’une technologie avancée d’assainissement des
biocarburants pour en soutenir le développement, la promotion
et l’utilisation accrue. À cause des différences
entre les propriétés physiques, chimiques et toxicologiques
du biodiésel et celles du pétrodiesel, les techniques
d’intervention et d’assainissement conventionnelles pourraient
ne pas s’avérer aussi efficaces dans le traitement des
déversements de biodiésel ou de mélange biodiésel-pétrodiesel.
Des essais sont en cours pour déterminer l’efficacité des
techniques actuelles de confinement et de récupération
mécanique dans le nettoyage du biodiésel. De plus, bien
que l’on considère généralement que le biodiésel
est une ressource facilement biodégradable et « non toxique »,
des données non scientifiques recueillies sur le terrain concernant
l’huile végétale indiquent que celle-ci peut rester
logée dans la subsurface pendant des dizaines d’années,
ce qui pourrait également être le cas du biodiésel.
On procède donc également à des essais en laboratoire
afin d’évaluer la biodégradation du biodiésel
dans la subsurface et l’efficacité de l’oxydation
chimique in situ pour l’assainissement des sols contaminés
au biodiésel.
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Assainissement in situ : Stabilisation
des eaux
souterraines contaminées par le plomb à l’aide
de APATITE II™
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| plus |
Annie Morin1,
Eng., M.Sc., Adriana Peisajovich2,
Eng., Ph.D., Richard Dalcourt3,
Eng, Judith Wright4,
Ph.D.
1Technorem
2Transport
Canada
3Environnement
Canada
4PIMS
MW
Inc.
L'aéroport de Havre-Saint-Pierre
est une propriété fédérale
gérée par la municipalité de
Havre-Saint-Pierre. Ce projet est le premier
projet de stabilisation du plomb réalisé en
milieu nordique avec la technologie de
l’APATITE II™. Le poster présenté lors
de l’Atelier national sur les sites
contaminés de 2006 montrait les
travaux de mise en place de la zone réactive
visant à fixer le plomb par l'ajout
l’APATITE II™. L'objectif du
projet est de réduire les concentrations
en plomb dissous sous la norme de potabilité du
Ministère du Développement
durable, Environnement et Parcs (MDDEP)
de 10 µg/L.
Le présent travail présente
les résultats des suivis de la qualité de
l'eau souterraine. Une année après
la mise en place de la zone réactive,
les concentrations en plomb variaient entre
5 µg/l et 490 µg/l. Les résultats
du suivi réalisé en novembre
2006, montraient une nette amélioration
avec une réduction moyenne des concentrations
de 89%. Malgré un temps de réaction
plus long que prévu, les résultats
démontrent l'efficacité de
la zone réactive à stabiliser
et diminuer l'enclave de contamination
en plomb. Les résultats suggèrent
que la faible température de l'eau
souterraine et l'absence d'infiltration
en surface pourraient avoir eu un impact
sur le temps de réaction. Le suivi
se poursuit en 2007. Cette technologie
est une approche prometteuse notamment
par sa facilité d'application et
par l'absence d'infrastructure volumineuse
de traitement ou d'entretien.
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| L’Élimination
de cyanure et d’ammoniac d’un lac minier de
la zone 2 de la mine Colomac (Territoires du Nord-Ouest)
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| plus |
Bill Coedy1, Roger
Pieters2,
6, Ken Ashley3,
John Chapman4, Sue
Watson5, Greg
Lawrence6,
Ken Hall6, Stephen
Shultz4, Hedy
Kling7
et James Edwards1
1Affaires indiennes et
du Nord Canada, Direction des polluants et de l’assainissement
2Université de
la Colombie-Britannique, Département des sciences de
la Terre et des océans
3Ken
Ashley and Associates Ltd
4SRK
Consulting Inc.
5Environnement
Canada, Direction de la recherche
sur la gestion des écosystèmes
aquatiques
6Université de
la Colombie-Britannique,
département
du génie
civil
7Algal
Taxonomy and Ecology Inc.
Cette affiche illustrera la procédure
d’élimination de cyanure et
d’ammoniac d’un puits de mine
rempli d’eau à Colomac, une
mine d’or abandonnée située
dans la forêt boréale éloignée à 220
km au nord-est de Yellowknife, dans les
Territoires du Nord-Ouest. Un transfert
d’urgence d’eau vers le puits
de la zone 2 (le principal site d’extraction
de minerai) y a eu lieu quand un bassin
de résidus voisin a atteint sa capacité maximale.
Cela a créé des concentrations élevées
de complexes de cyanure et des produits
de dégradation associés (thiocyanate
et ammoniac) dans le lac minier.
On a traité le bassin de résidus
et le puits de la zone 2 à l’engrais
phosphaté pour accélérer
la vitesse naturelle de dégradation
du cyanure, du thiocyanate et de l’ammoniac
et atteindre un niveau acceptable de qualité de
l’eau. Ce procédé accéléré d’élimination
naturelle des polluants a permis une réduction
du taux de contaminants dans le bassin
de résidus beaucoup plus rapide
qu’initialement prévu.
Cela dit, les données recueillies
dans le puits de la zone 2, plus profond,
indiquent que l’eau du lac minier
n’a pas complètement circulé.
L’engrais phosphaté n’a
pénétré que jusqu’à 25
m de la surface, alors que le lac a une
profondeur de 110 m. Sous cette couche
de surface, la colonne d’eau ne contenait
pas d’oxygène dissous. L’efficacité du
procédé accéléré d’élimination
naturelle pour la réduction de la
concentration de thiocyanate et d’ammoniac
est donc limitée à la couche
superficielle du lac, et la réduction
du taux total de contaminants ne s’y
est pas produite au même rythme que
dans le bassin de résidus.
En tenant compte de la qualité prévue
de l’eau, on a pris en 2005 la décision
d’installer un système de
déstratification pour faire circuler
la masse d’eau et pour y augmenter
la concentration d’oxygène
dissous, ceci afin d’accélérer
l’élimination du thiocyanate
et de l’ammoniac. La déstratification
a été effectuée à l’été de
2006. Neuf jours après son aération,
la colonne d’eau était complètement
mélangée; à la fin
de l’été, on n’y
détectait plus de thiocyanate et
le taux d’ammoniac avait diminué.
On procédera de nouveau à l’aération
de la colonne d’eau à l’été 2007
pour réduire encore plus le taux
d’ammoniac. Nous expliquerons ici
le système de déstratification
et ses effets.
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| L’Élaboration
d’une directive concernant la qualité des
sols pour la santé humaine en rapport avec le n-hexane
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| plus |
Ian Mitchell1, Anthony
Knafla2, Jillian
Carey2,
David Williams1, Margaret
Yole3, et Lindsay
Smith3
1Meridian
Environmental Inc.
2Equilibrium
Environmental
Inc.
3Santé Canada
Lors de la révision du standard
pancanadien relatif aux hydrocarbures pétroliers,
qui a duré cinq ans, Equilibrium
Environmental Inc. a soulevé certaines
préoccupations quant à la
toxicité particulière du n-hexane.
On a conclu que, si le n-hexane
constitue une partie importante des hydrocarbures
aliphatiques C6-C8, les objectifs de qualité des
sols fixés dans ce standard pourraient
ne pas suffire à en assurer la protection.
Afin de résoudre cette question,
Santé Canada a mandaté Meridian
Environmental Inc. et Equilibrium Environmental
Inc. pour l’élaboration d’une
directive sur la qualité des sols
pour la santé humaine en rapport
avec le n hexane, permettant ainsi l’évaluation à part
de cette substance.
L’élaboration de la directive
sur la qualité des sols a exigé qu’on
fasse l’étude des sources
de n-hexane dans l’environnement
et de l’exposition naturelle potentielle
de la population, ainsi qu’une évaluation
du devenir et du transport du n-hexane.
Il a également fallu qu’on établisse
de nouvelles valeurs de référence
de toxicité et des directives sur
la mesure de la qualité des sols
pour les terrains agricoles, résidentiels,
commerciaux et industriels, directives
basées sur le protocole du Conseil
canadien des ministres de l’environnement
(CCME).
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| Impacts secondaires des technologies
de réhabilitation In-situ sur la qualité de
l’eau souterraine
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| plus |
Béatrice Levasseur1 et Deborah
Schoen2
1Sanexen
Services Environnementaux
Inc.
2Santé Canada
Une revue de littérature, financée
par Santé Canada (Division des sites
contaminés) a été réalisée
dans le but d’étudier les
impacts secondaires sur la qualité de
l’eau lors de la réhabilitation
in-situ (barrières réactives
perméables [BRP], barbotage à l’air)
de sites contaminés par des solvants
chlorés. Les impacts secondaires
regroupent les modifications sur les paramètres
physicochimiques relatifs à la qualité de
l’eau en excluant la réduction
des concentrations des contaminants ciblés
ainsi que leurs sous-produits de dégradation.
