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Analyse de la qualité des eaux de surface dans sept anciennes mines d’uranium en Saskatchewan
Qiong (June) Lu1, David Sanscartier1 et Thomas Lavergne2
1SNC-Lavalin
2Saskatchewan Research Council
L'objectif de cette présentation est de discuter des défis à relever en matière de gestion de la qualité des eaux de surface à ces anciennes mines d’uranium en région éloignée, de faire une synthèse de l’approche en trois phases et de faire état des principales conclusions et recommandations.  
Abstract

Le Saskatchewan Research Council (SRC) administre le projet d’assainissement et de fermeture de 35 anciennes mines d’uranium et sites d’exploration pour le compte du ministère de l’Énergie et des Ressources de la Saskatchewan. Ce projet est financé par les gouvernements fédéral et provincial. Les sites sont situés dans le nord de la Saskatchewan et ont été exploités entre les années 1950 et 1970 avant d’être abandonnés avec peu ou pas d’activités de déclassement. Dans ces sites, l’on procédait autrefois à l’extraction de minerais d’uranium qui étaient ensuite transportés ailleurs pour y être traités. Par conséquent, aucun résidu n’est présent dans ces sites, ce qui diminue d’autant les risques de ces sites pour l’environnement. L’objectif ultime du projet consiste à abaisser les risques à des niveaux acceptables et à transférer ces sites au Programme de surveillance institutionnelle (PSI) de la province. Le transfert au PSI exige que les sites soient sécurisés, stables et sécuritaires.

Le SRC a retenu les services de SNC-Lavalin pour réaliser l’analyse et l’interprétation de la qualité des eaux de surface dans sept sites où l’assainissement est presque terminé. Une approche en trois phases a été appliquée à l’évaluation de la qualité des eaux de surface dans ces sites. La première phase consistait à procéder à un premier tri des données (p. ex., en fonction de la source, de l’amont et de l’aval) et à un sommaire statistique. La deuxième phase consistait à dresser une liste des substances potentiellement préoccupantes (SPP) en comparant les concentrations aux normes de qualité de l’environnement appliquées en Saskatchewan (SEQS) ou aux concentrations de fond, afin de déterminer si une concentration élevée pourrait être attribuée aux activités historiques sur le site. La troisième phase consistait à interpréter la qualité globale des eaux de surface.

Plusieurs sources de données ont été prises en compte dans le cadre de l’interprétation de la signification des résultats pour la troisième phase, notamment : l’identification de la mesure de l’étendue, de la fréquence et de l’amplitude des coefficients d’écart; la comparaison des caractéristiques statistiques des concentrations de SPP en amont et en aval; la détermination de la charge potentielle des SPP dans l’environnement récepteur; la détection des tendances d’évolution des concentrations à l’aide du test statistique de Mann-Kendall.

L’indice de la qualité des eaux du Conseil canadien des ministres de l’environnement (IQE du CCME) a également été utilisé à la phase 3 afin de classer la qualité des eaux de surface présentes à chaque site. L’IQE du CCME repose sur la mesure de l’étendue, de la fréquence et de l’amplitude des coefficients d’écart par rapport aux valeurs recommandées et attribue une catégorisation ou une classification globale de la qualité de l’eau (mauvaise, médiocre, moyenne, bonne ou excellente) propre à certains aboutissements des normes SEQS de niveau 2 (l’eau potable, par exemple).

La qualité des eaux de surface à ces sept sites a été évaluée, puis classée en fonction des résultats de l’interprétation des données en appliquant l’approche en trois phases. Des recommandations ont été formulées pour chaque site, y compris des prélèvements supplémentaires d’échantillons pour confirmer l’analyse statistique; l’évaluation des aboutissements possibles tels que l’habitat aquatique, un assainissement partiel, une meilleure compréhension du lien entre les impacts sur les eaux de surface et les eaux souterraines et les contrôles administratifs pour limiter l’exposition potentielle.

La présentation portera sur une synthèse de l’approche en trois phases et des principales constatations et recommandations fondées sur les résultats interprétés de la qualité des eaux de surface et fera état d’une recommandation sur l’application de l’outil d’IQE du CCME et de ses limites, suivie d’une discussion sur certains des résultats de l’évaluation et de l’acceptation de la réglementation.

David Sanscartier, unité des activités d’assainissement de l’environnement, Saskatchewan Research Council
David Sanscartier œuvre au sein de l’unité des activités d’assainissement de l’environnement, Saskatchewan Research Council (SRC). Il gère l’assainissement des anciennes mines d’uranium dans le nord de la Saskatchewan. Au cours des quinze dernières années, il a pris part à des projets d’ingénierie environnementale et à des recherches appliquées multidisciplinaires dans l’industrie et le milieu universitaire, y compris sur l’assainissement de sites miniers abandonnés et de sols contaminés et l’évaluation du cycle de vie. Il est titulaire d’un doctorat en génie environnemental du Collège militaire royal du Canada. Il s’exprime en français et en anglais.

