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Volet 11a : La recherche et développement, les nouvelles technologies et l’innovation – Phytoremédiation
Techniques d’assainissement des sites axées sur de meilleures pratiques culturales et sur la nature
Christian Gosselin, Melissa Bacon et Guillaume Bastille
Golder et Associés ltée
La présentation vise à faire état de certains des défis associés à la phytoremédiation et à illustrer comment les méthodes culturales et  
Abstract

Les méthodes d’assainissement axées sur la nature visent à créer des écosystèmes équilibrés et florissants dans des sols contaminés afin d’éliminer les contaminants à un coût faible, de façon durable et, dans certains cas, dans des délais relativement courts. Selon le contaminant d’intérêt et le cadre du projet, plusieurs processus naturels et culturaux distincts peuvent s’appliquer de sorte à créer un traitement biologique in situ [BM1] de l’écosystème.

Un traitement efficace axé sur la nature peut être appliqué en intégrant une combinaison de différentes techniques de bioremédiation (la dégradation microbienne, la phytoextraction, la rhizodégradation, la mycoremédiation, etc.). La phytoextraction repose sur la capacité des plantes à extraire des contaminants du sol, à les transférer et à les stocker dans leurs parties aériennes, comme les tiges, les pousses et les feuilles. Il est alors possible d’abaisser progressivement la teneur en métaux des sols en plaçant périodiquement la biomasse hors sol.

La rhizodégradation consiste à dégrader des contaminants dans la partie du sol située à proximité immédiate des racines des plantes (la rhizosphère) par l’activité microbienne qui est renforcée par la présence des racines. Ces racines libèrent des substances naturelles composées de carbone telles que les glucides, les alcools et les acides, procurant ainsi aux micro-organismes des nutriments supplémentaires qui stimulent leur activité.

La mycoremédiation est un autre domaine prometteur où la dégradation enzymatique de différentes variétés de champignons peut décomposer ou dégrader des contaminants rémanents. Cette méthode de traitement calque la remarquable capacité des champignons dans la nature à dégrader des molécules complexes comme la lignine.

Afin d’accroître l’efficacité de ces techniques de remédiation, il est possible d’appliquer des méthodes culturales pour améliorer et contrôler les conditions du sol et améliorer la qualité du microbiote. En sélectionnant les plantes en fonction de leur capacité de pousser à des vitesses, des profondeurs et des conditions édaphiques diverses, nous pouvons développer rapidement un système à enracinement dense et profond et augmenter la porosité et la perméabilité des sols. Depuis des années, les agronomes utilisent des variations de ces techniques pour améliorer les rendements agricoles. Aujourd’hui, nous utilisons des plantes connues pour leur capacité à améliorer la structure du sol, comme le sarrasin, le seigle, l’avoine, la moutarde, le radis et d’autres pour créer un système de traitement durable et naturel des sols contaminés.

Les procédés de remédiation qui reposent sur la nature ont l’avantage de limiter la dispersion de poussières contenant des contaminants, la volatilisation de contaminants dans l’atmosphère ou l’infiltration de contaminants dans les eaux souterraines. Ils offrent aussi un aspect naturel, ce qui est populaire auprès de la population générale, contribuant ainsi à l’acceptation de l’ouvrage par la communauté.

Dans cette présentation, nous citerons plusieurs exemples de projets d’assainissement axé sur la nature à divers stades d’avancement. Ces exemples porteront sur certains des défis associés à ces techniques et illustreront comment les méthodes culturales peuvent être utilisées pour surmonter un certain nombre de ces défis et améliorer globalement les rendements.

Christian Gosselin a obtenu un baccalauréat en Génie rural de l’Université McGill en 1989, puis a complété une maîtrise en Génie géotechnique, aussi à l’Université McGill. M. Gosselin a travaillé chez des consultants en environnement de 1991 à 1999 en tant que responsable de diverses études de caractérisation de sites et de travaux de réhabilitation faisant appel à des techniques de lessivage des sols, de bioréacteurs, de bioventilation in situ, d’injection d’air et autres. En 1999, il s’est joint à Golder à Montréal, où il est responsable de projets de caractérisation et de restauration de sites. Il est également impliqué dans des projets de traitement d’eaux usées.

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