Les médias réactifs (BRP)
ciblés pour cette étude sont
: fer zéro valent (FZV) (granulaire
et nanoparticulaire), injection d’une
source d’hydrogène, d’oxygène,
de carbone et de FZV (biodégradation).
Les données empiriques trouvées
dans la littérature sur le barbotage à l’air
et la biodégradation (BRP) sont
actuellement insuffisantes pour quantifier
les impacts secondaires sur la qualité de
l’eau. En revanche, le plus grand
nombre de rapport technique sur la mise
en place de BRP à base de FZV a
permis de mettre en évidence des
modifications de certains paramètres
physicochimiques tels que le pH, température,
conductivité spécifique,
potentiel d’oxydoréduction
(POR), oxygène dissous (OD), cations
et anions. Au total, sept sites (États-Unis)
ont été étudiés
et présentés dans cette revue
de littérature. De manière
générale, la mesure et le
suivi de ces paramètres sont réalisés
dans le but d’étudier la performance
et la longévité des médias
réactifs. En effet, une diminution
de OD à l’intérieur
du média entraîne une augmentation
de pH qui ralenti la dégradation
du trichloroéthylène (TCE)
ou encore diminue le potentiel réactif
du fer en le recouvrant d’un précipité.
Très peu de données en amont
et en aval des cellules sont donc disponibles.
Dans un tel contexte, il est difficile
de diagnostiquer les impacts secondaires
sur une plus grande échelle que
celle de la cellule réactive. À l’évidence,
il est urgent de concevoir une implantation
et une surveillance des puits selon une
base spatiale et temporelle adaptée
au suivi de la qualité de l’eau
souterraine. Ainsi ces améliorations
permettront de récolter des données
de terrain plus adéquates pour évaluer
l’ensemble des impacts des technologies
de réhabilitation sur la qualité de
l’eau comme le requiert la Loi
canadienne sur l’évaluation
environnementale.
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| Les Systèmes mammifères in
vitro et la mesure des effets potentiellement mutagènes
des mélanges complexes d’hydrocarbures aromatiques
polycycliques (PAH) dans le sol
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| plus |
C. Lemieux1, A.
Long1,2, S.
Lundstedt3,
M. Tysklind3,
et P.A. White1
1Section
des substances
mutagènes,
Programme
de la sécurité des
milieux,
Santé Canada
2Département
de biologie,
Université d’Ottawa
3Département
de chimie,
université d’Umeå,
Suède
L’objectif de cette étude était
de valider le modèle d’évaluation
des risques utilisé pour prédire
les effets potentiellement mutagènes
de mélanges complexes d’hydrocarbures
aromatiques polycycliques (PAH) au moyen
d’un système mammifère in
vitro. On a prélevé les
constituants organiques de certains sols
contaminés par des PAH à l'aide
d'une méthode d'extraction pressurisée
des fluides pour les séparer ensuite
en fractions polaires aromatiques et en
fractions non polaires. La préparation
des mélanges synthétiques
contenant des PAH prioritaires respectait
les résultats d’analyses chimiques
antérieures. On a évalué l'activité mutagène
des fractions de sol, des mélanges
synthétiques de PAH correspondants
et des constituants individuels des PAH
prioritaires en procédant à un
essai de mutation de lacZ dans
des cellules FE1 de Muta™Mouse. On
a alors pu observer une augmentation significative
des mutations de lacZ après
l’exposition de chaque fraction de
sol, des mélanges de PAH et des
cinq PAH prioritaires. Dans la plupart
des cas, l’activité mutagène
des mélanges synthétiques
et la somme des contributions de chaque
PAH étaient beaucoup moins élevées
que l’activité mutagène
observée dans les fractions non
polaires. Le risque de cancer limite établi
pour la durée d’une vie a été déterminé pour
chaque fraction par la méthode traditionnelle
d’évaluation des risques et
par une méthode novatrice basée
sur le rapport de potentiel mutagène.
Dans la plupart des cas, cette dernière
méthode a produit des estimations
de risque moins élevées que
l’approche ciblée traditionnelle.
Les résultats indiquent que les évaluations
des risques qui portent uniquement sur
les PAH prioritaires devraient permettre
d'effectuer des prédictions prudentes
d'activité mutagène (ou cancérogène);
toutefois, les évaluations de routine
ne permettent pas de révéler
les risques associés aux composés
polaires non identifiés contenus
dans les sols.
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| Les zéolithes, la remise
en état de sites contaminés et autres bienfaits
pour l’environnement
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| plus |
Lorne James1, Tanya
McDonald2
1 Parcs
Canada
2 Centre
d’innovation
- Olds College
Les zéolithes naturelles sont des
substances hautement adéquates et
très économiques pour le
traitement de l’eau et des déchets
agricoles et pour la remise en état
des sols.
Les zéolithes sont une catégorie
de minéraux qui compte plusieurs
centaines de variétés naturelles
et un plus grand nombre encore de formes
artificielles. Les zéolithes naturelles
sont des aluminosilicates hydratés
cristallins composés d’hydrogène,
d’oxygène, d’aluminium
et de silicium. Les cavités et les
pores de leur structure retiennent les
molécules d’eau et les cations échangeables.
Ils sont le produit de la réaction
de fine cendre volcanique granuleuse avec
de l’eau au pH élévé et à haute
teneur en sel.
Les zéolithes naturelles ont une
extraordinaire capacité d’échange
ionique et de tamisage moléculaire,
une porosité et une perméabilité élevées
et une importante surface de réaction
et d’adsorption. Ce sont les pores
interreliés de leur structure qui
confèrent aux zéolithes leurs
propriétés de tamisage moléculaire.
Les molécules plus grandes que leurs
cavités internes sont repoussées,
alors que les cations plus petits peuvent
pénétrer leurs surfaces internes.
Les zéolithes ont aussi des propriétés
uniques de déshydratation et de
réhydratation, dégageant
et absorbant l’eau de façon
réversible.
Cette discussion traitera de l’utilisation
des zéolithes dans l’amendement
de compost afin d’assurer l’immobilisation
in situ des métaux dans le sol et
la récupération de la couverture
végétale au moyen d’un
mécanisme intégré de
temporisation qui permet aux plantes de
recevoir des nutriments et de l’eau
lorsqu’elles en ont besoin.
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| Financement supplémentaire
rapidement et facilement disponible pour les projets d’assainissement
novateurs
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Lorne James1, Bob
Arnold2
1 Parcs
Canada
2 KPMG
Nous sommes souvent incapables de terminer
diverses étapes des programmes d’assainissement
en raison du manque de financement. Ce
document décrira une possibilité d’obtenir
du financement supplémentaire lorsque
le projet comporte une certaine innovation
ou fait la démonstration d’une
nouvelle technologie.
L’Agence du revenu du Canada fournit,
aux entités qui paient des impôts,
des incitations pour des projets de recherche
et développement par le biais de
son programme de recherche scientifique
et de développement expérimental
(RS et DE). Ce n’est pas un fonds
concurrentiel, mais plutôt un recouvrement
des fonds dépensés pour faire
l’essai / la démonstration
d’une certaine technologie.
Bien qu’un organisme gouvernemental
ne soit pas directement admissible à ce
programme, ses projets peuvent l’être
lorsqu’il obtient éventuellement
la participation d’une société/entité qui
paie des impôts. Cela pourrait être
soit un tiers partenaire (une société des
Premières nations, par exemple)
ou un conseiller/entrepreneur. Dans le
cas du tiers partenaire, ce serait une
entente avec celui-ci l’encourageant à présenter
une demande de crédits de RS et
DE qui, une fois obtenus, seraient appliqués
au projet. Dans le cas d’un entrepreneur/conseiller,
ce serait un contrat offert par l’Agence
qui l’obligerait à tenter
d’obtenir du financement pour la
RS et DE et celui-ci serait, encore une
fois, appliqué au projet. Le programme
de RS et DE comporte un programme approuvé au
préalable qui garantirait que le
financement pour un projet admissible serait
accordé si les détails étaient
fournis à l’avance et que
le projet suivait le plan de travail.
Une certaine forme d’innovation
serait nécessaire (c.-à-d.,
le dépassement des pratiques standard
ou la collecte des données de base).
Une plus petite entreprise pourrait recevoir
une somme d’argent qui équivaut à 78
p. 100 des coûts du projet pour un
projet d’un an seulement ou une somme
plus importante pour les projets pluriannuels
(des frais généraux de 28
p. 100 sont alloués à chaque
année même si le promoteur
ne fait aucune dépense supplémentaire).