Défis logistiques et conceptuels de l’évaluation géotechnique et hydrogéologique dans la région subarctique de Old Crow (Yukon)
Anthony West1, Rebecca Hardie1, Janelle Langlais2 et Forest Pearson1
1Morrison Hershfield
2Environnement Yukon
L'objectif de cette présentation est de partager notre expérience de la résolution de problèmes logistiques au moment de réaliser des enquêtes sur le terrain de caractérisation géotechnique et hydrogéologique dans une région sous-arctique et de réfléchir à la façon dont les travaux dans un environnement constitué de pergélisol exigent un virage par rapport aux approches conventionnelles.  
Abstract

Deux sites sont en cours d’évaluation pour déterminer s’ils pourraient accueillir une installation de décontamination des sols dans la collectivité d’Old Crow. Des relevés géotechniques et hydrogéologiques ont été menés dans ces deux sites au cours de l’automne 2019; les deux visaient essentiellement à caractériser le pergélisol et les conditions de la zone active. La logistique nécessaire à l’exécution de relevés sur les conditions édaphiques à Old Crow est complexe et les défis abondent. Les défis les plus évidents sont le transport de la machinerie lourde vers cette collectivité uniquement accessible par avion, surtout si l’on considère que le pergélisol nécessite l’emploi d’équipements à couple élevé. Ce défi a été relevé grâce à la collaboration de plusieurs équipes de consultants, toutes au service du même client. Un autre facteur clé pour relever ce défi était la disponibilité d’un avion nolisé capable de livrer des pièces.

Parmi les autres défis à relever, mentionnons la recherche de véhicules et de logements à louer, le paiement des frais d’hébergement, la limitation des cargaisons et des marchandises dangereuses sur les équipements, la courte durée des journées, l’obligation de stocker des vivres en quantité suffisante pour alimenter le personnel de terrain, les restrictions au fret et des délais de livraison incertains, la gestion des délais de conservation des échantillons et la nécessité de repenser l’installation conventionnelle de puits de surveillance.

Outre la nécessité de repenser la conception des puits de surveillance, il y a le défi d’appliquer les recommandations en matière de conception rédigées pour des climats plus chauds que celui de Old Crow, où la température moyenne annuelle est de -8 degrés Celsius et où le pergélisol est continu et généralement d’une profondeur d’un à deux mètres. Dans ce contexte, les concepts conventionnels des eaux souterraines et des aquifères et les instructions relatives aux profondeurs et aux cibles de forage ne s’appliquent pas. Ces défis sont surmontés par la documentation, la recherche et la prise en compte réfléchie des conditions réelles du terrain.

La présentation portera sur ces défis logistiques et conceptuels, tout en gardant à l’esprit le fait que la recherche en cours en est encore à ses tout débuts.

Anthony West, ingénieur principal en environnement, Morrison Hershfield
Anthony West, Ph. D., ing., est ingénieur principal en environnement chez Morrison Hershfield, à Ottawa, et est le principal contact de l’entreprise dans les domaines de l’hydrogéologie, de la contamination et les matières dangereuses. M. West fait valoir ses connaissances universitaires et professionnelles en tant qu’hydrogéologue des contaminants spécialisé dans la caractérisation et la modélisation des écoulements dans les milieux fracturés. Il a représenté de nombreux clients et a enseigné l’hydrogéologie et la modélisation à l’université. De plus en plus, sa pratique consiste à prodiguer des conseils d’expert à des collègues partout au pays et notamment dans le Nord canadien.

La portée de projets simples dans des endroits difficiles : l’exécution d’un projet dans une région éloignée du nord de l’Ontario
Leon Burger1, Tiffany Wong2 et Scott Thompson1
1SNC-Lavalin
2Services publics et Approvisionnement Canada
La présentation porte sur les défis de la gestion de projets et les enseignements tirés de l’exécution d’un projet apparemment simple dans une région éloignée. Il sera question de la façon (i) de mieux définir notre connaissance des sites éloignés, (ii) d’identifier les moyens de se préparer au succès et (iii) de déterminer comment réagir lorsque des impondérables se présentent ou que des incidents se produisent.  
Abstract

La réduction ou l’élimination de la peinture à base de plomb et de l’amiante et le déblaiement de débris dans un établissement appartenant au gouvernement fédéral peuvent, en termes généraux, être considérés comme la portée d’un projet simple. L’exécution de ces tâches par des méthodes de précaution minimales et intermédiaires à l’aide d’outils manuels serait considérée comme étant légèrement plus difficile. Mais effectuer ce travail dans une région éloignée du Nord, sur une île du lac Supérieur, en respectant le budget alloué et malgré une saison plus courte, relève du tour de force!