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| Étude de cas de longue
durée sur l’intrusion de vapeurs de composés
organiques volatils chlorés
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| plus |
Gillian Daly, John
Goodin, et Theresa Repaso-Subang
Golder Associates Ltd.
Sur un site industriel de l’Ontario,
on a mesuré tous les six mois pendant
quatre ans la concentration de trichlorure
d’éthylène, de cis-1,2-dichloroéthylène,
de trans-1,2-dichloroéthylène,
de 1,1-dichloroéthylène et
de chloroéthène, autant dans
l’air intérieur, dans les
vapeurs du sol et dans l’air extérieur
que dans les eaux souterraines. La concentration
dans les eaux souterraines de plusieurs
de ces composés organiques volatils
chlorés excédait les normes
du ministère de l’Environnement
de l’Ontario pour les eaux souterraines
non potables (normes du tableau 3 du Règlement
de l’Ontario 153/04), tandis que
leur concentration dans l’air intérieur
et dans les vapeurs du sol se situe bien
en deçà des normes en la
matière de l’American Conference
of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH)
et des ministères du Travail et
de l’Environnement de l’Ontario.
Le modèle d’intrusion de vapeur
de Johnson et Ettinger a déjà servi à prédire
la concentration à l’intérieur
en se basant sur la concentration dans
les vapeurs du sol et dans les eaux souterraines.
Il est possible de comparer la concentration
intérieure ainsi projetée à la
concentration intérieure mesurée
afin d’évaluer la contribution
des eaux souterraines à l’environnement
intérieur. Une analyse de sensibilité a été effectuée
dans le but de déterminer quels
paramètres d’entrée
du modèle avaient la plus grande
incidence sur la concentration intérieure
projetée. La différence entre
la sortie du modèle produite par
l’utilisation des paramètres
d’entrée par défaut
et celle générée par
les paramètres spécifiques
au site sera illustrée.
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| Étude de cas: l’extraction
des résidus d’une usine de gaz manufacturé sur
des terrains adjacents à un chemin de fer en activité et à un
ensemble résidentiel
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| plus |
Mikel Pype1, Barry
Raus1,
P.G.,
Lindsay Guiliano1,
et Joseph Foglio2
1Jacques Whitford
Company, Inc.
2GZA
GeoEnvironmental, Inc.
Les mesures d’assainissement entreprises
dans cette ancienne usine de gaz manufacturé du
New Jersey ont compris l’installation
de boucliers, l’assèchement
et l’excavation en profondeur de
20 717 tonnes de terre. L’usine,
située à côté d’un
chemin de fer toujours utilisé,
couvre un terrain de 0,2 acre dans une
zone résidentielle. Une étude
préalable a permis de délimiter
la zone affectée, soit le terrain
de l’usine ainsi que deux propriétés
voisines. Il a fallu procéder à l’excavation
de terre jusqu’à des profondeurs
de 0,75 à 10,5 mètres pour
assurer l’utilisation éventuelle
sans restriction du terrain. Vu la faible étendue
de la zone affectée, la proximité du
chemin de fer et la présence d’une
voie de circulation en usage sur le terrain à assainir,
le projet posait plusieurs défis
logistiques en ce qui concerne les zones
de travail, le contrôle de la circulation
et l’installation de bouclier à proximité d’habitations.
Ce projet a comporté plusieurs
difficultés techniques et physiques.
L’extraction de la terre qui couvrait
l’unité d’argile compétente, à environ
10,5 mètres sous la surface du sol,
a exigé la dépressurisation
de deux couches de limon fortement perméables
dans les six mètres supérieurs
de l’unité profonde d’argile.
La zone excavée allait jusqu’à l’emprise
du chemin de fer, et il a fallu creuser à des
profondeurs allant de 0,75 à 7,75
mètres, ce qui a requis l’utilisation
d’une méthode de stabilisation
du sol qui satisfaisait les exigences de
la compagnie ferroviaire. Il a aussi été nécessaire
de construire sur place des installations
de traitement des eaux souterraines afin
de réduire l’impact de l’ancienne
usine de gaz manufacturé sur l’environnement.
Nous exposerons ici en détail les
défis posés par ce projet
et les réalisations en matière
de conception et d’exécution
de travaux d’assainissement des sols
contaminés. Les données sur
les eaux souterraines recueillies à la
suite de l’excavation sont actuellement à l’étude
dans le cadre d’un projet de méthode
naturelle contrôlée d’atténuation.
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| L’Oxydation chimique in
situ : l’assainissement de solvants chlorés
dans des remblais de pierres
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| plus |
Kristin Lang et Don
Carey
Jacques Whitford Limited
Les services de la compagnie Jacques Whitford
Limited ont été retenus par
un client confidentiel pour la tenue d’un
essai pilote et la mise en œuvre d’un
programme d’assainissement in
situ par oxydation chimique dans une
propriété à usage
commercial et à locataires multiples
de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.
Un ancien locataire du bâtiment y
entreposait des liquides contaminés
dans des cuves souterraines. Ces cuves
ont été retirées du
sol en 2001, et l’évaluation
environnementale effectuée par la
suite a permis de détecter sur la
propriété un important panache
composé de tétrachloroéthène
(PCE) et de ses produits de décomposition.
Le programme d’assainissement in
situ, qui employait le peroxyde d’hydrogène
comme oxydant, a commencé en 2006.
L’objectif de ce programme était
de ramener la propriété,
en moins de deux ans, aux normes prescrites
par le ministère de l’Environnement
de l’Ontario pour les sols, les eaux
souterraines et les sédiments en
vertu de la Partie XV.1 de la Loi sur
la protection de l’environnement,
tableau 3. Les travaux sont actuellement
en cours et devraient se terminer en 2008.
La subsurface du site se compose de remblai
de pierres. Grâce aux évaluations
environnementales qui y ont été réalisées,
on a pu déterminer que la composition
de la subsurface n’est pas homogène;
la conductivité hydraulique y est
variable et il y a des espaces vides entre
les pierres. Le remblai de pierres constitue
un matériel de subsurface difficile
pour l’assainissement in situ.
Un programme flexible était donc
nécessaire pour assurer le respect
du calendrier d’assainissement. Le
contrôle et l’ajustement continus
de la stratégie d’assainissement
ont permis d’obtenir des résultats
encourageants qui laissent croire que l’on
réussira à atteindre les
objectifs d’assainissement en 2008.
L’approche d’assainissement
a été conçue pour
permettre la réalisation des résultats
escomptés dans un délai relativement
court. Lors de l’essai pilote, nous
avons identifié les sections du
site qui acceptaient un plus grand volume
du produit d’oxydation, le peroxyde
d’hydrogène, et celles où ce
n’était pas le cas, puis nous
avons commencé l’assainissement
par les sections les plus perméables.
Lors des premières étapes
du processus, nous avons élaboré des
stratégies spécifiques au
site pour faciliter l’assainissement
des sections plus difficiles, ce qui a
eu lieu une fois les premières sections
assainies.
Cette affiche expliquera l’approche
délibérée du programme
d’assainissement et illustre à la
fois les défis liés à ce
type de subsurface et de produit d’oxydation,
aux contraintes de temps et d’accessibilité ainsi
qu’aux questions de santé et
de sécurité et les solutions
que nous y avons apportées.
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| Une Méthode in
vitro modifiée d’évaluation
de la bioaccessibilité du plomb dans les sols
contaminés
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| plus |
T.P. Morgan-Gray, J.D.
Goodin et T. Repaso-Subang
Golder Associates Ltd.
Nous avons déterminé la
bioaccessibilité du plomb dans le
sol à l’occasion d’une évaluation
des risques pour la santé humaine
effectuée sur un site en Ontario.
Ces essais avaient deux objectifs, soit
de parvenir à estimer la biodisponibilité du
plomb de façon à mieux calculer
l’exposition d’un être
vivant qui ingère de la terre contaminée
au métal provenant du site et de
valider une méthode in vitro modifiée. À ces
fins, nous avons utilisé la procédure
de lixiviation de la bioaccessibilité relative
mise au point par Drexler et Brattin (2007)
ainsi qu’une version modifiée
de cette procédure. Elles diffèrent
principalement par la méthode de
mélange employée (rotation
d’un bout à l’autre
dans un bain-marie à température
contrôlée pour l’une,
mouvement de va-et-vient dans un four à température
contrôlée pour l’autre).
La bioaccessibilité du plomb variait
de 14 à 141 p. cent et de 19 à 134
p. cent selon la méthode standard
et la méthode modifiée, respectivement.
Les résultats de la procédure
standard et de la procédure modifiée
sont reliées de façon linéaire
(p < 0,05, r = 0,95). Cela indique que
la procédure modifiée permet
de prédire adéquatement la
biodisponibilité du plomb dans le
sol pour les animaux, puisque les résultats
obtenus correspondent à ceux de
la procédure standard, qui a été validée
au moyen du modèle du porc immature.
De plus, la procédure modifiée
simplifie les essais : elle élimine
le besoin du bain-marie, les installations
d’essai occupent moins d’espace,
et le lavage d’instrument est réduit
au minimum grâce à l’utilisation
de sacs jetables au lieu de bouteilles.
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L’Activité mutagène
des explosifs à haute puissance :
les contaminants préoccupants sur les sites d’entraînement
militaire
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| plus |
J. McAllister, J.D.
Gingerich, G.R. Douglas,
et P.A. White
Santé Canada, Section des substances mutagènes, Programme
de la sécurité des milieux
La génotoxicité de composés énergétiques
(c.-à-d. les explosifs) qu’on
trouve fréquemment dans les sols
contaminés des sites d’entraînement
militaire n’a jusqu’ici pas été testée
rigoureusement. Nous avons donc employé le
test de mutation inverse sur Salmonella et
le test in vitro de mutation transgénique
de Muta™Mouse pour étudier
l’activité mutagène
de certains composés énergétiques,
dont le trinitotoluène (TNT), le
tétryl, le 1,3,5-trinitro-1,3,5-triazinane
(RDX) et le 1,3,5,7-tétranitro-1,3,5,7-tétrazocane
(HMX). Les analyses de mutation inverse
sur Salmonella ont été effectuées
avec des souches sensibles aux modifications
du cadre de lecture (TA98) et aux mutations
au niveau des paires de bases (TA100),
ainsi qu’avec la souche métaboliquement
rehaussée YG1041 (dérivée
de TA98), avec et sans activation métabolique
exogène (S9). Les résultats
indiquent que le TNT est un mutagène à action
directe qui suscite des réactions
positives significatives sans S9. Les souches
TA98, TA100 et YG1041 de Salmonella ont
généré un pouvoir
mutagène de 0,84 ± 0,05,
1,64 ± 0,10 et 1,31 ± 0,08
révertants/µgTNT,
respectivement. En comparaison, le tétryl
a suscité des réactions positives
significatives autant avec S9 que sans,
démontrant une activité mutagène
considérable dans toutes les souches.
Son pouvoir mutagène allait de 1,22 ± 0,09 à 13,50 ± 0,89
révertants/µgtétryl,
la valeur la plus élevée
ayant été obtenue avec la
souche TA100 sans S9. Les essais initiaux
concernant le TNT et le tétryl sur
des cellules de Muta™Mouse ont été peu
concluants, et on procède actuellement à une
nouvelle étude de ces substances.
L’analyse du RDX et du HMX avec les
deux types de tests est également
en cours. L’importante activité mutagène
du TNT et du tétryl justifie qu’on
effectue des tests sur d’autres substances énergétiques,
ainsi que sur des échantillons de
sols contaminés provenant d’autres
sites d’entraînement militaire
(comme la base des Forces canadiennes Petawawa),
pour arriver à une estimation fiable
du risque mutagène.
|
|
| L’Étude sur la
poussière domestique au Canada : conception de l’étude
et communication des résultats
|
| plus |
Pat Rasmussen1, Marc
Chénier1,
Monique Lanouette1, Christine
Levesque1,
Heather Jones-Otazo2, Norm
Healey2,
Sanya Petrovic2, Mike
Walker3,
Leonora Marro3,
et Vidya Thuppal3
1Santé Canada,
Bureau de la science de la santé environnementale et
de la recherche
2Santé Canada,
Division des lieux contaminés
3Santé Canada,
Division de la biostatistique et de l’épidémiologie
Le programme des lieux contaminés
fédéraux de Santé Canada
nécessite des données de
base sur la poussière à l’intérieur
des bâtiments pour que l’on
puisse caractériser la contribution
des site contaminés. L’Étude
sur la poussière domestique au Canada,
qui s’étendra sur quatre ans,
a comme objectif de remplir les lacunes
dans les données d’évaluation
des risques en produisant une estimation
statistiquement solide du niveau de fond
de produits chimiques dans la poussière
domestique en milieu urbain au Canada.
La conception de l’échantillonnage
visait la sélection d’un échantillon
aléatoire représentatif des
villes canadiennes de 100 000 habitants
ou plus. En s’appuyant sur l’information
déjà disponible concernant
la variabilité de la concentration
des métaux dans les maisons et appartements
d’Ottawa, on a déterminé qu’un échantillon
d’environ 1000 foyers dans 13 villes
un peu partout au Canada était nécessaire.
Les prélèvements comprenaient
un échantillon composite recueilli à l’aspirateur
et un échantillon de dépôt
de poussière des sections habitées
de la maison. Les échantillons recueillis à l’aspirateur
sont séchés à l’air
puis tamisés avant d’être
soumis à l’analyse pour déterminer
leurs divers composants organiques et inorganiques.
La phase 1 de l’échantillonnage
a été réalisée
dans 282 foyers du Sud de l’Ontario
en 2007. À défaut de directives
officielles publiées, il a fallu
mettre au point une approche provisoire à plusieurs
niveaux, fondée sur le risque, et
qui permet de catégoriser les risques
potentiels pour la santé humaine
des produits chimiques présents
dans la poussière. Cette approche
fondée sur le risque a été conçue
en vue d’assurer la communication
des résultats aux participants à l’étude.
Son aspect préventif a été jugé approprié, étant
donné les renseignements limités
dont on dispose quant aux risques potentiels
pour la santé que pose la poussière
domestique.
|
|
| Plan de lutte contre l’érosion
et la sédimentation à Lauvina Woods : base
des Forces canadiennes Gagetown (New Brunswick)
|
| plus |
Martin Gavin1,
B.A., ing. et Corey G. Keats2,
M.Sc., ing.
1Travaux
publics et Services gouvernementaux
Canada
2GEMTEC
Limited
La base des Forces canadiennes Gagetown
abrite le deuxième plus grand champ
de tir et secteur d’entraînement
(CTSE) du Commonwealth britannique et est
d’une importance primordiale pour
le programme de formation du ministère
de la Défense nationale. Des milliers
de soldats s’y entraînent pour
diverses opérations militaires,
y compris le déploiement dans des
zones de conflit. Le centre d’entraînement
sur machinerie lourde Lauvina Wood de l’École
du génie militaire des Forces canadiennes
fait partie du CTSE. Cette école
enseigne l’utilisation d’équipement
traditionnel de construction pour les opérations
de maintien de la paix et de secours aux
sinistrés, ainsi que pour les opérations
en zone de conflit.
Le CTSE a été établi
au début des années 1990 à proximité d’un
important affluent du fleuve Saint-Jean
(Rockwell Stream). Les opérations
de formation exigent le déplacement
fréquent de terre, huit mois par
an, créant ainsi effectivement un
chantier quasi permanent de construction
lourde civile. La charge sédimentaire,
extrêmement élevée,
dépasse les 20 000 ppm, et le total
des solides en suspension équivaut
parfois à cent fois les normes réglementaires.
L’état du site de 50 hectares,
composé de tills à haute
teneur en limon (plus de 40 p. cent), exigeait
la prise immédiate de mesures. Les
activités d’assainissement
impliquaient l’instauration de mesures
permanentes de contrôle de la sédimentation
afin de concilier les exigences de la formation
des soldats avec les besoins environnementaux
et écologiques. L’approche
choisie a été la création
de secteurs d’entraînements
compartimentés (ou « bacs à sable »)
qui empêchent la dispersion des sédiments
produits lors de la formation et qui les
canalisent vers de grands bassins de décantation.
En combinant des solutions issues du génie
civil, le reverdissement et le recours
aux floculants chimiques, ce plan constitue
une approche unique du contrôle de
la sédimentation.
|
|
| Directives pour l’évaluation
des risques d’intrusion de vapeur sur les sites contaminés
: mise à jour de Santé Canada (2008)
|
| plus |
Jo-Ann Aldridge1, Heather
Jones-Otazo1, Meghan
Roushorne1, Lindsay
Smith1, Christopher
Rowat1, Ian
Mitchell2, Ian
Hers3
1Santé Canada,
Division des lieux contaminés
2Meridian
Environmental Inc.
3Golder
Associates
La migration de matières organiques
en phase gazeuse depuis la subsurface jusqu'à l’intérieur
des bâtiments, par intrusion de vapeur,
peut constituer une préoccupation
importante pour la santé humaine
sur les sites contaminés de juridiction
fédérale. Santé Canada
a élaboré une directive en
vue de l’évaluation de cette
méthode d’infiltration, directive
comportant un guide écrit et un
tableur électronique.