La présentation portera sur les défis de la gestion de projets et les enseignements tirés de l’exécution d’un projet apparemment simple dans une région éloignée. Les objectifs de l’examen consistent (i) à mieux définir notre connaissance des sites éloignés (par exemple, ceux-ci peuvent être accessibles seulement par certains modes de transport, mais tout de même à l’intérieur de zones habitées dotées de moyens de communication, ou les endroits éloignés peuvent être totalement isolés, à savoir sans mode d’accès ni de communication facilement disponible), (ii) à identifier les moyens de se préparer au succès et (iii) à déterminer comment réagir lorsque se présentent des impondérables ou se produisent des incidents.

SNC-Lavalin s’est vu confier le mandat de représenter Services publics et Approvisionnement Canada et Pêches et Océans Canada dans le cadre du programme de réduction ou d’élimination de la peinture à base de plomb des structures extérieures et de déblaiement de l’amiante et des poussières d’amiante de la station de phare de la pointe orientale de l’île Michipicoten. Situés à l’extrémité est de l’île Michipicoten, les bâtiments se trouvent sur le lac Supérieur, à une distance d’environ 70 km au sud-ouest de Wawa, en Ontario. Le site est constitué de plusieurs structures et bâtiments, dont un phare non habité, un logement et un garage/anciens quartiers et les décombres des fondations de plusieurs anciennes structures. Le site est entouré par les eaux libres du lac Supérieur au nord et à l’est et est accessible uniquement par hélicoptère ou par bateau accostant au quai nord.

Un certain nombre de problèmes d’accès au site et de logistique ont été surmontés, notamment la mise en place d’un accès fiable à cet endroit éloigné du lac Supérieur, le transport par barge de la machinerie lourde et des matériaux, la préparation de logements et d’installations provisoires (sanitaires), la mise en place de protocoles de santé et de sécurité pour ce genre de site, la programmation des déplacements en hélicoptère des membres de l’équipe et du représentant du ministère selon une rotation de deux semaines et le démontage et la démobilisation ainsi que l’enlèvement de tous les déchets et matériaux provenant du site après la conclusion des travaux de construction sur les lieux.

Parmi les difficultés d’ordre technique rencontrées, mentionnons la découverte de problèmes structuraux, ce qui entraînait des problèmes de sécurité lors de la préparation de la réduction-élimination, des dérogations imprévues au plan de construction en raison de problèmes structuraux et la découverte non prévue de décombres.

Au nombre des enseignements tirés, les exigences de soumission des entrepreneurs sont essentielles à la réussite de l’exécution du projet, les délais d’exécution du projet sont critiques lorsqu’il y a une mince marge de manœuvre pour la réalisation des travaux et les inspections visuelles des structures comportent des limites et ne sont pas suffisamment exhaustives pour mettre en œuvre des recommandations appropriées pendant les travaux (de réduction et de restauration).

Leon Burger, hydrogéologue spécialisé dans les contaminants, SNC-Lavalin
Leon Burger, B. Sc., P. Geo., est un hydrogéologue spécialisé dans les contaminants et possède une expérience de plus de quatorze ans de l’évaluation des sites contaminés. Son expérience s’étend de la coordination et la gestion de projets de surveillance systématique des eaux souterraines et des évaluations environnementales de sites (EES) de phase I jusqu’à la coordination de projets multidisciplinaires d’ESS, de démolition et d’assainissement. Il a été gestionnaire de projets de portefeuilles pour un grand client dans les hydrocarbures en Ontario. M. Burger a assuré l’examen technique de haut niveau pour des projets en environnement, en hydrogéologie et en assainissement partout en Ontario. Il est une personne qualifiée en vertu du Règl. O. 153/04. En outre, M. Burger a mené des volets de travaux en hydrogéologie et en environnement, sur les lieux, dans le cadre de plusieurs projets miniers et environnementaux en Afrique du Sud, au Mozambique, en Éthiopie, en République centrafricaine, au Botswana, au Ghana, en Alberta et en Ontario, et a participé de près à la réalisation d’ESS de phase II et de travaux d’assainissement dans divers secteurs industriels.