L’une des caractéristiques
fondamentales du tableur est qu’il établit
des distinctions clés entre les
hypothèses par défaut jugées
appropriées pour l’évaluation
quantitative préliminaire des risques,
d’une part, et les niveaux définis
pour l’évaluation des risques
spécifiques au site, de l’autre,
ce qui pourrait changer les options d’assainissement
disponibles pour les gardiens fédéraux
de sites contaminés.
Le principe clé de la directive
est la dérivation de facteurs d’atténuation
partiellement spécifiques au site
au moyen du modèle de Johnson et
Ettinger. Elle précise également
quel est le minimum essentiel de données
dont il faut disposer pour cerner les voies
d’intrusion de la vapeur, tout en
insistant sur le besoin de multiples sources
de données. Enfin, elle définit
les conditions de site considérées
comme des facteurs d’empêchement
pour l’évaluation de l’intrusion
de vapeur à l’aide de facteurs
d’atténuation modélisés.
Les lacunes actuelles dans les données
scientifiques concernant l’intrusion
de vapeur posent problème en matière
de prise de décisions. Il reste,
par exemple, des défis à relever
sur le plan de la modélisation de
l’intrusion de vapeur, spécifiquement
en ce qui concerne les solvants chlorés,
la biodégradation et les milieux
particuliers, comme ceux du Nord canadien.
Cette directive de Santé Canada
vise à résoudre ces lacunes
par une approche conservatrice.
|
|
Plans techniques de travail
sur le terrain pour la démilitarisation et l’assainissement
de sites contaminés
par des armes chimiques au polygone d’essais de la base des Forces
canadiennes Suffield (Alberta)
|
| plus |
David Simpson, ing.,
Golder Associates Ltd.
Le polygone d’essais de Recherche
et développement pour la défense
Canada (RDDC) Suffield, près de
la ville de Ralston, en Alberta, a été créé en
1941 pour servir à diverses fins
militaires, mais principalement pour l’essai,
l’utilisation, l’entreposage,
l’élimination et la destruction
des armes chimiques comme l’agent
moutarde, la lewisite et les agents neurotoxiques
pendant et après la Deuxième
Guerre mondiale. En conséquence
de ces activités, plusieurs sections
du polygone d’essais sont ou pourraient
avoir été affectées
par des agents chimiques, par du matériel
ou de l’équipement dont l’utilisation
est liée aux armes chimiques ou
par des munitions explosives non explosées
(UXO). Le ministère de la Défense
nationale étudie actuellement les
options pour la réduction des risques
associés à ces zones du polygone
d’essais, y compris la démilitarisation
et l’assainissement.
L’exécution de ce projet
requiert une grande capacité de
réaction et d’adaptation, étant
donnés les facteurs impondérables
que constituent l’étendue
inconnue de la dispersion des principaux
contaminants préoccupants et leur
nature hautement dangereuse, les lacunes
dans la documentation sur les anciennes
pratiques d’élimination, le
temps qui s’est écoulé depuis
la fin de ces activités et l’ancienne
coutume d’enfouir du matériel
de laboratoire et d’essais sur le
terrain, ce qui peut comprendre des armes
chimiques et des UXO, dans des puits et
tranchées qui étaient ensuite
remplis et recouverts.
Une stratégie générale
a été mise au point pour étudier
la réduction des risques dans l’assainissement.
La première étape de la stratégie
est de démilitariser la zone afin
de retirer et de détruire les armes
chimiques et les UXO dans une enceinte
de fossé, puis de procéder à l’assainissement
conventionnel pour éliminer les
contaminants résiduels, dont les
métaux, les produits chimiques de
laboratoire et les produits de dégradation
des armes chimiques. Plusieurs techniques
serviront à la destruction ou au
traitement du matériel et des sols
affectés par les armes chimiques,
y compris l’incinération accompagnée
de neutralisation chimique ou de stabilisation,
ce qui a pour but d’assurer la sécurité durant
la manipulation et le transport des sols
traités et des sous-produits solides
du traitement (p. ex., cendres d’incinération)
vers un site d’enfouissement adéquat
et pendant leur élimination. Toute
tâche relative à l’assainissement
devra être effectuée par une équipe
spécialisée composée
de membres du personnel du RDDC Suffield
et d’entreprises privées.
Cette affiche illustrera certaines des
principales questions, des défis
et des solutions possibles associés à ce
projet complexe.
|
|
| Étude des matériaux
enfouis à un ancien internat
|
| plus |
Chris Ludwig1, Stewart
Arnott1, Ed
Domijan2
1Franz
Environmental Inc.
2Travaux
publics et Services
gouvernementaux
Canada
Au cours de l’été 2007,
Franz Environmental Inc. a effectué une évaluation
environnementale de phase III à l’ancien
internat situé sur le terrain de
la réserve de la Première
nation Daylu Dena à Lower Post,
dans le nord de la Colombie-Britannique.
L’évaluation de phase III,
réalisée par Travaux publics
et Services gouvernementaux Canada (TPSGC)
pour Affaires indiennes et du Nord Canada
(AINC), a porté sur l’identification
des matériaux enfouis associés
aux bâtiments de l’ancien internat.
Vers la fin du XIXe siècle, le
gouvernement fédéral a commencé à collaborer
avec diverses organisations religieuses
dans le développement et l’administration
d’un système d’internat
qui permettrait d’assurer l’éducation
des autochtones et favoriserait leur intégration
dans la société canadienne.
De telles écoles ont donc vu le
jour dans presque chaque province et territoire,
y compris la Colombie-Britannique. On estime
qu’environ 100 000 enfants ont fréquenté ces
institutions au fil des ans. La plupart
d’entre elles avaient fermé leurs
portes au milieu des années 1970.
Depuis, plusieurs personnes se sont manifestées
pour faire connaître leurs histoires
personnelles et douloureuses d’abus
sexuel et de mauvais traitements. Toute étude
environnementale de ce type de site doit
donc accorder une considération
particulière à l’histoire
et à l’héritage des
internats.
L’école de Lower Post a été détruite
dans un incendie survenu à la fin
des années 1980. Par la suite, on
a enfoui certaines parties des bâtiments
dans la subsurface du site. On y trouve également
une biocellule et quatre empilements de
terre. Les études précédentes
avaient révélé la
présence de contaminants préoccupants
dans le sol, dans certaines sections du
site, soit des hydrocarbures pétroliers,
des hydrocarbures aromatiques polycycliques
(PAH) et des métaux lourds. On avait également
détecté des matériaux
de construction enfouis contenant de l’amiante à proximité des
bâtiments de l’ancienne école.
Le programme d’évaluation
de 2007 comprenait l’étude
des rapports environnementaux antérieurs
et l’analyse des lacunes sur le plan
des données, la consultation des
membres de la population locale dans le
but de comprendre leurs besoins et de déterminer
quelles étaient les anciennes structures,
l’étude de vieilles photos
aériennes, la recherche et l’étude
du plan du site identifié par Bibliothèque
et Archives Canada et qui date environ
de 1955, l’étude de plus de
25 puits de reconnaissance dans les bâtiments
et aux alentours, la délimitation
de ce qui était l’édifice
principal de l’école, l’arpentage
du périmètre des bâtiments
de l’école au moyen d’une
station totalisatrice, le tamisage des échantillons
mélangés de sol et de débris
afin d’en évaluer la proportion
respective et l’emploi de polygones
pour définir les aires d’influence
autour de chaque zone d’échantillonnage
en vue du calcul détaillé de
volume.
En faisant appel à la fois aux
connaissances de la population locale, à la
recherche historique et à des techniques
novatrices d’échantillonnage
et d’estimation de volume, nous avons
pu arriver à des estimations défendables
des matériaux enfouis et des sols
affectés sur le site. Ces résultats
devraient mener à l’élaboration
d’un plan d’assainissement
qui assure la réalisation d’économies
dans l’assainissement de ce terrain,
mais surtout, qui permette à la
population locale de tourner la page sur
cette partie douloureuse de son passé.
|
|
| Le Rôle d’une
gestion novatrice dans le succès du projet d’assainissement
d’Axe Point
|
| plus |
M. E. Billowits1, L.
Dyer2, R.
Breadmore3 et S.
Gargan4
1Quantum
Murray LP
2Travaux
publics et Services
gouvernementaux
Canada
3Affaires
indiennes
et
du
Nord
Canada
4Conseil
déné Deh
Gah
Gotie
Cette affiche expliquera comment l’utilisation
de procédures de planification et
de contrôle dans la gestion du projet
d’assainissement d’Axe Point
a permis son achèvement en moins
de temps que prévu et dans le respect
du budget, tout en satisfaisant ou en dépassant
les objectifs des clients et des intéressés.
L’affiche illustrera certains des
défis spécifiques au projet,
notamment en ce qui concerne l’éloignement
du site, les contraintes de temps et les
engagements ambitieux du promoteur sur
le plan du rendement socio-économique.
Elle soulignera également l’importance
des résultats exigés par
Travaux publics et Services gouvernementaux
Canada (TPSGC) et Affaires indiennes et
du Nord Canada (AINC), les commanditaires
du projet, et de la participation du fournisseur
de services à la conception du projet;
ces deux éléments ont permis
une planification exhaustive des mesures
d’assainissement, assurant ainsi
le respect du budget et du calendrier.
L’affiche décrira aussi la
planification approfondie des ressources
effectuée par la société Quantum
Murray LP et sa collaboration avec le conseil
déné Deh Gah Gotie, collaboration
ayant pour but d’assurer une participation
significative de la communauté autochtone
locale au projet. Un aperçu des
rapports de situation hebdomadaires et
mensuels de TPSGC et des mesures internes
de Quantum pour la gestion de la valeur
acquise sera donné afin de démontrer
le rôle déterminant des procédures
de planification et de contrôle,
qui ont permis le respect du budget et
du calendrier de référence
durant l’exécution du projet
et, en conséquence, la prise de
mesures correctives lorsque des écarts étaient
relevés.
|
|
| Le Contrôle par fractures
du sous-sol des déversements d’hydrocarbures
pétroliers : le site du lac Steves à la mine
Colomac (Territoires du Nord-Ouest)
|
| plus |
Stephen Livingstone1, Andrew
Richardson2,
et
Ron Breadmore2
1Franz Environmental
Inc.
2Affaires indiennes et
du Nord Canada, Direction des polluants et de l’assainissement
L’exploitation de la mine d’or à ciel
ouvert de Colomac a duré de 1990 à 1997.
La mine, située à 220 km
au nord de Yellowknife, dans les Territoires
du Nord-Ouest, a ensuite été abandonnée,
et le site est maintenant sous la responsabilité de
la Direction des polluants et de l’assainissement
d’Affaires indiennes et du Nord Canada
(AINC).
D’importants déversements
incontrôlés de diesel et de
produits d’essence ont eu lieu sur
le site de Colomac pendant l’exploitation
de la mine. On a détecté des
produits pétroliers en phase libre
dans la subsurface de l’ancien parc
de stockage. Les rives du lac Steeves ont été touchées
par des hydrocarbures pétroliers,
et on y observe des reflets d’hydrocarbures à divers
endroits. Ces reflets sont le plus évidents
après un événement
de précipitation et quand le vent
ou le sillage des bateaux produit des mouvements
de vagues. Des barrages flottants, des
matelas absorbants et des remblais tubulaires
sont nécessaires pour contrôler
la présence de ces hydrocarbures
pendant la saison d’eau libre.
Une étude préliminaire des
sédiments a été menée
en 2005, et on a procédé à une étude
approfondie en 2006 près de la rive,
sous l’ancien parc de stockage. L’analyse
des échantillons a porté sur
le benzène, le toluène, l’éthylbenzène
et le xylène (BTEX), ainsi que sur
les fractions F1-F4 d’hydrocarbures
pétroliers et sur les hydrocarbures
aromatiques polycycliques (PAH). On a détecté l’impact
des hydrocarbures pétroliers et
des PAH à plusieurs endroits le
long de la rive, impact qui dépassait
les normes en vigueur dans d’importantes
sections du lac.
Après étude des échantillons
de sédiment, il est apparu clairement
que les effets des hydrocarbures pétroliers
et des PAH étaient disséminés
d’une façon très variable,
ce qui ne dépendait pas uniquement
de l’emplacement des sources en amont,
mais aussi de la morphologie des fractures
du sous-sol rocheux, de la présence
de zones de haute vitesse, des effets de
canalisation et du type de substratum sédimentaire
(c.-à-d. de fortement organique à stérile).
Le sous-sol fracturé constituait
un défi important au développement
d’un programme solide et efficace
de délimitation des déversements.
AINC a mis au point un plan d’échantillonnage
approfondi suivant un modèle en
grille. On a fixé des repères
d’échantillonnage à des
intervalles de 10 mètres, pour ensuite
prélever des échantillons à 2,5
m, à 5,0 m, à 7,5 m et à 10
m le long de la ligne de base de chaque
intervalle.
L’analyse des échantillons
de sédiments s’est réalisée
de façon linéaire. Tous les échantillons
ont été remis au laboratoire,
qui n’analysait que le premier échantillon
de chaque ligne de base. Si les rapports
de laboratoire indiquaient que les concentrations
d’hydrocarbures pétroliers étaient
inférieures aux normes en vigueur
sur une ligne, on mettait fin à l’analyse
de cette ligne. Le laboratoire devait ensuite
analyser les prochains échantillons,
dans l’ordre linéaire, jusqu’aux
lignes où une délimitation
supplémentaire s’avérait
nécessaire. Le processus se poursuivait
jusqu’à ce qu’on relève
des concentrations inférieures aux
normes applicables dans toutes les lignes.
Cette affiche illustrera les défis
et les approches de l’évaluation
des contaminants dans un milieu de contrôle
des déversements par les fractures
de sous-sol, les méthodes d’échantillonnage
de sédiments et leurs résultats.
|
|
| La Carte cliquable : un outil
interactif convivial de rapport électronique
|
| plus |
Tuula Talvila et Stephen
Livingstone
Franz Environmental Inc.
La carte cliquable est un outil interactif
de rapport électronique sur navigateur
Web qui a été mis au point
dans le but de fournir une version électronique
de rapports imprimés sur une page
Web HTML standard.
À la différence du rapport
imprimé typique, le rapport interactif
est présenté sur un plan
spatial au moyen de cartes. Les éléments
cliquables de la carte permettent au client
d’approfondir sa recherche en accédant à des
sections du rapport liées à cet élément.
Par exemple, en cliquant sur un site où on
a effectué l’échantillonnage
du sol, l’utilisateur ouvre un fichier
en format PDF qui contient les données
pertinentes sur la composition chimique
du sol. De la même façon,
les symboles de photo et de vidéo
donnent accès aux photographies
et aux vidéos qui ont été réalisées
sur les lieux.
Bien qu’il ne s’agisse pas
d’une méthode aussi sophistiquée
de présentation de données
géospatiales que les systèmes
d’information géographique
(SIG), l’outil sur navigateur constitue
un moyen relativement facile de publier électroniquement
les éléments d’un rapport
imprimé standard dans un format
visuel et interactif pratique. Il ne requiert
de l’utilisateur ni connaissances
techniques, ni logiciel de pointe; tout
ce qu’il faut, c’est un navigateur
(le rapport se lit directement du disque
dur de l’utilisateur) ou un CD (il
n’est pas disponible sur Internet).
Cette affiche présentera un rapport électronique
de Franz Environmental Inc. à titre
d’exemple.
|
|
| Le 1,4-dioxane : Un nouveau
contaminant que l’on retrouve dans les eaux souterraines
|
| plus |
Stephen Livingstone et Thomas
Franz
Franz Environmental Inc.
Bien que nous ayons, en tant que société,
pris les mesures indiquées au point
de rejet pour assurer la protection de
la santé humaine et de l’environnement
contre les sites contaminés, la
question des nouvelles substances chimiques
présente d’importantes difficultés
en vue de la gestion et de l’assainissement
des sites contaminés, des évaluations
des risques et de la surveillance de site.
Les nouveaux contaminants sont des produits
chimiques qui ne font, pour l’instant,
l’objet d’aucune réglementation,
qui peuvent avoir des effets inconnus ou
pas tout à fait compris sur la santé et
sur l’environnement et qui suscitent
des intérêts publics et/ou
réglementaires.
On a récemment découvert,
aux États-Unis, du 1,4-dioxane dans
des centaines de sites contaminés.
Des rapports de décision ont été renversés
en s’appuyant sur la présence
de 1,4-dioxane. À ce titre, de nouveaux
systèmes de traitement avancés
doivent être installés. On
a découvert le stabilisateur d’agents
solvants 1,4-dioxane en coexistence avec
d’autres composés organiques
volatils dans les eaux souterraines, y
compris le tétrachloréthylène
(TCE), l’acide trichloroacédique
(TCA) et le perchloréthylène
(PCE). Il est plus que probable que tous
les panaches de solvants chlorés
importants (TCE, PCE, TCA) coexistent avec
un panache de 1,4-dioxane. Au Canada, le
site de la décharge de Gloucester à Ottawa,
propriété de Transport Canada,
est un exemple de panache de 1,4-dioxane à grande échelle.