La reconstruction de la digue de la baie Mold
Alexandre Leclair1, Claudia Simonato2, Owen Wade3 et Deniz Baykal3
1Société Englobe
2Services publics et Approvisionnement Canada
3Environnement et Changement climatique Canada
La présentation a pour objet de communiquer les défis uniques auxquels nous sommes confrontés lors de la planification et de l’exécution de projets prioritaires dans les régions éloignées du Nord.  
Abstract

Située sur l’île Prince-Patrick, la baie Mold est l’emplacement de l’une des cinq stations météorologiques de l’Extrême-Arctique construites conjointement par les gouvernements américain et canadien en 1948. Au même titre que les stations météorologiques Eureka, Resolute, Isachsen et Alert, celle de la baie Mold Bay a permis de mieux comprendre les répercussions des systèmes météorologiques en Arctique sur le reste de l’Amérique du Nord, en améliorant au fil du temps la possibilité d’établir avec précision le temps qu’il fera dans le Sud. La baie Mold se trouve dans l’un des endroits les moins accessibles au Canada; autrefois inaccessible par navire ou par brise-glace en raison de la permanence de la banquise, elle n’est accessible que par voie aérienne, ce qui la distingue de la plupart des installations gouvernementales dans le Nord.

Le site était habité jusqu’en 1997, année où l’on a procédé à l’automatisation du système. Depuis la fermeture, tant les bâtiments que les infrastructures de la station météorologique n’ont pas été entretenus. La chaussée reliant la station météorologique et les routes d’accès au site à la principale piste d’atterrissage a depuis été déblayée et sa reconstruction, ainsi que la remise en état d’une route de transport clé ont été l’objectif prioritaire de ce projet. Tous les travaux étaient exécutés dans la perspective des objectifs généraux de remise en état éventuelle du site alors que le franchissement de l’anse constituait un obstacle rédhibitoire aux efforts de mobilisation à venir.

Les services de la société Englobe ont été retenus pour agir en qualité de maître d’œuvre pour ce projet qui portait sur le démantèlement de la chaussée actuelle, y compris le déblaiement des débris de la chaussée d’origine composée de vieux ponceaux et de barils réaffectés, la production de remblais à partir de matériaux d’emprunt sur place, la construction de deux tronçons à gué sur une distance totalisant 60 mètres et des travaux de reconstruction et de déblai-remblai de la chaussée et de la voie de roulage attenante qui mène à la source des matériaux d’emprunt et au site d’enfouissement.

Les plus grands défis rencontrés dans le cadre de ce projet étaient liés à l’accès au site et à la logistique. La mobilisation des matériaux et de la machinerie sur le site a tenu compte de nombreuses variables complexes, notamment les fermetures de routes d’hiver, les points de franchissement de cours d’eau, la capacité des aéronefs et l’état des aéroports et des pistes (sur place et dans les collectivités avoisinantes). Sur le site, le dégel de la piste d’atterrissage, combiné aux restrictions strictes aux franchissements de cours d’eau et à une fenêtre limitée pour les travaux sous l’eau, a ajouté un niveau supplémentaire de complexité à la planification des opérations du projet. Enfin, sans compter directement sur le transport par barge pour les opérations du projet, les perturbations du ravitaillement en carburant d’aviation aux collectivités locales ont eu des conséquences dramatiques sur les vols nolisés et se sont répercutées à leur tour sur le ravitaillement des camps, les déplacements du personnel et le calendrier du projet.

La présentation a pour objet de communiquer les défis uniques auxquels nous sommes confrontés lors de la planification et de l’exécution de projets prioritaires dans les régions éloignées du Nord. Nous examinerons les jalons critiques de la mobilisation et de la démobilisation et nous proposerons des solutions pour optimiser la planification, la logistique et les opérations lors de l’exécution de projets prioritaires.

Alexandre Leclair, chef d’équipe, Génie environnemental, Nord et Ouest du Canada, Englobe
Occupant des fonctions allant de directeur de site à ingénieur de projet et directeur de projet, Alexandre Leclair est un membre clé du service de génie environnemental d’Englobe depuis 14 ans. Ingénieur agréé auprès de la Northwest Territories and Nunavut Association of Professional Engineers and Geoscientists (NAPEG), d’Engineers Yukon (EY) et de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), M. Leclair a partagé son expertise en tant que directeur technique de nombreux grands projets d’assainissement et de nettoyage de sites, dont les anciens sites CAM-5, CAM-C, FOX-D, FOX-E et FOX-3 du Réseau DEW, ainsi que les anciennes stations météorologiques des îles Padloping et Nottingham au Nunavut. M. Leclair est également directeur adjoint de projets techniques d’envergure d’Englobe tels que l’étude sur l’assainissement de bassins à résidus miniers de Rio Tinto et la stabilisation et le démantèlement du N/M Kathryn Spirit pour n’en citer que quelques-uns. M. Leclair a obtenu son baccalauréat en génie de la construction de l’École de technologie supérieure en 2002.

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