Le site a été au centre d’une évaluation
environnementale et de travaux d’assainissement
et d’évaluation des risques
au cours des 20 dernières années.
Les principales préoccupations
concernant le 1,4-dioxane est le fait qu’il
s’agit probablement d’un agent
cancérogène, qu’il
n’est pas assujetti à l’adsorption
et qu’il est extrêmement résistant
aux transformations abiotiques et biotiques.
On le considère comme un solvant
de l’eau (il dissout l’eau)
et voyageant à la même vitesse
que l’eau souterraine. À ce
titre, les méthodes classiques d’assainissement
des eaux souterraines, y compris les méthodes
de traitement au charbon activé et
du strippage à l’air, ne sont
pas efficaces. Les seuls traitements efficaces
sont les traitements au rayonnement ultraviolet
et par oxydation chimique. De nombreux
puits d’approvisionnement en eau
publics ont été fermés
aux États-Unis en raison de la présence
de 1,4-dioxane.
Le 1,4-dioxane est principalement utilisé comme
solvant à peinture, vernis, laques,
cosmétiques, déodorants et
est souvent utilisé comme stabilisateur
et inhibiteur de corrosion avec d’autres
solvants chlorés.
À l’heure actuelle, le Canada
n’a pas de directive concernant le
1,4-dioxane. Cependant, nous avons appris
que Santé Canada cherche à établir
un critère, alors que les derniers
projets de norme du Ministère de
l’environnement de l’Ontario
comprenaient une norme sur la présence
de 1,4-dioxane dans les eaux souterraines
aux fins d’examen et de rétroaction.
Aux États-Unis, les niveaux d’intervention
de l’état concernant les eaux
souterraines varient entre 3 parties par
milliard (ppb) en Californie et 85 ppb
au Michigan.
Cet exposé dressera le portrait
de la présence du nouveau contaminant
1,4-dioxane, puis de l’historique,
de la réglementation et des interventions
correctives relativement à celui-ci.
|
|
| L’Évaluation
des résultats et les considérations relatives à la
conception de plans d’assainissement in situ,
par barrières multiples, des eaux souterraines contaminées
au trichlorure d’éthylène
|
| plus |
Brian Whiffin1, Robert
W. Tossell1, Blair
Greenly1,
Benoit Allen2, Luc
Arguin2, et Bernard
Michaud3
1CH2M HILL
Canada Ltd.
2Dessau-
Soprin Inc.
3Ministère
de
la
Défense
nationale
Les conditions dominantes dans la subsurface
peuvent affecter le résultat des
techniques d’assainissement in
situ et les coûts d’assainissement
pour le reste du cycle de vie. Outre les
dimensions du site à assainir, d’autres
facteurs ont parfois une incidence importante
sur la mise en œuvre et le coût
des opérations et, au bout du compte,
sur le choix d’une technique et le
délai nécessaire à l’atteinte
des objectifs d’assainissement. Parmi
les facteurs les plus cruciaux en la matière,
on compte la profondeur des contaminants,
les propriétés hydrauliques,
la température et le contact du
substrat de traitement avec le milieu solide
affecté, les objectifs d’assainissement,
ainsi que la proximité d’infrastructures
et de récepteurs. Les constatations
de cette étude apportent de nouveaux éléments à l’évaluation
de la faisabilité de méthodes
de traitement in situ pour les
projets d’assainissement des eaux
souterraines dans un climat froid, voire
nordique.
Cette affiche illustrera les résultats
des essais pilotes d’une technique à barrières
multiples pour l’assainissement in
situ de sols contaminés au
trichlorure d’éthylène à la
base des Forces canadiennes Valcartier.
L’unité géologique
de Valcartier, dans la zone de l’essai
pilote, se compose de gros sable et de
gravier, de la surface jusqu’à l’unité de
confinement du sous-sol rocheux, située
approximativement de 20 à 28 mètres
de profondeur. La présence d’eaux
souterraines a été détectée à 10
mètres sous la surface, la conductivité hydraulique
moyenne étant de 7,2 E-4 m/s et
la température moyenne de 6o C.
Les conditions dominantes du site représentent
un défi en ce qui concerne le recours
aux techniques d’assainissement in
situ, car celles-ci nécessitent
la livraison et le mélange d’air
ou de substrats (barbotage, bioassainissement
ou oxydation chimique in situ),
un système de traitement par circulation
passive (barrières réactives
perméables) ou encore l’extraction
de l’eau (pompage et traitement)
ou de la vapeur (extraction des vapeurs
du sol). À Valcartier, les techniques
choisies pour l’essai pilote comprenaient
le barbotage, une barrière réactive
perméable de fer zéro valent
et une solution multitechniques qui combinait
le fer zéro valent, le bioassainissement
et le barbotage. On a injecté de
l’EHC® comme source supplémentaire
de carbone afin de stimuler le bioassainissement. À notre
connaissance, il s’agissait du premier
essai pilote majeur à porter sur
les effets synergiques potentiels d’une
barrière mixte de fer zéro
valent et d’EHC®.
L’affiche illustrera les mécanismes
de traitement qui peuvent théoriquement
intervenir dans la barrière réactive
multiple et les comparera aux résultats
obtenus et aux constatations effectuées
durant l’essai. Les voies biotiques
et abiotiques y sont examinées.
Les résultats de l’essai pilote
suggèrent que les concentrations
de trichlorure d’éthylène
et de cis-1,2-dichloroéthylène
dans les eaux souterraine ont diminué de
50 à 75 p. cent avec la combinaison
employée pendant l’essai pilote,
selon l’endroit précis dans
la zone d’essai. La plus grande diminution
de la concentration de composés
organiques volatils chlorés (CCOV)
a été observée là où on
a employé la barrière de
fer zéro valent et d’EHC®.
Les concentrations de trichlorure d’éthylène
et de cis-1,2-dichloroéthylène
y ont baissé malgré le froid
(températures de 5 à 8o C)
et les vitesses d’écoulement
souterrain plus élevées que
prévues. L’évaluation
de la proportion de trichlorure d’éthylène
et de cis-1,2-dichloroéthylène
montre qu’il y a eu peu de changement
dans la distribution entre les puits en
amont de la pente d’écoulement
et ceux en aval. Cela signifie que le trichlorure
d’éthylène et le cis-1,2-dichloroéthylène
se dégradent à un rythme
relativement identique, ce qui laisse croire
que cette dégradation est principalement
abiotique. Ces résultats suggèrent
que l’EHC®, source de carbone,
n’a pas joué un rôle
important dans la dégradation des
composés organiques volatils chlorés
pendant la période d’essai.
Les populations de bactéries anaérobies,
requises pour la déchloration réductive, étaient
inexistantes ou très faibles. Quant
au taux d’oxygène dissous,
le principal accepteur d’électrons
en eaux souterraines, il n’avait
pas suffisamment diminué pour assurer
l’efficacité du traitement.
Nous expliquerons les facteurs dominants
d’incidence sur le succès
de l’opération et sur les
coûts estimés pour le cycle
de vie, ainsi que les implications de l’essai
pilote pour la mise en œuvre et le
fonctionnement à grande échelle
de ces techniques.
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Les Produits pharmaceutiques
et les produits d’hygiène et de beauté (PPPHB)
dans l’environnement :
une menace pour nos ressources en eau ?
|
| plus |
Thomas Franz et Stephen
Livingstone
Franz Environmental Inc.
En 2007, plusieurs politiciens du fédéral
et de la province de l’Ontario ont
accepté de soumettre des échantillons
de leur sang à une analyse visant
la détection de toutes sortes de
contaminants. Les résultats de cette étude
ont suscité beaucoup d’attention
de la part des médias. Parmi les
substances identifiées, on comptait
des composés cancérogènes,
des neurotoxines et des perturbateurs endocriniens
tel que l’on peut en trouver dans
les pesticides, dans les produits chimiques
antiadhérents, dans les produits
ignifuges, dans les plastifiants, dans
les produits pharmaceutiques et dans les
produits d’hygiène et de beauté.
Cette affiche résumera les connaissances
actuelles sur la présence de PPPHB
et de leurs métabolites dans les
eaux de surface et les eaux souterraines.
La production et l’utilisation de
PPPHB s’étant accrues, on
détecte de plus en plus fréquemment
ces substances dans les réserves
d’eau, et ce, partout dans le monde.
Leurs effets sur l’être humain, à faible
concentration dans ces milieux, n’est
pas encore connu. Cela dit, des études
réalisées sur des amphibiens
et des poissons ont démontré la
féminisation de certaines espèces,
ce qui indique la possibilité d’altération
génétique. Pour l’instant,
il n’existe au Canada aucune norme
ni directive concernant l’évaluation
des sols, des sédiments et de l’eau.
Un survol de la situation dans d’autres
pays (États-Unis, Europe) nous permettra
d’illustrer l’état actuel
des choses et d’aborder la question
de la réglementation attendue en
matière de PPPHB.
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| Évaluation du risque écologique
et du risque pour la santé humaine – Démarche
intégrative
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| plus |
Geordie Clyde, Jody
Berry, Cindy Robinson, David
Rae,
Shelley Johnson
Golder Associates Ltd.
L’évaluation du risque peut
servir à évaluer efficacement
les possibilités d’intervention
relatives aux sites contaminés.
Dans de nombreux cas, il est nécessaire
d’évaluer les risques auxquels
sont exposés les récepteurs écologiques
et humains. L’évaluation distincte
du risque écologique et du risque
pour la santé humaine peut engendrer
certaines difficultés, étant
donné l’absence probable de
complémentarité des résultats
finaux. Lorsqu’on intègre
l’évaluation du risque écologique
et du risque pour la santé humaine à un
processus unique, il devient possible de
réaliser une évaluation holistique
des liens et des interactions entre les
récepteurs et les stresseurs. La
pratique de l’évaluation du
risque évolue constamment; elle
met de plus en plus l’accent sur
la représentation de la « réalité ».
Cette présentation par affichage
illustrera la fusion des méthodes
probabilistes avec l’évaluation
intégrée du risque écologique
et du risque pour la santé humaine,
et ce, en fonction de divers degrés
de complexité, déterminés
par les mécanismes et par les récepteurs.
Grâce à l’environnement
de modélisation GoldSim®, il
est possible de transposer le modèle
conceptuel des mécanismes écologiques
et humains en modèle informatique.
L’assemblage de modules discrets
et de liens explicites comporte de nombreux
avantages par rapport à la méthode
du chiffrier, notamment l’association
explicite d’unités assorties
d’une valeur numérique et
la navigation simplifiée au sein
du modèle. Dans un environnement
de modélisation, la planification
conceptuelle d’une évaluation
intégrée, outre la communication
de ses résultats, tirent grandement
parti de l’illustration graphique
des mécanismes d’exposition,
en particulier dans les cas de conversion
d’échelle brute à échelle
fine.
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| Risque de cancer de la peau
lié à l’exposition au benzopyrène
présent dans le sol, exprimé en unité de
surface
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| plus |
Anthony L. Knafla, M.Sc.,
DABT, Equilibrium Environmental Inc.
contact cutané, au benzopyrène
présent dans le sol. Chez les souris,
l’exposition au benzopyrène
engendre le cancer de la peau. En conséquence,
les humains pourraient courir un risque
similaire. À l’heure actuelle,
aucun protocole par défaut ne permet
d’estimer les risques de cancer de
la peau qui seraient liés à l’exposition
au benzopyrène chez l’humain.
En fait, les protocoles types d’évaluation
du risque prévoient l’analyse
de l’exposition cutanée en
fonction de la dose absorbée par
la peau et des effets exercés sur
les tissus internes. Le fait que les protocoles
d’études relatives à l’application
de peinture sur la peau des souris prévoyaient
la présence de benzopyrène
dans l’acétone, au lieu des
sols, est venu compliquer la situation.
En conséquence, cet aspect peut
exercer une influence significative sur
la proportion de la dose conservée
par la peau. L’existence d’une
méthode alternative permettrait
d’estimer le risque de cancer de
la peau chez l’humain, engendré par
l’exposition au benzopyrène
présent dans le sol des sites contaminés,
d’après les résultats
d’études sur l’application
cutanée de peinture chez la souris,
ainsi que les données d’études
in vitro ayant permis d’examiner
les taux différentiels de rétention
cutanée engendrée par l’ajout
d’une dose de benzopyrène à l’acétone
et au sol. Le calcul d’un critère
de risque environnemental, fondé sur
la présence de benzopyrène à raison
de 2,0 mg/kg dans le sol, a servi à évaluer
la protection des humains contre le risque
de cancer de la peau. Cet élément
diffère donc des critères élaborés
en fonction de l’exposition cutanée
au benzopyrène, après l’absorption
d’une dose donnée.
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| Effets de l’exposition
au diesel sur la survie, la croissance et l’expression
génétique de la truite arc en ciel
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| plus |
Lizzy Mos1, Glenn
A. Cooper2, Christine
Lussier1,
Ben F. Koop2, Marc
Cameron1
1Hemmera
2Centre
de recherche biomédicale,
Université de
Victoria
Chaque jour, la population du monde entier
consomme près de 3 milliards de
gallons de pétrole. À elle
seule, l’année 2005 a donné lieu
au déversement de 17 000 tonnes
de cette substance. Bon nombre de ces événements
se sont traduits par des déversements
de diesel dans les eaux intérieures,
qui pourraient avoir engendré des
répercussions sur l’écosystème
des eaux douces. Dans le cadre de cette étude,
l’application d’une nouvelle
méthode d’essai préliminaire
bio test de diesel sur la truite arc en
ciel juvénile (Oncorhynchus mykiss)
a permis de simuler l’exposition à un
déversement. Une analyse chimique
a servi à identifier les composants
individuels présents dans la solution
d’essai. Le contrôle de la
survie, à la suite d’une exposition
d’une durée de 7 ou de 14
jours, a permis d’établir
les concentrations létales. L’utilisation
d’une puce ADN renfermant 16 000
gènes de salmonidés, déterminée
par le Consortium de recherche en génomique
sur tous les salmonidés (cGRASP),
a permis d’observer le foie des truites
et de repérer ainsi les changements
transcriptionnels pouvant révéler
certains effets toxiques subtils, en plus
d’établir certains mécanismes
d’action. L’exposition à des
quantités variant de 40 à 100
mg/l de diesel (taux de mortalité de
33 % à 100%) a affecté la
survie des truites. L’ensemble des
doses mises à l’essai (0,8 à 40
mg/l) a modifié l’expression
génétique. Toutefois, seules
les doses les plus élevées
ont entraîné une régulation
significative à la hausse ou à la
baisse des batteries de gènes. Parmi
les batteries de gènes ayant subi
une régulation à la baisse
figuraient certains gènes intervenant
dans le transport et la liaison des éléments
d’oxygène, ainsi que d’autres
protéines transporteuses. Les gènes
responsables du système immunitaire
et de la désintoxication (enzymes
métabolisants et transporteurs d’électrons)
figuraient parmi les gènes ayant
subi le plus grand nombre de régulations à la
hausse. Qui plus est, les chercheurs ont
réussi à documenter le fait
que le diesel puisse servir de perturbateur
endocrinien. É tant donné les
connaissances très restreintes sur
les effets toxiques du diesel, cette étude
a permis de franchir une première étape
déterminante en faveur de l’identification
des risques liés, à court
et à long termes, aux déversements
de diesel dans les écosystèmes
des eaux douces.
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| Étude de cas sur la
rentabilité de l’élimination des liquides
denses en phase non aqueuse (LDPNA) : assainissement des
eaux souterraines et des sols contaminés d’une
raffinerie située près de Montréal
(Canada), grâce à Ivey-solMD,
technologie d’assainissement des agents de surface
|
| plus |
George A. Ivey, B.Sc.,
CEC, CES, CESA
Ivey International Inc.
Cette présentation par affiche
portera sur l’application in situ
d’Ivey-sol, technologie d’assainissement
des agents de surface, dans une raffinerie
en activité près de Montréal,
au Canada. L’application de la technologie
Ivey-sol a permis d’accroître
la récupération massive de
contaminants chlorés présents
dans le sol et la nappe phréatique.
Avant de procéder à l’assainissement
de son site à l’aide d’Ivey-sol,
le client a fait l’essai de plusieurs
technologies d’assainissement assorties
de frais élevés, mais sans
succès. En résumé,
la technologie d’assainissement des
agents de surface Ivey-sol a augmenté le
taux de récupération des
contaminants de plus de 800 %, plus précisément
de 1 200 %. Elle a favorisé la récupération
rapide et rentable des LDPNA. Ces contaminants
présents dans le sol et la nappe
phréatique posaient un risque important
pour l’aquifère souterrain
d’une municipalité voisine.
L’étude de cas fournit un
aperçu des conditions du site, de
la source et de l’étendue
du panache produit par les contaminants,
de la conception et de l’installation
du système Ivey-sol, ainsi que du
processus d’application ayant permis
au client de réaliser d’importantes économies
de temps et d’argent. Un bref aperçu
de la technologie Ivey-sol, outre des schémas
illustrant le procédé d’injection
d’Ivey-sol et le procédé de
récupération des contaminants,
ainsi que la récupération
massive des composants chlorés individuels
au fil du temps, constitueront également
des détails présentés
lors de cet exposé.
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